The Fort Worth Press - Correction brutale pour la maison mère de Facebook à Wall Street

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Correction brutale pour la maison mère de Facebook à Wall Street
Correction brutale pour la maison mère de Facebook à Wall Street

Correction brutale pour la maison mère de Facebook à Wall Street

La maison mère de Facebook, Meta, subissait une correction brutale à la Bourse de New York jeudi, perdant 24% et effaçant potentiellement 200 milliards de dollars de valorisation, du jamais vu pour l'entreprise de Mark Zuckerberg mais aussi dans l'histoire de Wall Street,.

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Le géant des réseaux sociaux, qui a perdu des utilisateurs en Amérique du Nord pour la première fois de son histoire, a annoncé mercredi, après la clôture, un profit en baisse au quatrième trimestre et une perspective de croissance ralentie au premier, ce qui a fortement déçu les analystes.

A 16H15 GMT, le titre de Meta Platforms dégringolait de 24,47% à 243,97 dollars, entraînant l'indice Nasdaq (-1,90%) dans sa chute.

Alors que le cours de l'action chutait comme une pierre, la capitalisation de Facebook -évaluée à 879 milliards de dollars à la clôture la veille- accusait jeudi une perte phénoménale, la plus importante de l'histoire de Wall Street, fondant d'au moins 200 milliards de dollars en une séance.

"200 milliards de dollars, c'est plus que la capitalisation réunie de 452 entreprises du S&P 500", qui n'en compte que 500, comme son nom l'indique, a relevé Gregori Volokhine, président de Meeschaert Financial Services. C'est aussi l'équivalent du Produit intérieur brut (PIB) d'un pays entier comme la Nouvelle-Zélande.

La fortune du patron de Facebook, Mark Zuckerberg, estimée à 113 milliards de dollars à la clôture boursière de mercredi, selon des documents de la SEC, subissait aussi une sévère amputation. Le co-fondateur du réseau social perdait virtuellement presque 28 milliards de dollars.

Meta, qui chapeaute Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger a vu son bénéfice net baisser au quatrième trimestre et le nombre d'utilisateurs de ses plateformes stagner.

Facebook lui-même a perdu un million d'usagers quotidiens, ce qui est inédit pour le réseau social qui a toujours su, en 18 ans d'existence, capter de nouveaux utilisateurs.

Le réseau a reconnu faire face à la concurrence féroce, du côté des jeunes utilisateurs, de l'ultra-populaire plate-forme de vidéos courtes TikTok.

Opportunité ?

Sur un chiffre d'affaires de 33,67 milliards de dollars, Meta n'a dégagé "que" 10,3 milliards de dollars de bénéfice net au quatrième trimestre, soit 8% de moins que l'an passé.

"C'est un trimestre en forme d'oeil au beurre noir", a résumé Dan Ives, analyste pour Wedbush.

Et pour le premier trimestre, le groupe prévoit la croissance la plus faible de son histoire.

Les projections décevantes de Facebook interviennent alors que le marché boursier est très nerveux et volatil depuis le début de l'année, qui a vu la Banque centrale américaine (Fed) faire savoir qu'elle relèverait bientôt les taux d'intérêt.

Les actions technologiques dites de croissance, très sensibles aux taux d'intérêt qui écornent leurs profits futurs, ont subi une correction depuis janvier.

Hors Facebook, d'autres valeurs fétiches du Nasdaq, favorisées pendant la pandémie, ont été violemment sanctionnées ces dernières semaines par le marché.

C'est le cas de Netflix, qui a perdu presque 22% en une séance le 21 janvier effaçant virtuellement pour 40 milliards de dollars de valorisation après avoir annoncé une prévision de croissance de ses abonnés jugée décevante.

D'autres investisseurs voyaient dans ce plongeon une opportunité pour une bonne affaire: "nous ne pensons pas que la réaction du marché soit justifiée et nous croyons que l'action Meta est désormais une opportunité d'investissements attrayante", jugeait Ali Mogharabi, un analyste pour Morningstar.

B.Martinez--TFWP