The Fort Worth Press - Tim Burton, l'âme gothique de Hollywood

USD -
AED 3.672504
AFN 63.000368
ALL 82.732897
AMD 367.370222
ANG 1.790403
AOA 917.000367
ARS 1478.086972
AUD 1.450326
AWG 1.80125
AZN 1.70397
BAM 1.716442
BBD 2.015885
BDT 123.112028
BGN 1.69088
BHD 0.377375
BIF 2972.662249
BMD 1
BND 1.295099
BOB 6.916495
BRL 5.177041
BSD 1.000921
BTN 93.946202
BWP 13.602176
BYN 2.902892
BYR 19600
BZD 2.012989
CAD 1.41895
CDF 2267.50392
CHF 0.809775
CLF 0.023471
CLP 922.497696
CNY 6.79815
CNH 6.804685
COP 3438.325508
CRC 454.429769
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.770372
CZK 21.30904
DJF 178.235113
DKK 6.565804
DOP 58.809075
DZD 133.424898
EGP 49.530036
ERN 15
ETB 161.36601
EUR 0.877704
FJD 2.266104
FKP 0.756395
GBP 0.757518
GEL 2.64504
GGP 0.756395
GHS 11.285269
GIP 0.756395
GMD 73.000355
GNF 8770.020624
GTQ 7.63614
GYD 209.469481
HKD 7.84255
HNL 26.780464
HRK 6.617804
HTG 130.8175
HUF 310.850388
IDR 17860.6
ILS 3.00205
IMP 0.756395
INR 94.360504
IQD 1311.158892
IRR 1375250.000352
ISK 126.490386
JEP 0.756395
JMD 157.637457
JOD 0.70904
JPY 161.75504
KES 129.518627
KGS 87.450384
KHR 4017.727851
KMF 434.00035
KPW 900.00035
KRW 1535.290383
KWD 0.30961
KYD 0.834087
KZT 485.637808
LAK 21969.371188
LBP 89630.523498
LKR 336.443021
LRD 182.31603
LSL 16.452675
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.42503
MAD 9.385493
MDL 17.746281
MGA 4233.621484
MKD 54.091886
MMK 2099.386013
MNT 3578.909161
MOP 8.085217
MRU 39.945588
MUR 47.250378
MVR 15.450378
MWK 1735.574181
MXN 17.504204
MYR 4.088039
MZN 63.903729
NAD 16.452675
NGN 1376.130377
NIO 36.83356
NOK 9.933039
NPR 150.313748
NZD 1.771166
OMR 0.384504
PAB 1.000921
PEN 3.41305
PGK 4.39247
PHP 61.312038
PKR 278.550353
PLN 3.76695
PYG 6109.087718
QAR 3.648427
RON 4.603104
RSD 103.014612
RUB 78.910966
RWF 1465.794901
SAR 3.758743
SBD 8.051953
SCR 14.057835
SDG 600.000339
SEK 9.73761
SGD 1.294204
SHP 0.746601
SLE 24.803667
SLL 20969.503664
SOS 572.030366
SRD 37.483038
STD 20697.981008
STN 21.501602
SVC 8.757734
SYP 110.532098
SZL 16.443021
THB 33.378038
TJS 9.263329
TMT 3.5
TND 2.966607
TOP 2.40776
TRY 46.553304
TTD 6.802405
TWD 31.859804
TZS 2632.322612
UAH 44.926675
UGX 3673.702225
UYU 40.177279
UZS 12022.46698
VES 620.752985
VND 26300
VUV 119.628449
WST 2.780038
XAF 575.678617
XAG 0.017058
XAU 0.000246
XCD 2.70255
XCG 1.803853
XDR 0.715959
XOF 575.678617
XPF 104.664531
YER 238.625037
ZAR 16.987795
ZMK 9001.203584
ZMW 18.029751
ZWL 321.999592
  • AEX

    -6.9400

    1060.73

    -0.65%

  • BEL20

    7.4500

    5739.78

    +0.13%

  • PX1

    -46.3700

    8384.87

    -0.55%

  • ISEQ

    -103.9100

    13938.48

    -0.74%

  • OSEBX

    -15.5200

    1900.57

    -0.81%

  • PSI20

    -21.0600

    9136.18

    -0.23%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.8700

    4287.2

    +1.01%

  • N150

    -28.4100

    4149.42

    -0.68%

Tim Burton, l'âme gothique de Hollywood
Tim Burton, l'âme gothique de Hollywood / Photo: © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives

Tim Burton, l'âme gothique de Hollywood

Tim Burton est comme ses films, il ne vieillit pas: le réalisateur, qui présente en avant-première à Venise "Beetlejuice Beetlejuice", s'est imposé dans le cinéma avec son univers sans pareil, gothique, bizarre et toujours tendre.

