The Fort Worth Press - Mohamed Lakhdar Hamina, l'Algérien qui soufflait sur les braises

USD -
AED 3.67305
AFN 63.483762
ALL 83.130011
AMD 368.260537
ANG 1.790403
AOA 917.468877
ARS 1477.237062
AUD 1.445714
AWG 1.8
AZN 1.700783
BAM 1.724631
BBD 2.015008
BDT 123.052911
BGN 1.69088
BHD 0.377023
BIF 2985
BMD 1
BND 1.298014
BOB 6.913275
BRL 5.195399
BSD 1.000494
BTN 94.394378
BWP 13.651955
BYN 2.847191
BYR 19600
BZD 2.012169
CAD 1.419865
CDF 2269.000308
CHF 0.810045
CLF 0.023336
CLP 918.490322
CNY 6.790501
CNH 6.801705
COP 3445.39
CRC 455.363127
CUC 1
CUP 26.5
CVE 97.375019
CZK 21.332097
DJF 177.720399
DKK 6.571161
DOP 58.949976
DZD 133.428028
EGP 49.519702
ERN 15
ETB 158.649936
EUR 0.87914
FJD 2.26175
FKP 0.75995
GBP 0.757655
GEL 2.639619
GGP 0.75995
GHS 11.225014
GIP 0.75995
GMD 72.501353
GNF 8774.99992
GTQ 7.632888
GYD 209.329395
HKD 7.84075
HNL 26.719808
HRK 6.627197
HTG 130.762583
HUF 311.387015
IDR 17961.8
ILS 2.982925
IMP 0.75995
INR 94.44965
IQD 1310
IRR 1375050.000114
ISK 126.551286
JEP 0.75995
JMD 157.684032
JOD 0.709022
JPY 161.802041
KES 129.394249
KGS 87.450127
KHR 4009.999932
KMF 433.999994
KPW 900.00035
KRW 1544.784972
KWD 0.30963
KYD 0.833737
KZT 484.885895
LAK 22065.000044
LBP 89549.999705
LKR 337.175056
LRD 182.25009
LSL 16.590354
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.405043
MAD 9.415501
MDL 17.758476
MGA 4224.999809
MKD 54.198171
MMK 2099.534862
MNT 3583.823146
MOP 8.07945
MRU 40.069702
MUR 48.193657
MVR 15.450309
MWK 1736.99973
MXN 17.51417
MYR 4.122031
MZN 63.909553
NAD 16.590352
NGN 1375.66987
NIO 36.609878
NOK 9.853235
NPR 151.027498
NZD 1.769895
OMR 0.384502
PAB 1.000485
PEN 3.422021
PGK 4.38325
PHP 61.338504
PKR 278.050222
PLN 3.766665
PYG 6113.48706
QAR 3.645011
RON 4.601199
RSD 103.21099
RUB 75.703359
RWF 1466
SAR 3.754957
SBD 8.051953
SCR 14.696907
SDG 600.000269
SEK 9.732975
SGD 1.296301
SHP 0.746601
SLE 24.80389
SLL 20969.503664
SOS 571.503468
SRD 37.320338
STD 20697.981008
STN 22
SVC 8.754541
SYP 110.532098
SZL 16.590103
THB 33.371953
TJS 9.249239
TMT 3.5
TND 2.937502
TOP 2.40776
TRY 46.514204
TTD 6.795175
TWD 31.821502
TZS 2618.935975
UAH 44.986949
UGX 3701.80946
UYU 40.139678
UZS 12015.000196
VES 620.752985
VND 26320
VUV 119.820737
WST 2.777776
XAF 578.419823
XAG 0.017201
XAU 0.000248
XCD 2.70255
XCG 1.803071
XDR 0.718004
XOF 572.999659
XPF 105.501968
YER 238.625001
ZAR 16.4793
ZMK 9001.200492
ZMW 18.058287
ZWL 321.999592
  • AEX

    2.3400

    1067.71

    +0.22%

  • BEL20

    60.1200

    5732.05

    +1.06%

  • PX1

    46.9500

    8431.61

    +0.56%

  • ISEQ

    105.9200

    14042.55

    +0.76%

  • OSEBX

    -10.6000

    1916.16

    -0.55%

  • PSI20

    102.3200

    9157.33

    +1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    128.0200

    4244.51

    +3.11%

  • N150

    -5.4400

    4177.95

    -0.13%

Mohamed Lakhdar Hamina, l'Algérien qui soufflait sur les braises
Mohamed Lakhdar Hamina, l'Algérien qui soufflait sur les braises / Photo: © AFP/Archives

Mohamed Lakhdar Hamina, l'Algérien qui soufflait sur les braises

Chroniqueur de son jeune pays à travers des films parfois dérangeants inspirés de son parcours personnel, l'Algérien Mohamed Lakhdar Hamina, décédé vendredi à 95 ans, reste à ce jour le seul cinéaste arabe et africain lauréat d'une Palme d'or au festival de Cannes.

