The Fort Worth Press - La Russie de Poutine envahit l'Ukraine, des dizaines de morts

USD -
AED 3.672982
AFN 63.498083
ALL 80.559269
AMD 363.520459
ANG 1.790365
AOA 917.99989
ARS 1523.504198
AUD 1.423822
AWG 1.80075
AZN 1.696259
BAM 1.714464
BBD 2.012413
BDT 122.948664
BGN 1.683441
BHD 0.376649
BIF 3009.415106
BMD 1
BND 1.276562
BOB 12.244898
BRL 5.206204
BSD 0.999106
BTN 95.679045
BWP 13.604786
BYN 3.018795
BYR 19600
BZD 2.00952
CAD 1.414125
CDF 2310.00047
CHF 0.828795
CLF 0.024461
CLP 965.750541
CNY 6.71135
CNH 6.724605
COP 3309.86
CRC 454.274493
CUC 1
CUP 23.978646
CVE 96.662634
CZK 21.38715
DJF 177.922715
DKK 6.558955
DOP 59.418613
DZD 133.740588
EGP 51.772802
ERN 15
ETB 162.087103
EUR 0.87737
FJD 2.24725
FKP 0.756753
GBP 0.755545
GEL 2.615028
GGP 0.756753
GHS 11.604951
GIP 0.756753
GMD 73.497052
GNF 8787.432499
GTQ 7.630269
GYD 209.052178
HKD 7.843995
HNL 26.817273
HRK 6.608198
HTG 130.75952
HUF 321.089012
IDR 17985
ILS 3.04806
IMP 0.756753
INR 95.87715
IQD 1308.910162
IRR 1374574.999694
ISK 120.38009
JEP 0.756753
JMD 158.069366
JOD 0.709021
JPY 157.392495
KES 129.529765
KGS 87.448201
KHR 4063.223227
KMF 433.000145
KPW 900.000318
KRW 1357.690284
KWD 0.30864
KYD 0.832592
KZT 442.57352
LAK 22411.284101
LBP 89473.841083
LKR 329.886786
LRD 171.856371
LSL 16.301459
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.387819
MAD 9.588067
MDL 17.734435
MGA 4411.249036
MKD 53.977298
MMK 2099.49869
MNT 3598.832458
MOP 8.072056
MRU 40.194433
MUR 47.529776
MVR 15.449812
MWK 1732.502279
MXN 17.7326
MYR 4.074202
MZN 63.90969
NAD 16.301459
NGN 1326.280196
NIO 36.766253
NOK 9.50062
NPR 153.086647
NZD 1.767335
OMR 0.384501
PAB 0.999106
PEN 3.391893
PGK 4.451574
PHP 62.465003
PKR 276.855854
PLN 3.841275
PYG 5889.262922
QAR 3.641998
RON 4.628495
RSD 103.121038
RUB 84.149243
RWF 1476.627731
SAR 3.749807
SBD 8.000512
SCR 13.793739
SDG 601.50203
SEK 9.92019
SGD 1.277775
SHP 0.755002
SLE 24.65028
SLL 20969.491881
SOS 571.04285
SRD 37.667503
STD 20697.981008
STN 21.477663
SVC 8.742724
SYP 13002.000254
SZL 16.297602
THB 33.416041
TJS 9.217161
TMT 3.51
TND 2.957752
TOP 2.40776
TRY 48.963294
TTD 6.795708
TWD 31.764797
TZS 2644.997991
UAH 44.740953
UGX 3913.317904
UYU 40.026123
UZS 11824.624919
VES 852.43145
VND 25976
VUV 118.506411
WST 2.765483
XAF 575.517053
XAG 0.015585
XAU 0.000233809564
XCD 2.70255
XCG 1.8005
XDR 0.707052
XOF 575.517053
XPF 104.548005
YER 236.650328
ZAR 16.33713
ZMK 9001.197895
ZMW 19.490322
ZWL 321.999592
SSP 5712.5919
MXV 2.009491
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

La Russie de Poutine envahit l'Ukraine, des dizaines de morts

La Russie de Poutine envahit l'Ukraine, des dizaines de morts

Vladimir Poutine a lancé jeudi une invasion de l'Ukraine, avec frappes aériennes et entrée de forces terrestres y compris en direction de la capitale Kiev, faisant dès les premières heures des dizaines de morts, selon les autorités ukrainiennes.

