The Fort Worth Press - Trois ans avec sursis requis contre Dominique Boutonnat, accusé d'agression sexuelle

USD -
AED 3.672503
AFN 62.501001
ALL 82.894362
AMD 377.440302
ANG 1.790083
AOA 917.00052
ARS 1397.044025
AUD 1.429215
AWG 1.8
AZN 1.692445
BAM 1.689807
BBD 2.011068
BDT 122.513867
BGN 1.709309
BHD 0.377467
BIF 2965
BMD 1
BND 1.277469
BOB 6.900038
BRL 5.235901
BSD 0.998523
BTN 93.323368
BWP 13.643963
BYN 2.973062
BYR 19600
BZD 2.008078
CAD 1.373545
CDF 2273.000133
CHF 0.787095
CLF 0.023076
CLP 911.180127
CNY 6.880502
CNH 6.887745
COP 3711.32
CRC 465.684898
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.250172
CZK 21.071007
DJF 177.719702
DKK 6.440602
DOP 59.875015
DZD 132.584589
EGP 52.340596
ERN 15
ETB 157.374954
EUR 0.86198
FJD 2.216402
FKP 0.749521
GBP 0.745135
GEL 2.714989
GGP 0.749521
GHS 10.905021
GIP 0.749521
GMD 72.999773
GNF 8779.999527
GTQ 7.648111
GYD 208.902867
HKD 7.83455
HNL 26.5202
HRK 6.494703
HTG 130.780562
HUF 334.426994
IDR 16869
ILS 3.11565
IMP 0.749521
INR 93.32665
IQD 1310
IRR 1315050.00006
ISK 123.779935
JEP 0.749521
JMD 157.274927
JOD 0.709027
JPY 158.5555
KES 129.502932
KGS 87.450267
KHR 4015.000133
KMF 424.999439
KPW 900.003974
KRW 1494.150262
KWD 0.30643
KYD 0.832131
KZT 481.288689
LAK 21550.000465
LBP 89550.000127
LKR 313.539993
LRD 183.596182
LSL 16.930263
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.394992
MAD 9.362015
MDL 17.464295
MGA 4165.00029
MKD 53.093953
MMK 2099.452431
MNT 3566.950214
MOP 8.056472
MRU 40.109616
MUR 46.569728
MVR 15.449812
MWK 1737.000149
MXN 17.806885
MYR 3.925001
MZN 63.909802
NAD 16.819595
NGN 1380.149729
NIO 36.719869
NOK 9.743205
NPR 149.304962
NZD 1.71015
OMR 0.384521
PAB 0.998475
PEN 3.472991
PGK 4.305498
PHP 59.685015
PKR 279.249653
PLN 3.672435
PYG 6524.941572
QAR 3.64401
RON 4.391901
RSD 101.273016
RUB 81.931677
RWF 1460
SAR 3.754344
SBD 8.051718
SCR 14.520415
SDG 601.000173
SEK 9.33575
SGD 1.275895
SHP 0.750259
SLE 24.549781
SLL 20969.510825
SOS 571.496482
SRD 37.336502
STD 20697.981008
STN 21.167495
SVC 8.736371
SYP 110.564047
SZL 16.849933
THB 32.469797
TJS 9.540369
TMT 3.5
TND 2.904983
TOP 2.40776
TRY 44.343698
TTD 6.778753
TWD 31.876796
TZS 2595.000039
UAH 43.841339
UGX 3769.542134
UYU 40.685845
UZS 12204.999854
VES 456.504355
VND 26341
VUV 119.226095
WST 2.727792
XAF 566.728441
XAG 0.014437
XAU 0.000226
XCD 2.70255
XCG 1.799457
XDR 0.706079
XOF 568.501353
XPF 103.393234
YER 238.650041
ZAR 16.87083
ZMK 9001.197429
ZMW 19.346115
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.1000

    966.72

    +0.53%

  • BEL20

    23.1100

    4940.02

    +0.47%

  • PX1

    60.5600

    7726.2

    +0.79%

  • ISEQ

    207.9300

    12089.56

    +1.75%

  • OSEBX

    -17.7000

    1948.83

    -0.9%

  • PSI20

    21.8900

    8778.51

    +0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -33.0800

    3601.94

    -0.91%

  • N150

    4.5100

    3759.94

    +0.12%

Trois ans avec sursis requis contre Dominique Boutonnat, accusé d'agression sexuelle
Trois ans avec sursis requis contre Dominique Boutonnat, accusé d'agression sexuelle / Photo: © AFP/Archives

Trois ans avec sursis requis contre Dominique Boutonnat, accusé d'agression sexuelle

Le parquet de Nanterre a requis vendredi trois ans de prison avec sursis contre le président du Centre national du cinéma (CNC) Dominique Boutonnat pour avoir agressé sexuellement son filleul, une affaire pour laquelle plusieurs associations ont demandé son retrait de ses fonctions.

