The Fort Worth Press - 2024, ou la renaissance du plus vieux bateau cousu de Méditerranée

USD -
AED 3.672504
AFN 65.503991
ALL 81.893517
AMD 377.703986
ANG 1.79008
AOA 917.000367
ARS 1431.463704
AUD 1.424075
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.658906
BBD 2.014216
BDT 122.30167
BGN 1.67937
BHD 0.377004
BIF 2963.603824
BMD 1
BND 1.273484
BOB 6.910269
BRL 5.23885
BSD 1.000025
BTN 90.583306
BWP 13.239523
BYN 2.873016
BYR 19600
BZD 2.011247
CAD 1.36432
CDF 2230.000362
CHF 0.775404
CLF 0.021785
CLP 860.180396
CNY 6.93805
CNH 6.93014
COP 3691.11
CRC 495.76963
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.526553
CZK 20.49104
DJF 177.720393
DKK 6.318604
DOP 63.114413
DZD 129.915817
EGP 46.860804
ERN 15
ETB 155.46494
EUR 0.84612
FJD 2.209504
FKP 0.738005
GBP 0.734505
GEL 2.69504
GGP 0.738005
GHS 10.990102
GIP 0.738005
GMD 73.000355
GNF 8778.001137
GTQ 7.670255
GYD 209.225001
HKD 7.81355
HNL 26.416279
HRK 6.375104
HTG 131.004182
HUF 319.673504
IDR 16847.65
ILS 3.110675
IMP 0.738005
INR 90.60355
IQD 1310.041816
IRR 42125.000158
ISK 122.690386
JEP 0.738005
JMD 156.517978
JOD 0.70904
JPY 157.06304
KES 129.004623
KGS 87.450384
KHR 4035.7261
KMF 419.00035
KPW 900.002243
KRW 1462.730383
KWD 0.30717
KYD 0.833355
KZT 494.785725
LAK 21489.944613
LBP 89557.410282
LKR 309.387392
LRD 188.003087
LSL 16.133574
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.332646
MAD 9.180641
MDL 17.050476
MGA 4439.468349
MKD 52.169828
MMK 2100.00747
MNT 3580.70414
MOP 8.047618
MRU 39.542143
MUR 46.060378
MVR 15.450378
MWK 1734.055998
MXN 17.260975
MYR 3.947504
MZN 63.750377
NAD 16.133574
NGN 1367.390377
NIO 36.803155
NOK 9.658735
NPR 144.932675
NZD 1.659792
OMR 0.384466
PAB 1.000025
PEN 3.364787
PGK 4.288489
PHP 58.458038
PKR 279.633919
PLN 3.568365
PYG 6607.462446
QAR 3.645108
RON 4.308404
RSD 99.305038
RUB 77.002259
RWF 1459.579124
SAR 3.750159
SBD 8.058149
SCR 13.731545
SDG 601.503676
SEK 9.004245
SGD 1.271104
SHP 0.750259
SLE 24.450371
SLL 20969.499267
SOS 570.497977
SRD 37.818038
STD 20697.981008
STN 20.780851
SVC 8.750011
SYP 11059.574895
SZL 16.130113
THB 31.539504
TJS 9.370298
TMT 3.505
TND 2.900328
TOP 2.40776
TRY 43.592904
TTD 6.771984
TWD 31.613038
TZS 2575.000335
UAH 42.955257
UGX 3558.190624
UYU 38.652875
UZS 12280.366935
VES 377.985125
VND 25950
VUV 119.988021
WST 2.726314
XAF 556.381418
XAG 0.012857
XAU 0.000201
XCD 2.70255
XCG 1.802328
XDR 0.692248
XOF 556.381418
XPF 101.156094
YER 238.403589
ZAR 16.024104
ZMK 9001.203584
ZMW 18.62558
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.2500

    995.35

    +1.04%

  • BEL20

    -7.7400

    5517.52

    -0.14%

  • PX1

    35.4300

    8273.84

    +0.43%

  • ISEQ

    95.0400

    13295.1

    +0.72%

  • OSEBX

    49.1200

    1816.11

    +2.78%

  • PSI20

    111.4900

    8890.3

    +1.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    35.3800

    4010.68

    +0.89%

2024, ou la renaissance du plus vieux bateau cousu de Méditerranée
2024, ou la renaissance du plus vieux bateau cousu de Méditerranée / Photo: © AFP

2024, ou la renaissance du plus vieux bateau cousu de Méditerranée

Il a plus de 3.000 ans, mais 2024 signera sa renaissance : le Zambratija, plus vieux bateau cousu de Méditerranée, va dans quelques semaines être amené de Croatie en France pour y être restauré, et témoigner des prouesses techniques de l'antique tribu des Histris.

