The Fort Worth Press - Dans le Sud du Maroc, à la recherche du patrimoine juif oasien

USD -
AED 3.672504
AFN 63.99996
ALL 82.507456
AMD 367.703735
ANG 1.790403
AOA 917.499047
ARS 1481.242498
AUD 1.455668
AWG 1.8
AZN 1.69913
BAM 1.713097
BBD 2.011903
BDT 123.11735
BGN 1.69088
BHD 0.37663
BIF 2971.783429
BMD 1
BND 1.292103
BOB 6.917906
BRL 5.1889
BSD 0.998945
BTN 94.390722
BWP 13.575192
BYN 2.897008
BYR 19600
BZD 2.009013
CAD 1.423025
CDF 2275.000217
CHF 0.80885
CLF 0.023427
CLP 922.03989
CNY 6.79395
CNH 6.795595
COP 3444.75
CRC 453.094276
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.581777
CZK 21.26135
DJF 177.883078
DKK 6.55513
DOP 59.402385
DZD 133.298012
EGP 49.203099
ERN 15
ETB 161.045542
EUR 0.876898
FJD 2.250303
FKP 0.757857
GBP 0.755505
GEL 2.640111
GGP 0.757857
GHS 11.298312
GIP 0.757857
GMD 73.501137
GNF 8757.385047
GTQ 7.621225
GYD 208.956139
HKD 7.843245
HNL 26.733762
HRK 6.606203
HTG 130.560263
HUF 310.942501
IDR 17898
ILS 2.98755
IMP 0.757857
INR 94.658301
IQD 1308.597856
IRR 1375999.999497
ISK 126.290289
JEP 0.757857
JMD 157.289691
JOD 0.708954
JPY 162.170954
KES 129.480292
KGS 87.450318
KHR 4016.834619
KMF 431.999766
KPW 900.00035
KRW 1547.969875
KWD 0.30966
KYD 0.832454
KZT 485.019949
LAK 22404.211245
LBP 89452.529331
LKR 335.883613
LRD 181.802256
LSL 16.412646
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.417595
MAD 9.36107
MDL 17.65605
MGA 4250.809125
MKD 54.044219
MMK 2099.649649
MNT 3579.92745
MOP 8.069687
MRU 39.866691
MUR 47.239994
MVR 15.460049
MWK 1732.206908
MXN 17.49654
MYR 4.064598
MZN 63.849794
NAD 16.412646
NGN 1380.330009
NIO 36.762097
NOK 9.951135
NPR 151.021499
NZD 1.770925
OMR 0.384495
PAB 0.998971
PEN 3.411304
PGK 4.385719
PHP 61.311015
PKR 277.769934
PLN 3.76135
PYG 6083.007432
QAR 3.641301
RON 4.597099
RSD 102.928999
RUB 76.996988
RWF 1466.390474
SAR 3.752458
SBD 8.065041
SCR 13.42013
SDG 600.497576
SEK 9.727315
SGD 1.293675
SHP 0.746601
SLE 24.808345
SLL 20969.503664
SOS 570.895539
SRD 37.494498
STD 20697.981008
STN 21.459979
SVC 8.74059
SYP 110.532098
SZL 16.408648
THB 33.249828
TJS 9.260125
TMT 3.51
TND 2.958885
TOP 2.40776
TRY 46.65798
TTD 6.790721
TWD 31.881798
TZS 2625.002993
UAH 44.832941
UGX 3661.287144
UYU 40.195503
UZS 12039.275454
VES 622.24352
VND 26308
VUV 119.179282
WST 2.780883
XAF 574.561715
XAG 0.017388
XAU 0.000252
XCD 2.70255
XCG 1.800321
XDR 0.71457
XOF 574.541585
XPF 104.460551
YER 238.595571
ZAR 16.457098
ZMK 9001.210014
ZMW 18.085232
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.5600

    1065.34

    +0.43%

  • BEL20

    -20.6600

    5719.28

    -0.36%

  • PX1

    -17.6100

    8367.33

    -0.21%

  • ISEQ

    -131.0200

    13807.63

    -0.94%

  • OSEBX

    5.8900

    1906.43

    +0.31%

  • PSI20

    23.7500

    9159.49

    +0.26%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    1.7100

    4288.95

    +0.04%

  • N150

    -21.5800

    4127.8

    -0.52%

Dans le Sud du Maroc, à la recherche du patrimoine juif oasien
Dans le Sud du Maroc, à la recherche du patrimoine juif oasien / Photo: © AFP

Dans le Sud du Maroc, à la recherche du patrimoine juif oasien

Au coeur d'une synagogue de la palmeraie d'Akka, deux archéologues, un Marocain et un Israélien, scrutent le sol à la recherche du moindre fragment, témoin de la présence juive millénaire dans les oasis du Sud du Maroc.