Taille du texte:

De "Edward aux mains d'argent" (1990) à "Charlie et la chocolaterie" (2005), ses films sont des classiques instantanés, qui se voient et se revoient de génération en génération sans rien perdre de leur magie noire.

Un goût pour le sombre et les monstres que cet anticonformiste rattrapé par le succès cultive depuis son enfance, passée dans l'ombre de l'usine à rêve, à Burbank, banlieue pavillonnaire de Los Angeles qui abrite le siège de grands studios dont Disney.

"Les films fantastiques et les films d'horreur que j'ai vus dans mes jeunes années ont été mon sanctuaire, mon refuge", confiait en 2022 le réalisateur, cheveux en bataille, à Lyon, où lui était remis le prestigieux Prix Lumière.

Enfant solitaire, sauvé par le dessin, Tim Burton raconte s'être toujours senti à part. L'un de ces "weirdos", ces gens que les autres considèrent comme "bizarres".

"J'aimais tout ce qui était un peu différent, étrange. Je ne correspondais pas aux catégories classiques", poursuit celui qui a souvent mis en scène les banlieues américaines trop parfaites.

Quelques décennies plus tard, l'homme reste assez taiseux, préférant créer qu'expliquer son monde peuplé de squelettes, de fantômes et de cavaliers sans tête. "Je préfère que mon travail parle de lui-même. (...) J'aimerais conserver une part de mystère", confiait-il encore à Lyon.

- En marge -

Adepte du "stop motion", une technique d'animation image par image, Tim Burton intègre Disney grâce à une bourse et y use ses premiers crayons. Il est l'une des petites mains qui travaille sur le dessin animé "Rox et Rouky" (1981).

Mais l'excentrique se trouve vite à l'étroit dans les couloirs de la firme aux grandes oreilles, qu'il quitte.

Car il n'aime rien tant que le bricolage, le fait main, l'imparfait, dont le charme se ressent dans "Beetlejuice" (1988), conte gothique où mourir semble une vaste blague et qui veut croire à la coexistence pacifique des fantômes et des humains.

Premier tournant un an plus tard avec "Batman", dans lequel il embarque à nouveau Michael Keaton et ouvre une nouvelle ère aux super-héros, en s'appropriant le genre et brisant le mythe du personnage lisse et parfait.

Ses autres acteurs fétiches seront Helena Bonham Carter (son ex-compagne, avec qui il a eu deux enfants) ou Johnny Depp, découvert dans "Edward aux mains d'argent", anti-conte de fées dans lequel Edward, créature aux ciseaux à la place des mains, détruit ce qu'il touche.

Le duo Burton-Depp se reformera pour sept autres films, dont "Charlie et la chocolaterie", où le comédien développe la part de noirceur du chocolatier Willy Wonka, personnage créé par Roald Dahl, "Sleepy Hollow" ou "Ed Wood", ode au cinéma de série B.

Le cinéaste s'est aussi échappé du côté de la comédie science-fiction avec "Mars Attacks !", pastiche délirant et acide du rêve américain.

Avec son univers à mille lieux des contes de fées, Tim Burton travaillera pourtant à nouveau pour Disney, avec les adaptations en prise de vues réelles de "Alice au pays des merveilles" et "Dumbo" ou pour "L’Étrange Noël de Monsieur Jack", conte gothique de Noël qui porte sa patte même s'il ne l'a pas réalisé lui-même, pris par son deuxième "Batman".

Son univers ne semble pas prendre une ride: les plus jeunes se sont rués l'an dernier sur sa série "Mercredi", produite pour Netflix et inspirée de la famille Addams, propulsée par la jeune star Jenna Ortega.

A 21 ans, elle a aussi rejoint ce nouveau "Beetlejuice", une suite que Tim Burton fut longtemps réticent à envisager et qui s'annonce comme un retour aux sources.

Le film répond à "un besoin de qualité artisanale", a confié le réalisateur, qui retrouve Keaton, Winona Ryder et Catherine O'Hara, à Entertainment Weekly. Comme la jeune Lydia du long métrage original, la vie "suit son propre chemin, on passe d'ado cool à adulte ennuyeux. Puis on repart en arrière".

K.Ibarra--TFWP