Taille du texte:

"Déjà, avoir un bateau, un vaisseau, à cette époque, était certainement un prestige pour une communauté tribale", explique Ida Koncani Uhac, l’archéologue sous-marine qui a mené les recherches. "Mais parvenir à construire un bateau comme celui-là, si l'on transpose ça à aujourd'hui, c'est comme réussir à construire un vaisseau spatial !".

Quand l'épave a été localisée pour la première fois, à 150 mètres du rivage et à peine 2,5 m de profondeur, les scientifiques ont pensé qu'il s'agissait d'un bateau de l'époque romaine, construit selon une technique ancienne qui voyait les planches cousues ensemble avec des tendons, des racines ou des fibres végétales.

Mais à leur grande surprise, les analyses au Carbone 14 lui donnent plus de 3.000 ans : il aurait été construit entre la fin du XIIe et la fin du Xe siècle avant JC, période de transition entre l'âge du bronze et l'âge du fer.

S'en sont suivies des années de recherche scientifique, menées notamment par des experts du laboratoire de recherche en archéologie et en histoire ancienne du Centre Camille Julianne (CCJ) à Aix-en-Provence, en France.

"Nous pouvons supposer qu'il s'agissait d'une barque destinée à la navigation rapide, le long de la côte ou dans les détroits fluviaux du nord de l'Adriatique", explique Mme Koncani Uhac.

Ce bateau sans mat était mû par sept à neuf rameurs, et utilisé pour des manœuvres rapides en mer. C'est à bord de ces embarcations qu'au cours des siècles suivants les Histris auraient effectué des actes de piraterie, en interceptant les embarcations des Romains qui transportaient du grain pour approvisionner leurs troupes.

- Protégé par la mer -

Le bateau d'environ 10 mètres de long, dont un tiers a été relativement bien conservé, aurait été utilisé par les Histris, une tribu qui a donné son nom à la région, l'Istrie.

Les planches ont été cousues entre elles avec des cordages en fibres végétales qui n'ont pas été conservés, mais leurs traces restent visibles sur le bois. Selon les historiens, les Histri utilisaient un arbuste à feuilles persistantes – le balai espagnol (Spartium junceum) – pour coudre leurs bateaux.

Le sortir de l'eau a été une opération très délicate. Il a d'abord été protégé par une coque métallique conçue pour l'occasion, puis, en juillet dernier, le Zambratija - en 15 morceaux - a été ramené à la surface.

Chaque bout a ensuite été soigneusement nettoyé, analysé et marqué avant d'être placé dans une piscine spécialement construite, pour être dessalé.

"Nous mesurons la salinité de l'eau et d'ici deux mois environ, le Zambratija sera prêt pour la prochaine phase de conservation, à Grenoble", explique à l'AFP la restauratrice Monika Petrovic, regardant fièrement ce qu'elle appelle en plaisantant "nos planches de bois".

Une fois la dernière étape française achevée, le Zambratija devrait rentrer chez lui pour être exposé près de la mer qui l'a protégé tout ce temps.

Les planches de bois ont ainsi passé les millénaires recouvertes d'algues et de sable, une boue marine qui les a protégées : anoxique, c'est-à-dire sans oxygène, elle ne permet pas le développement des bactéries qui détruiraient le bois.

Sasa Radin a grandi dans le village de Zambratija, qui a donné son nom au bateau.

"On savait depuis des décennies qu'il était là, nous y plongions quand nous étions enfants" raconte-t-il. "Mais nous ne savions pas qu'il était si vieux."

S.Palmer--TFWP