Taille du texte:

"On est allé très près de quelque chose qui aurait été criminel", a estimé le procureur dans ses réquisitions.

La décision du tribunal a été mis en délibéré au 28 juin.

Le patron du très puissant CNC, devenu pour certains symbole d'impunité des violences sexuelles dans le milieu du 7e art, est accusé par son filleul, 19 ans au moment des faits, de l'avoir embrassé de force et agressé sexuellement lors d'un séjour en Grèce en août 2020.

Devant le tribunal, le jeune homme décrit M. Boutonnat, 54 ans, avec qui il n'a pas de lien de parenté, comme "plus qu'un parrain", venant trois à quatre fois par semaine au domicile de ses parents.

Selon lui, lors d'un séjour dans la maison de campagne de son parrain en Grèce, ce dernier aurait tenté de le masturber après qu'ils s'étaient baignés nus dans une piscine et le jeune homme l'aurait ensuite masturbé pour qu'il arrête de le toucher.

"Je le regarde pour retrouver un peu mon parrain et c'est là que je vois quelqu'un de tout à fait différent dans ses yeux, (...) c'est quelqu'un en train de m'utiliser pour se masturber", a-t-il expliqué.

"C'est comparable à une scène d'inceste", a insisté son avocate Caroline Toby.

En costume et chemise noire, col déboutonné, le président du CNC a nié toute agression sexuelle.

Il reconnaît avoir pris en photo le jeune homme nu à la sortie de la piscine mais alors qu'il visait le paysage; des baisers, mais consentis et initiés par son filleul. Et il avoue avoir "merdé" par la suite.

Le lendemain, selon lui, il embrasse brièvement le jeune homme sur la bouche alors que ce dernier sortait de la salle de bain, pour soi-disant dédramatiser la situation.

Pour lui, ce comportement n'avait rien de sexuel car il dit n'avoir aucune attirance pour son filleul, ni pour les hommes en général.

- "Pas très grave" -

Le filleul de M. Boutonnat l'avait appelé quelques semaines avant de porter plainte, estimant qu'il y avait une "ambiguïté à régler".

"C'est une connerie mais bon, c'est pas une connerie très grave", avait alors jugé M. Boutonnat lors de cette conversation téléphonique.

Il demande cependant à son filleul de n'en parler à personne avec "insistance, pour ne pas dire lourdeur", souligne la présidente du tribunal.

La magistrate l'a également interrogé sur des messages WhatsApp envoyés à son filleul après cet appel, où il dit s'en vouloir et avoir voulu le "challenger sur sa sexualité".

"Je me sens mal d'avoir laissé une ambiguïté, mais une agression sexuelle, c'est faux", assure M. Boutonnat.

"Dominique Boutonnat ne s'est pas transformé en prédateur sexuel tout à coup, vous ne pouvez pas faire l'économie de l'explication", a insisté son avocat Emmanuel Marsigny.

- Reconduit -

M. Boutonnat a été mis en examen pour tentative de viol, mais le parquet a écarté cette qualification pour uniquement retenir celle de l'agression sexuelle.

Malgré sa mise en examen en février 2021, il a été reconduit par l'exécutif à son poste à la tête du CNC en juillet 2022.

La CGT-spectacle avait appelé à sa démission et le collectif 50/50, qui milite pour l'égalité, la parité et la diversité dans l'industrie cinématographique et audiovisuelle, avait lui aussi déploré sa reconduction.

"A l'heure où il nous faut collectivement améliorer les outils pour lutter contre les violences et les harcèlements sexistes et sexuels (...), comment se faire entendre quand, à la tête du principal organisme du secteur, se trouve une personne elle-même mise en examen pour des faits qualifiés par la justice +d'agression sexuelle+?", interrogeait alors le syndicat.

L'ancien producteur de cinéma dirige le CNC depuis 2019, chargé d'accorder des subventions aux productions françaises, mais également d'organiser la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

L'actrice Judith Godrèche, qui milite pour la protection des enfants et contre les violences sexuelles, particulièrement dans le milieu du cinéma français, avait demandé devant le Sénat la mise en retrait des fonctions du patron du CNC.

Sollicité par l'AFP, le CNC a déclaré que "les faits allégués, qui relèvent de la sphère privée, sont sans aucun rapport" avec son activité.

J.P.Estrada--TFWP