The Fort Worth Press - Au Maroc, des bénévoles traquent les déchets qui empoisonnent le désert

USD -
AED 3.672498
AFN 63.492708
ALL 79.98113
AMD 363.606184
ANG 1.790365
AOA 916.999577
ARS 1514.252499
AUD 1.407856
AWG 1.80125
AZN 1.705219
BAM 1.708652
BBD 2.017569
BDT 123.016306
BGN 1.683441
BHD 0.377675
BIF 3009.693046
BMD 1
BND 1.276826
BOB 11.019233
BRL 5.101899
BSD 1.001708
BTN 95.700376
BWP 13.566652
BYN 3.034653
BYR 19600
BZD 2.014686
CAD 1.40835
CDF 2310.99984
CHF 0.821698
CLF 0.02399
CLP 947.250497
CNY 6.699804
CNH 6.70493
COP 3210.67
CRC 446.954706
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.331177
CZK 21.295501
DJF 178.387186
DKK 6.5384
DOP 59.555583
DZD 133.922231
EGP 51.634505
ERN 15
ETB 162.001494
EUR 0.87463
FJD 2.237198
FKP 0.747949
GBP 0.75055
GEL 2.594971
GGP 0.747949
GHS 11.580111
GIP 0.747949
GMD 73.498502
GNF 8806.300698
GTQ 7.644358
GYD 209.516571
HKD 7.843615
HNL 26.88956
HRK 6.589897
HTG 130.923832
HUF 316.840498
IDR 17822
ILS 3.0146
IMP 0.747949
INR 95.568701
IQD 1312.284595
IRR 1374649.999702
ISK 121.050291
JEP 0.747949
JMD 157.979111
JOD 0.70902
JPY 157.632044
KES 129.469932
KGS 87.450136
KHR 4064.177664
KMF 430.000147
KPW 900.000318
KRW 1351.519862
KWD 0.30862
KYD 0.834757
KZT 447.981689
LAK 22440.145198
LBP 89704.93035
LKR 329.691738
LRD 173.304154
LSL 16.249055
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.385386
MAD 9.56663
MDL 17.615068
MGA 4387.386482
MKD 53.750759
MMK 2099.019807
MNT 3596.806502
MOP 8.092553
MRU 40.109729
MUR 47.659371
MVR 15.460027
MWK 1737.04511
MXN 17.33187
MYR 4.071026
MZN 63.90247
NAD 16.249055
NGN 1323.810016
NIO 36.867648
NOK 9.457202
NPR 153.119089
NZD 1.75286
OMR 0.3845
PAB 1.001717
PEN 3.384019
PGK 4.462558
PHP 62.574055
PKR 277.60441
PLN 3.803905
PYG 5960.800073
QAR 3.641478
RON 4.615104
RSD 102.678991
RUB 84.250071
RWF 1478.537014
SAR 3.755768
SBD 8.026013
SCR 13.925362
SDG 601.501353
SEK 9.852655
SGD 1.27584
SHP 0.74758
SLE 24.649562
SLL 20969.491881
SOS 572.491908
SRD 37.740226
STD 20697.981008
STN 21.40439
SVC 8.765163
SYP 13002.000254
SZL 16.244338
THB 33.193005
TJS 9.241024
TMT 3.5
TND 2.952007
TOP 2.40776
TRY 48.842401
TTD 6.806477
TWD 31.722797
TZS 2644.998037
UAH 44.878718
UGX 3906.922294
UYU 40.222429
UZS 11835.110449
VES 851.341295
VND 26006.5
VUV 118.301728
WST 2.751033
XAF 573.719708
XAG 0.015023
XAU 0.000231
XCD 2.70255
XCG 1.805363
XDR 0.707052
XOF 573.719708
XPF 104.189509
YER 236.549716
ZAR 16.19445
ZMK 9001.197922
ZMW 19.509105
ZWL 321.999592
SSP 5712.529845
MXV 1.964453
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Au Maroc, des bénévoles traquent les déchets qui empoisonnent le désert
Au Maroc, des bénévoles traquent les déchets qui empoisonnent le désert / Photo: © AFP

Au Maroc, des bénévoles traquent les déchets qui empoisonnent le désert

Aux portes du "Grand Désert", dans le sud du Maroc, des bénévoles traquent les déchets incrustés dans le sable: bouteilles, sacs plastiques, "il y en a de toutes sortes", constate l'un d'entre eux lors d'une initiative de nettoyage aux abords d'un village en plein Sahara.