Taille du texte:

L'attaque a déclenché un tollé dans la communauté internationale, notamment côté occidental, avec des réunions d'urgence prévues dans plusieurs pays: les 27 membres de l'Union européenne se réunissaient jeudi après-midi en sommet à Bruxelles, tandis que l'Otan convoquait un sommet en visioconférence pour vendredi.

Le a donné le signal des hostilités jeudi à l'aube, après avoir reconnu lundi l'indépendance de territoires séparatistes ukrainiens du Donbass, puis fait valider mardi une intervention militaire par le Parlement russe.

"Nous n'avons pas dans nos plans une occupation des territoires ukrainiens, nous ne comptons rien imposer par la force à personne", a-t-il assuré, appelant les militaires ukrainiens à "déposer les armes".

Il s'est justifié en répétant ses accusations, infondées, d'un "génocide" orchestré par Kiev dans les territoires séparatistes prorusses, et en arguant d'un appel à l'aide des séparatistes et de la politique selon lui agressive de l'Otan, qui instrumentaliserait l'Ukraine contre la Russie.

Le président russe recevait jeudi à Moscou le Premier ministre pakistanais Imran Khan.

- "Eliminer les nazis" -

Son porte-parole, Dmitri Peskov, a précisé à la mi-journée que "la durée (de l'opération) serait déterminée par ses résultats et sa pertinence".

L'attaque vise à éliminer les "nazis" qui, selon Moscou, sont à l'oeuvre en Ukraine. M. Peskov a refusé de répondre lorsqu'on lui a demandé si Moscou considérait le président ukrainien Volodymyr Zelensky comme un "nazi".

Le spectre de la Seconde Guerre mondiale était aussi brandi par Volodymyr Zelensky, qui a comparé l'invasion russe à l'offensive nazie de 1941 contre l'Ukraine, alors partie de l'Union soviétique.

Dès l'aube, juste après le discours de M. Poutine, une série d'explosions ont été entendues à Kiev, à Kramatorsk, ville de l'est qui sert de quartier-général à l'armée ukrainienne, à Kharkiv (est), deuxième ville du pays, à Odessa (sud), sur la mer Noire, et à Marioupol, principal port de l'est du pays.

Le président a proclamé la loi martiale dans le pays, appelé ses concitoyens à "ne pas paniquer", avant d'annoncer la rupture des relations diplomatiques avec Moscou.

Vers 10H00 GMT, un membre de son équipe indiquait que "plus de 40 militaires ukrainiens avaient été tués, des dizaines blessés" et "près de 10 civils tués".

Les autorités de la région d'Odessa ont par ailleurs indiqué que 18 personnes avaient été tuées dans un village par des frappes, sans qu'on sache si ces victimes avaient été comptabilisées dans le bilan global.

Vers 12H00 GMT, l'offensive semblait viser directement Kiev: les autorités ukrainiennes ont indiqué que les forces terrestres russes avaient pénétré les environs de la capitale, et qu'un avion militaire ukrainien s'était écrasé dans la région avec 14 personnes à bord.

L'Ukraine, puis la Moldavie voisine ont fermé leur espace aérien pour l'aviation civile. Les vols ont été annulés depuis les aéroports des grandes villes du sud de la Russie, proches de l'Ukraine.

Moscou a fermé à la navigation la mer d'Azov, qui baigne l'Ukraine et la Russie.

- "Je lui avais dit de partir" -

A Kiev, dès l'aube, les habitants pris de court se pressaient dans le métro pour s'abriter ou tenter de quitter la ville.

"J'ai été réveillée par le bruit des bombes, j'ai fait des sacs et je me suis enfuie", a indiqué à l'AFP Maria Kachkoska, 29 ans, en état de choc, dans une des stations.

Des voitures remplies de familles fuyaient la capitale, le plus loin possible de la frontière russe, située à 400 km.

A Tchouhouïv, près de Kharkiv, une femme et son fils pleuraient un homme tué par un missile, une des premières victimes de cette attaque.

