The Fort Worth Press - En Afghanistan, le sacre des champions du bouzkachi sous le regard approbateur des talibans

USD -
AED 3.673042
AFN 65.000368
ALL 81.503989
AMD 360.340403
ANG 1.789785
AOA 918.000367
ARS 1544.046724
AUD 1.454757
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.75029
BBD 2.013844
BDT 124.537437
BGN 1.747831
BHD 0.37735
BIF 3010
BMD 1
BND 1.281347
BOB 11.99429
BRL 5.504904
BSD 0.999897
BTN 93.858629
BWP 13.774679
BYN 2.994523
BYR 19600
BZD 2.011053
CAD 1.41135
CDF 2320.000362
CHF 0.820469
CLF 0.02484
CLP 977.630396
CNY 6.676504
CNH 6.67282
COP 3251.53
CRC 453.465426
CUC 1
CUP 23.998962
CVE 99.403894
CZK 21.83445
DJF 177.720393
DKK 6.708504
DOP 60.750393
DZD 136.38704
EGP 53.769786
ERN 15
ETB 161.203874
EUR 0.896804
FJD 2.25525
FKP 0.7479
GBP 0.748671
GEL 2.59504
GGP 0.7479
GHS 11.68504
GIP 0.7479
GMD 74.503851
GNF 8857.503848
GTQ 7.64085
GYD 209.627114
HKD 7.84215
HNL 27.07504
HRK 6.76901
HTG 131.052321
HUF 326.000354
IDR 18108.5
ILS 3.18593
IMP 0.7479
INR 94.04725
IQD 1514
IRR 1891353.000352
ISK 122.790386
JEP 0.7479
JMD 158.687685
JOD 0.70904
JPY 158.50504
KES 129.950385
KGS 87.447804
KHR 4080.00035
KMF 442.00035
KPW 899.999961
KRW 1363.803789
KWD 0.31098
KYD 0.833408
KZT 448.201333
LAK 22505.000349
LBP 89550.000349
LKR 332.502562
LRD 170.303772
LSL 16.560381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430381
MAD 9.757504
MDL 17.8737
MGA 4595.000347
MKD 55.203803
MMK 2099.697346
MNT 3600.739032
MOP 8.072028
MRU 40.250379
MUR 47.030378
MVR 15.403739
MWK 1737.000345
MXN 18.62534
MYR 4.061504
MZN 63.903729
NAD 16.560377
NGN 1347.210377
NIO 36.610377
NOK 9.459904
NPR 150.173627
NZD 1.803102
OMR 0.384144
PAB 0.999964
PEN 3.442504
PGK 4.492039
PHP 63.108038
PKR 276.625038
PLN 3.94555
PYG 6249.384815
QAR 3.643038
RON 4.792204
RSD 105.586038
RUB 81.925564
RWF 1475
SAR 3.754695
SBD 8.048583
SCR 14.018084
SDG 601.503676
SEK 9.894504
SGD 1.282604
SHP 0.748923
SLE 22.950371
SLL 20969.504398
SOS 571.503662
SRD 37.583504
STD 20697.981008
STN 22.275
SVC 8.748764
SYP 13001.999685
SZL 16.560369
THB 33.550369
TJS 9.224126
TMT 3.5
TND 2.985504
TOP 2.40776
TRY 50.141304
TTD 6.780829
TWD 32.775304
TZS 2642.503628
UAH 45.297
UGX 4089.81484
UYU 40.226773
UZS 12000.000334
VES 896.316404
VND 25582.5
VUV 119.504303
WST 2.787821
XAF 588.264929
XAG 0.019249
XAU 0.00024594347
XCD 2.70255
XCG 1.801976
XDR 0.707052
XOF 588.264929
XPF 107.450363
YER 236.625037
ZAR 16.51847
ZMK 9001.203584
ZMW 20.318702
ZWL 321.999592
SSP 5745.505339
MXV 2.095424
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

En Afghanistan, le sacre des champions du bouzkachi sous le regard approbateur des talibans
En Afghanistan, le sacre des champions du bouzkachi sous le regard approbateur des talibans

En Afghanistan, le sacre des champions du bouzkachi sous le regard approbateur des talibans

"Kandahaaaaar...": le speaker du stade s'époumone soudain quand le cavalier de l'équipe de bouzkachi de la province du sud de l'Afghanistan sort de la mêlée et file au grand galop vers le cercle victorieux y déposer le trophée.

