The Fort Worth Press - Jean-Louis Trintignant, l'acteur de cinéma qui "préférait le théâtre"

USD -
AED 3.672503
AFN 65.999852
ALL 81.873378
AMD 378.43987
ANG 1.79008
AOA 917.000491
ARS 1445.0428
AUD 1.425192
AWG 1.8
AZN 1.701926
BAM 1.658498
BBD 2.01317
BDT 122.152876
BGN 1.67937
BHD 0.376919
BIF 2961.725511
BMD 1
BND 1.270543
BOB 6.906845
BRL 5.228904
BSD 0.999546
BTN 90.307481
BWP 13.806116
BYN 2.86383
BYR 19600
BZD 2.010235
CAD 1.36427
CDF 2155.000115
CHF 0.774745
CLF 0.021839
CLP 861.999947
CNY 6.946501
CNH 6.93494
COP 3632.08
CRC 496.408795
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.503553
CZK 20.593989
DJF 177.719935
DKK 6.319765
DOP 62.937775
DZD 129.865503
EGP 47.013897
ERN 15
ETB 155.042675
EUR 0.84615
FJD 2.1993
FKP 0.732491
GBP 0.73007
GEL 2.695024
GGP 0.732491
GHS 10.950041
GIP 0.732491
GMD 73.500677
GNF 8769.058562
GTQ 7.666672
GYD 209.120397
HKD 7.812175
HNL 26.408086
HRK 6.3756
HTG 131.107644
HUF 322.251037
IDR 16758
ILS 3.082015
IMP 0.732491
INR 90.48545
IQD 1309.380459
IRR 42125.000158
ISK 122.69594
JEP 0.732491
JMD 156.640605
JOD 0.708969
JPY 155.718977
KES 128.999825
KGS 87.449964
KHR 4033.037668
KMF 418.00027
KPW 899.987247
KRW 1449.560268
KWD 0.307102
KYD 0.83298
KZT 501.119346
LAK 21499.832523
LBP 89508.041026
LKR 309.380459
LRD 185.911623
LSL 16.009531
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.319217
MAD 9.168716
MDL 16.926717
MGA 4429.877932
MKD 52.134305
MMK 2100.119929
MNT 3568.429082
MOP 8.04357
MRU 39.901294
MUR 45.889873
MVR 15.449947
MWK 1733.257012
MXN 17.252485
MYR 3.932502
MZN 63.750037
NAD 16.009531
NGN 1387.419629
NIO 36.785781
NOK 9.64092
NPR 144.492309
NZD 1.65348
OMR 0.384493
PAB 0.999521
PEN 3.364907
PGK 4.282347
PHP 59.059528
PKR 279.545138
PLN 3.573615
PYG 6631.277242
QAR 3.634567
RON 4.310899
RSD 99.326542
RUB 76.88768
RWF 1458.783824
SAR 3.750079
SBD 8.058101
SCR 13.733114
SDG 601.509021
SEK 8.90901
SGD 1.269935
SHP 0.750259
SLE 24.474972
SLL 20969.499267
SOS 570.272883
SRD 38.114501
STD 20697.981008
STN 20.775741
SVC 8.746163
SYP 11059.574895
SZL 16.015332
THB 31.656032
TJS 9.340767
TMT 3.51
TND 2.890372
TOP 2.40776
TRY 43.476498
TTD 6.770319
TWD 31.591998
TZS 2584.039876
UAH 43.256279
UGX 3563.251531
UYU 38.49872
UZS 12236.487289
VES 371.640565
VND 26002
VUV 119.537583
WST 2.726316
XAF 556.244594
XAG 0.011829
XAU 0.000202
XCD 2.70255
XCG 1.801384
XDR 0.691072
XOF 556.244594
XPF 101.131218
YER 238.375017
ZAR 15.966098
ZMK 9001.213126
ZMW 19.615608
ZWL 321.999592
  • AEX

    -15.5500

    993.99

    -1.54%

  • BEL20

    40.4000

    5499.51

    +0.74%

  • PX1

    -1.6400

    8179.5

    -0.02%

  • ISEQ

    -5.3500

    13374.17

    -0.04%

  • OSEBX

    2.6400

    1759.71

    +0.15%

  • PSI20

    121.8900

    8828.16

    +1.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.3400

    4113.69

    +1.04%

  • N150

    11.8400

    3959.8

    +0.3%

Jean-Louis Trintignant, l'acteur de cinéma qui "préférait le théâtre"
Jean-Louis Trintignant, l'acteur de cinéma qui "préférait le théâtre" / Photo: © AFP/Archives

Jean-Louis Trintignant, l'acteur de cinéma qui "préférait le théâtre"

Immense acteur de cinéma, Jean-Louis Trintignant, décédé vendredi à l'âge de 91 ans, n'avait jamais abandonné la scène, qui lui a offert ces dernières années une sorte de consolation, voire de "thérapie" après le décès de sa fille adorée Marie.