Taille du texte:

A l'occasion de la 20e édition du Festival international des nomades, organisée mi-avril dans la localité de M'Hamid El Ghizlane, environ 50 personnes, gantées et munies de sacs poubelle, s'activent sous une pluie fine.

En cinq heures, ils ont récolté entre 400 et 600 kilos de déchets, selon les organisateurs.

"Habituellement, les initiatives de nettoyage se concentrent sur les plages et les forêts. Pourtant, le désert souffre également de la pollution", indique à l'AFP Nouredine Bougrab, fondateur du Festival et habitant de M'Hamid El Ghizlane, village de quelque 6.600 âmes.

Cette campagne, qui a réuni artistes, militants associatifs et touristes étrangers, est un "appel" à la "protection des déserts du monde", poursuit M. Bougrab, 46 ans.

Elle a commencé à l'entrée nord de M'Hamid El Ghizlane, "une zone particulièrement touchée par la pollution", affirme-t-il, puis s'est poursuivie jusqu'à l'autre extrémité de la commune, marquant le début du "Grand Désert".

Les origines de cette pollution sont essentiellement "liées à la production massive de produits en plastique, à son faible taux de recyclage", sans compter les "polluants atmosphériques transportés par le vent", explique l'anthropologue Mustapha Naimi.

Le Maroc et ses quasi 37 millions d'habitants génèrent chaque année environ 8,2 millions de tonnes de déchets ménagers, d'après le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable.

"Cela représente l'équivalent de 811 fois le poids de la Tour Eiffel, ou encore de quoi remplir 2.780 piscines olympiques de déchets tassés", illustre Hassan Chouaouta, expert international en développement stratégique durable.

Sur ce volume, "entre 6 et 7%" sont recyclés, précise-t-il.

- "Partout" -

Le réveil a sonné "tôt", confie un bénévole français, Ronald Le Floch. Pour ce photographe, qui habite New York, le but de l'opération est "de montrer que c'est important de prendre soin de ce type d'environnement".

"Ce matin, on a trouvé essentiellement des déchets plastiques", qui, avec "le temps", se sont dégradés en "petits morceaux" répandus "partout", décrit cet homme de 35 ans, affirmant avoir aussi trouvé des vêtements et conserves.

Cette initiative est cruciale pour protéger "les animaux" et la population locale, souligne Ousmane Ag Oumar, un Malien de 35 ans, membre de Imarhan Timbuktu, un groupe de blues Touareg. Il pointe un danger direct pour les troupeaux, essentiels à la subsistance des communautés nomades.

"Les déchets plastiques ont des effets néfastes sur l'environnement saharien puisqu'ils contaminent les terres, les pâturages, les rivières, les aires de nomadisation", abonde l'anthropologue Naimi.

Le nomadisme pastoral, un mode de vie millénaire reposant sur la mobilité au gré des saisons et des pâtures du bétail, tend à disparaître au Maroc, fragilisé par le dérèglement climatique qui bouleverse les itinéraires de transhumance et pousse les communautés nomades vers la sédentarisation.

Les dernières données officielles sur le recensement des nomades remontent à 2014, avec un total de 25.274 personnes, soit une baisse de 63% par rapport à 2004.

En outre, cette population n'a "pas bénéficié de beaucoup de soutien de l'Etat, comparativement aux subventions accordées à l'agriculture par exemple, surtout pour les produits destinés à l'exportation", affirme Mohammed Mahdi, professeur de sociologie rurale.

"Pour les éleveurs (nomades), on donne très peu et comme ils n'arrivent pas à se maintenir, un bon nombre a fait faillite et quitté l'activité d'élevage", ajoute l'expert.

Mohamed Oujâa, 50 ans, leader du groupe "Les pigeons du sable", spécialiste de musique gnaoua (style pratiqué au Maghreb par les descendants d'esclaves noirs) insiste pour sa part sur l'importance d'"un environnement propre" pour "les générations futures".

Cette initiative n'est "que la première d'une série de campagnes à venir de nettoyage du désert", espère-t-il.

D.Ford--TFWP