Taille du texte:

Son film "Chronique des années de braise" a décroché la Palme d'or en 1975, propulsant définitivement cet autodidacte en réalisateur d'envergure mondiale. Ironie du sort, une version restaurée a été présentée vendredi sur la Croisette, 50 ans après obtenu cette récompense.

La lutte pour l'indépendance de l'Algérie est au coeur de cette grande fresque historique qui raconte en six tableaux, de 1939 à 1954, la naissance d'une nation avec le cheminement du peuple algérien jusqu'à l'embrasement contre la colonisation française.

- Enfant de l'Aurès -

"Le Tiers-monde a trouvé son cinéaste", titre alors en Une Jeune Afrique même si le réalisateur, scénariste et acteur de certains de ses films, ne fera plus que trois longs-métrages après cette consécration. Il s'abstient notamment de tourner pendant la décennie noire, la meurtrière guerre civile algérienne des années 1990.

"Je n'ai pas la prétention d'écrire l'histoire du peuple algérien. Je raconte une histoire. Mais chacun de mes films est une page dans le dossier de la société algérienne, arabe, tiers-mondiste et même mondiale", revendiquait-il en 1984 dans Jeune Afrique.

Né le 26 février 1934 à M'sila dans l'Aurès (nord-est), Mohamed Lakhdar Hamina est le fils de modestes paysans des hauts plateaux.

Après une école d'agriculture, il poursuit en 1952 ses études en France, à Antibes (sud), où il rencontre sa future épouse, Française, avec qui il aura quatre fils.

Pendant la guerre d'Algérie, son père est enlevé, torturé et tué par l'armée française. Appelé sous les drapeaux en 1958, il rejoint à Tunis la résistance algérienne. On lui demande son métier. Cinéaste, répond-il crânement, alors qu'il n'a encore jamais tenu de caméra.

Il apprend sur le tas, fait un stage aux actualités tunisiennes, tourne ses premiers courts-métrages et se spécialise dans la prise de vue dans une école de cinéma de Prague.

A l'indépendance, il devient directeur des actualités algériennes, jusqu'en 1974. Il prendra aussi la direction, entre 1981 et 1984, de l'Office national pour le commerce et l'industrie cinématographique algérienne.

Abandonnant les documentaires pour la fiction, il marque les esprits dès son premier long-métrage, "Le Vent des Aurès" (1967). Inspiré de l'histoire de sa grand-mère, le film, déjà récompensé à Cannes avec le Prix de la première oeuvre, montre le combat d'une mère pour retrouver son fils prisonnier des Français.

- Guerre d'Algérie omniprésente -

Une guerre d'Algérie omniprésente dans son oeuvre, sans ménager personne. On la retrouve dans "Hassen Terro" (1968), pastiche à succès avec son antihéros Rouiched, l'équivalent algérien de Fernandel, dans "Décembre" (1973), où il évoque à travers son père la torture par l'armée française, et bien sûr dans "Chronique". "Je puise dans ma mémoire pour trouver le ton juste", disait-il.

Connu pour ses coups de gueule sur et en dehors des plateaux, il aborde également le sort cruel des femmes dans les pays musulmans avec "Vent de sable" (1982), sélectionné à Cannes et aux Oscars et dédié à sa mère et ses 16 maternités. "Je l'ai toujours connue enceinte et cloîtrée".

Et il raconte aussi sa passion d'enfant pour son institutrice française, interprétée par Véronique Jannot, dans "La Dernière image" (1986).

Toujours des productions à très gros budget, qui font grincer des dents. Certains l'accusent d'être favorisé par sa proximité avec le pouvoir algérien. Même si, avec son franc-parler, il ne mâche pas ses mots et n'est pas toujours en odeur de sainteté avec le régime.

Comme quand il dénonce le "vide culturel" de son pays. "A travers toute l'Algérie, je n'ai jamais vu autant de gens se défoncer à la bière (...) On leur a donné à choisir entre le bar et la mosquée et les deux excès ne sont pas bons", s'indignait en 1985 ce musulman non pratiquant.

Qui balayait aussi les critiques sur son goût pour "le spectaculaire" et "les superproductions". "Je n'aime pas les films des moralistes, des thuriféraires, de tous ceux qui prétendent transmettre un message et ne communiquent que l'ennui".

L.Coleman--TFWP