Taille du texte:

La pluie, la boue ou le froid humide n'ont pas gêné l'équipe de Kandahar, pour battre Kunduz (nord) à Kaboul dimanche, et remporter le titre de championne d'Afghanistan de ce jeu traditionnel.

La partie s'est déroulée sous bonne garde de combattants talibans armés, six mois après la prise du pouvoir par les islamistes fondamentalistes.

Banni sous le premier règne des talibans (1996-2001), qui le considéraient comme "immoral", le bouzkachi est désormais autorisé, et même promu par les nouveaux maîtres du pays.

"Le gouvernement a permis l'indépendance de l'administration olympique, et, avec le bouzkachi, nous avons le football, la lutte et d'autres sports, tous soutenus par le gouvernement", a-t-il assuré.

Jeu violent et spectaculaire, encore symbole de l'identité afghane, le bouzkachi, dont le nom signifie en persan "traîner la chèvre", est joué depuis des siècles en Asie centrale, avec de légères variations selon les pays.

Mêlant force, bravoure et vitesse, il consiste à s'emparer d'une lourde carcasse de chèvre ou de veau, et à cavaler avec autour du terrain pour la déposer dans le "cercle de justice" tracé à la chaux.

En compétition officielle, la bête est remplacée par un sac lesté en cuir de 30 kg, avec quatre bouts de corde tressée à chaque coin.

Deux équipes de six "tchopendoz" (cavaliers) s'affrontent deux foix 30 minutes, avec une mi-temps d'un quart d'heure.

Chacune dispose au total de 12 chevaux et autant de cavaliers. Remplacer l'un comme l'autre est autorisé autant que souhaité.

Dimanche matin, dans l'enceinte aux hauts murs où flottaient des drapeaux blancs des talibans, après fouille et contrôles des sacs, environ un millier de spectateurs ont investi les tribunes officielles - pleines et abritées de la pluie-, et les gradins sommaires et clairsemés.

- Nez cassé -

Pour les faire patienter, des hauts-parleurs ont diffusé des chants religieux.

Loin du récit épique de l'écrivain Joseph Kessel dans son livre "Les Cavaliers", publié en 1967, la finale du championnat de bouzkachi, version 2022, a presque adopté les codes des compétitions modernes.

De grands panneaux publicitaires décorent le stade, les cavaliers portent les mêmes tenues - chaque équipe a sa couleur -, avec des numéros et même des écussons publicitaires. Et le match est retransmis en direct à la télévision.

Au coup d'envoi, chevaux et cavaliers s'élancent avec fureur vers le centre du terrain boueux où gît le trophée convoité.

Naseaux fumant, les étalons puissants et nerveux se frottent violemment les uns contre les autres, se cabrent et projettent leurs sabots dans la mêlée. Les cravaches claquent sur les flancs des bêtes, voire sur des concurrents.

Parfois, un cheval et son binôme chutent et les coups de sabots blessent. Un cavalier de Kunduz y a cassé son nez. Il a continué avec un pansement, le visage tuméfié, et la même rage de vaincre.

Et puis tout à coup, l'un des cavaliers, quasiment allongé à la verticale le long de sa monture, retenu seulement par une jambe, parvient à saisir un bout de corde de la fausse carcasse, puis à s'extraire de la bagarre.

A bride abattue, poursuivi en vain par la meute, il file à l'autre bout du terrain et déposer le trophée au milieu du cercle, sous les vivats des supporteurs.

"Kandahaaaaar", crie le speaker: la province l'a emporté 2-0.

"Ca a été très difficile. Je suis tombé deux ou trois fois. Mais notre équipe a été très forte, je suis très heureux", a déclaré le cavalier Abdul Sami.

"Hélas, le bouzkachi n'était pas autorisé avant (sous l'ancien régime des fondamentalistes) et il était seulement pratiqué dans les provinces non contrôlées par les talibans", a expliqué le propriétaire de l'équipe gagnante, Qais Hassan.

"Heureusement aujourd'hui, non seulement on le pratique partout dans le pays, mais le gouvernement (...) organise la compétition", s'est-il réjoui.

S.Weaver--TFWP