Taille du texte:

"Je préfère le théâtre, j'aurais pu passer ma vie à faire du théâtre", lance-t-il en mai 2017, à la veille du Festival de Cannes où il devait présenter "Happy End" de Michael Haneke, reconnaissant que "le cinéma c'était mieux payé".

Le théâtre, "c'est notre vrai métier; on fait du ciné un peu par vanité parce que c'est beaucoup plus reconnu", renchérit-il dans un entretien à l'AFP en 2018.

Ces dernières années, le comédien était remonté sur scène sous l'amicale pression de ses proches, pour des récitals de poèmes.

En mars 2017 à la salle Pleyel, puis au Théâtre de la Porte Saint Martin l'année d'après, il est apparu pour des lectures de poèmes de Prévert, Vian et Desnos, accompagné à l'accordéon par Daniel Mille et son quatuor à cordes jouant Piazzolla.

Trintignant avait commencé ses récitals poétiques à la fin des années 90 avec sa fille Marie. Ensemble, ils lisent notamment les "Poèmes à Lou", lettres d'amour d'Apollinaire à sa bien aimée, un spectacle qu'il donnera en 2005 au Festival d'Avignon en hommage à Marie, morte deux ans plus tôt des coups portés par son compagnon Bertrand Cantat.

L'amour du théâtre ne l'a jamais quitté: il avoue dans un entretien à l'Obs qu'il "n'a jamais aimé" Cannes et qu'il "n'aime pas trop le ciné".

Ces dernières années, il avait plusieurs fois annoncé son départ définitif de la scène, avant d'avouer: "je devrais m'arrêter, mais je ne veux pas. Les moments les plus heureux de ma vie, c'est quand je travaille, quand je fais du théâtre".

Jeune homme, Trintignant se rêvait coureur automobile, et c'est la découverte de la poésie puis du théâtre dans les arènes de Nîmes ("Jules César" de Shakespeare) ou encore "L'Avare" de Molière mis en scène par Charles Dullin qui l'orientent vers la scène.

- Un timide qui l'est resté -

Ce méridional "monte" à Paris où il suit les cours de Charles Dullin puis de Tania Balachova à Paris. Employé comme figurant au Théâtre national populaire de Jean Vilar, il côtoie un certain Gérard Philipe.

"Le théâtre est une thérapie extraordinaire pour un timide", dira-t-il, avouant n'avoir jamais totalement dépassé cette timidité.

Il débute en 1951 dans "A chacun selon sa faim" de Jean Mogin mis en scène par Raymond Hermantier. L'année suivante, il participe à l'aventure de la Comédie de Saint-Etienne, pionnière du théâtre populaire, avec "Macbeth" mis en scène par Jean Dasté.

En 1954, il décroche son premier grand rôle dans "Responsabilité limitée" de Robert Hossein, mis en scène par Jean-Pierre Grenier.

Parallèlement, il a commencé des études à l'Idhec, l'école du cinéma et fait ses débuts sur grand écran avec "Si tous les gars du monde" de Christian-Jaque (1956) et surtout "Et Dieu ... créa la femme" de Vadim qui le rend célèbre mais qu'il avouera plus tard "ne pas aimer beaucoup".

Le service militaire pendant la guerre d'Algérie, qu'il "l'a complètement démoli", le tient éloigné du théâtre et du cinéma.

Il retrouvera toute son énergie grâce à "Hamlet" mis en scène par Maurice Jacquemont au Théâtre des Champs-Elysées. Mais il sera rapidement happé par le cinéma (plus de 60 films en vingt ans!), délaissant la scène qu'il va retrouver dans les années 80 et 90. Il est à l'affiche des "Love letters", et de la pièce à succès de Yasmina Reza "Art" avec Pierre Vaneck et Pierre Arditi puis Pierre Vaneck et Jean Rochefort (1996 à 1998).

Vient ensuite le temps des lectures complices avec sa fille Marie.

A partir des années 2000, la poésie prend le pas sur le théâtre, comme si le comédien pouvait y laisser, et là seulement, libre cours à sa mélancolie.

M.Delgado--TFWP