"Je lui avais dit de partir", répétait le fils, non loin du cratère creusé par le projectile entre deux immeubles de cinq étages.

"Je ne pensais pas qu'une telle chose puisse arriver, que cela arriverait de mon vivant", lançait plus loin Elena Kourilo, une éducatrice de 52 ans.

Sur les grandes routes de l'Est ukrainien, l'armée ukrainienne était partout. Un porte-parole de la défense civile a indiqué que les opérations d'évacuation de civils étaient entravées par des tirs d'artillerie nourris et des communications défaillantes.

L'armée russe a affirmé avoir détruit des bases aériennes et la défense anti-aérienne ukrainienne, tout en assurant ne cibler que les sites stratégiques.

Les deux camps faisaient des déclarations invérifiables: l'armée ukrainienne disait avoir tué "environ 50 occupants russes", et le porte-parole du ministère russe de la Défense affirmait que ses troupes gagnaient du terrain dans l'est du pays.

Dans les rues de Moscou, certains habitants exprimaient leur inquiétude, d'autres leur soutien à Vladimir Poutine.

"Ca ne me réjouit pas, je suis complètement inquiet", déclarait Nikita Grouschine, un manager de 34 ans, disant ne pas savoir "qui a raison ou tort".

"Je ne vais pas discuter un ordre du Commandant suprême, s'il pense que c'est nécessaire, c'est que ça doit être fait", déclarait de son côté Ivan, un ingénieur de 32 ans.

- "Attaque téméraire"

L'attaque russe, après des mois de tensions et d'efforts diplomatiques pour éviter une guerre, a suscité un torrent de condamnations internationales, notamment en Occident.

"Président Poutine, au nom de l'humanité, ramenez vos troupes en Russie!", a lancé le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, visiblement éprouvé, lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité dans la nuit.

Le président américain Joe Biden a dénoncé une "attaque injustifiée" qui provoquera "des souffrances et pertes de vies humaines". "Le monde exigera des comptes de la Russie", a-t-il promis. Il s'est entretenu tôt jeudi avec le président ukrainien, lui promettant son soutien.

Le dirigeant français Emmanuel Macron, président en exercice du Conseil de l'Union européenne, a appelé les Européens à l'"unité".

"Les dirigeants russes devront faire face à un isolement sans précédent", et au "plus sévère (train de sanctions) jamais mis en oeuvre" a assuré Josep Borrell, chef de la diplomatie de l'UE.

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a condamné une "attaque téméraire et non provoquée" par la Russie.

Il a indiqué que l'Alliance atlantique avait activé "ses plans de défense" pour déployer des forces supplémentaires dans les pays alliés en Europe de l'est, mais souligné que l'Otan n'avait pas de troupes en Ukraine et "pas de plan" pour en déployer.

La Chine, qui entretient des relations étroites avec Moscou, a indiqué suivre "de près" la situation" et appelé à "la retenue de toutes les parties".

- Panique sur les marchés -

Cette attaque intervient huit ans après que Moscou a annexé la Crimée et parrainé la prise de contrôle de régions du Donbass par des séparatistes prorusses, déclenchant un conflit régional qui a fait plus de 14.000 morts.

Beaucoup redoutent qu'elle mène au plus grave conflit en Europe depuis 1945. L'attaque "met en danger la vie d'innombrables innocents" et "remet en cause la paix" en Europe, a notamment estimé jeudi le chancelier allemand Olaf Scholz.

M. Poutine a averti ceux "qui tenteraient d'interférer": "Ils doivent savoir que la réponse de la Russie sera immédiate et entraînera des conséquences que vous n'avez encore jamais connues".

L'invasion a provoqué la panique sur les marchés mondiaux, faisant plonger les bourses et s'enflammer les matières premières, pétrole et gaz en tête.

Le pétrole a dépassé les 100 dollars le baril, pour la première fois en plus de sept ans.

La Bourse de Moscou a plongé de plus de 30% et le rouble a touché un plus bas historique face au dollar, avant l'intervention de la banque centrale du pays.

Les Etats-Unis devaient déposer jeudi un projet de résolution sur la table du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la Russie pour cette "guerre".

burx-cat/gkg/emd

M.Delgado--TFWP