Taille du texte:

Ces fouilles inédites s'inscrivent dans le cadre d'un projet d'exploration et de réhabilitation du patrimoine juif oasien, tombé en désuétude après le départ d'une grande partie des juifs du Maroc en 1967.

La découverte, ce matin-là, d'un morceau de manuscrit religieux en hébreu est "un signe d'en haut", plaisante auprès de l'AFP l'archéologue israélien Yuval Yekutieli, de l'Université Ben Gourion du Néguev, membre d'une équipe de six chercheurs marocains, israéliens et français.

Une collaboration scientifique facilitée par la normalisation diplomatique entre Maroc et Israël en décembre 2020.

Bâtie en terre dans la tradition architecturale présaharienne, la synagogue du village de Tagadirt a été sauvée in extremis de la ruine. Nichée au milieu du "mellah" (quartier juif), elle permet de comprendre la vie de la communauté d'Akka, autrefois carrefour du commerce transsaharien.

"L'urgence est de travailler sur ce type d'espaces vulnérables qui risquent de disparaître alors qu'ils renferment des pans de l'histoire judéo-marocaine", explique Saghir Mabrouk, archéologue à l'Institut marocain INSAP.

Présente depuis l'Antiquité, grossie au XVe siècle par l'expulsion des séfarades d'Espagne, la communauté juive du Maroc comptait 250.000 membres au milieu du XXe siècle, avant les vagues de départs qui suivirent la création de l'Etat d'Israël. Ils sont environ 2.000 aujourd'hui.

Mais l'établissement des juifs dans les oasis marocaines demeure mal documenté.

"Ce projet vise à étudier cette communauté en tant que partie intégrante de la société marocaine et non sous un angle judéocentré", insiste l'anthropologue israélienne Orit Ouaknine, d'origine marocaine.

- Pillages -

La journée avance et les archéologues classent des fragments de livres religieux, des amulettes et autres objets enterrés sous la "bimah", une plateforme rehaussée au centre de la synagogue d'où est lue la Torah.

"Le plus étonnant c'est que personne n'avait écrit auparavant sur cet enfouissement", souligne Yuval Yekutieli, et "il a fallu faire des fouilles pour le découvrir".

Car s'il est obligatoire de ne pas jeter ou détruire les textes invoquant le nom de Dieu, il est inhabituel de les enterrer à un tel endroit.

Parmi le matériel répertorié, des lettres, des contrats commerciaux et de mariage, ainsi que des ustensiles de la vie courante et des pièces de monnaie.

La synagogue commençait à tomber en ruine quand des pillards ont tenté de dérober le trésor enterré.

"La bonne nouvelle, c'est qu'une des poutres s'est effondrée, rendant l'accès impraticable", raconte l'archéologue israélien.

A 100 km d'Akka, une tentative de pillage similaire a été constatée dans la synagogue d'Aguerd Tamanart, où des fouilles ont commencé en 2021.

Cette fois, l'héritage archéologique n'était pas enterré mais caché dans un entrepôt secret derrière un mur cassé. La majorité des objets a pu être sauvée, dont 100.000 fragments de manuscrits, des amulettes, etc.

- "Précieux témoignages" -

A Aguerd Tamanart comme à Tagadirt, c'est l'architecte marocaine Salima Naji qui a conduit la restauration, en terre crue, dans le respect de la tradition de cette région aride déshéritée.

"Il y a plus de dix ans, j'avais commencé par faire la typologie de toutes les synagogues de la région. Mon expérience de réhabilitation des mosquées et des ksour (villages fortifiés) m'a aidée à mieux appréhender celle des synagogues", explique-t-elle.

A Tagadirt, les travaux sont toujours en cours. L'équipe de l'architecte s'active pour remettre sur pied le lanterneau qui apporte la lumière à l'édifice.

Un chantier vu d'un bon oeil par les habitants musulmans de l'ex-mellah: "c'est une bonne chose de ne pas laisser la synagogue à l'abandon", estime Mahjouba Oubaha, une artisane de 55 ans.

L'exploration du patrimoine judéo-marocain permet d'étudier les objets, l'habitat mais aussi le mode de vie des derniers résidents du mellah.

Orit Ouaknine a mené des entretiens avec d'anciens habitants juifs des deux villages, installés en Israël, aux Etats-Unis ou en France. "C'est une course contre la montre de recueillir ces précieux témoignages", explique l'anthropologue israélienne.

Au-delà du travail de mémoire, le géographe français David Goeury, spécialiste de la résilience des espaces oasiens et coordinateur du projet, trouve "ces lieux marginalisés extrêmement précieux pour comprendre comment réorienter aujourd'hui nos vies dans les métropoles".

J.Ayala--TFWP