The Fort Worth Press - Léonard de Vinci, fils d'une esclave, ne serait qu'à moitié italien

USD -
AED 3.673104
AFN 64.000368
ALL 81.091764
AMD 369.010403
ANG 1.789884
AOA 918.000367
ARS 1398.000104
AUD 1.3799
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.662466
BBD 2.013854
BDT 122.689218
BGN 1.668102
BHD 0.377404
BIF 2975
BMD 1
BND 1.267973
BOB 6.9098
BRL 4.914804
BSD 0.999873
BTN 94.420977
BWP 13.425192
BYN 2.825886
BYR 19600
BZD 2.010964
CAD 1.368195
CDF 2315.000362
CHF 0.776504
CLF 0.022628
CLP 890.580396
CNY 6.80075
CNH 6.796155
COP 3749.7
CRC 459.648974
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.718924
CZK 20.630304
DJF 177.720393
DKK 6.34307
DOP 59.467293
DZD 132.257352
EGP 52.72204
ERN 15
ETB 156.137601
EUR 0.848704
FJD 2.183504
FKP 0.734821
GBP 0.733745
GEL 2.680391
GGP 0.734821
GHS 11.264445
GIP 0.734821
GMD 73.000355
GNF 8773.107815
GTQ 7.634866
GYD 209.223551
HKD 7.828495
HNL 26.583478
HRK 6.39504
HTG 130.919848
HUF 300.852504
IDR 17359.5
ILS 2.901304
IMP 0.734821
INR 94.40555
IQD 1309.963492
IRR 1312900.000352
ISK 122.060386
JEP 0.734821
JMD 157.601928
JOD 0.70904
JPY 156.60604
KES 129.150385
KGS 87.420504
KHR 4012.087263
KMF 419.00035
KPW 899.950939
KRW 1462.110383
KWD 0.30769
KYD 0.833358
KZT 462.122307
LAK 21929.626969
LBP 89172.975107
LKR 321.915771
LRD 183.493491
LSL 16.405102
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.322723
MAD 9.144703
MDL 17.099822
MGA 4176.618078
MKD 52.342393
MMK 2099.606786
MNT 3578.902576
MOP 8.06268
MRU 39.968719
MUR 46.820378
MVR 15.455039
MWK 1733.612706
MXN 17.19605
MYR 3.921039
MZN 63.903729
NAD 16.405102
NGN 1359.450377
NIO 36.794016
NOK 9.20185
NPR 151.087386
NZD 1.67685
OMR 0.384491
PAB 0.999962
PEN 3.457057
PGK 4.415452
PHP 60.502504
PKR 278.66746
PLN 3.593895
PYG 6107.687731
QAR 3.654753
RON 4.430373
RSD 99.623038
RUB 74.203474
RWF 1465.941884
SAR 3.782036
SBD 8.032258
SCR 14.001038
SDG 600.503676
SEK 9.21914
SGD 1.26673
SHP 0.746601
SLE 24.603667
SLL 20969.496166
SOS 571.467429
SRD 37.399038
STD 20697.981008
STN 20.823594
SVC 8.749309
SYP 110.543945
SZL 16.394307
THB 32.207038
TJS 9.329718
TMT 3.51
TND 2.904513
TOP 2.40776
TRY 45.361304
TTD 6.776593
TWD 31.351504
TZS 2598.394038
UAH 43.92104
UGX 3746.547108
UYU 39.879308
UZS 12128.681314
VES 496.20906
VND 26308
VUV 118.026144
WST 2.704092
XAF 557.575577
XAG 0.012388
XAU 0.000212
XCD 2.70255
XCG 1.802048
XDR 0.695511
XOF 557.525817
XPF 101.364158
YER 238.603589
ZAR 16.38082
ZMK 9001.203584
ZMW 19.037864
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.9400

    1017.5

    -0.19%

  • BEL20

    -6.5600

    5463.32

    -0.12%

  • PX1

    -89.4000

    8112.57

    -1.09%

  • ISEQ

    -222.6400

    12721.67

    -1.72%

  • OSEBX

    -8.9100

    1970.28

    -0.45%

  • PSI20

    -66.6800

    9067.26

    -0.73%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.0000

    3992.65

    -0.15%

  • N150

    -9.6600

    4189.18

    -0.23%

Léonard de Vinci, fils d'une esclave, ne serait qu'à moitié italien
Léonard de Vinci, fils d'une esclave, ne serait qu'à moitié italien / Photo: © AFP

Léonard de Vinci, fils d'une esclave, ne serait qu'à moitié italien

Léonard de Vinci, auteur de la Joconde et symbole de la Renaissance, n'était en fait qu'à moitié italien, a affirmé mardi à Florence un éminent universitaire, selon lequel la mère du génie était une esclave circassienne.

Taille du texte:

Alors que jusqu'ici la mère de Léonard était présentée comme la fille d'un paysan toscan, Carlo Vecce, un spécialiste de la Renaissance et professeur à l'université de Naples, a conclu de ses recherches dans les archives de la ville de Florence que celle-ci avait une histoire bien plus tourmentée confinant au romanesque.

"C'était une femme qui a été enlevée dans son pays d'origine dans les montagnes du Caucase, vendue et revendue plusieurs fois à Constantinople puis à Venise, et elle est enfin arrivée à Florence où elle a rencontré un jeune notaire, Pierre de Vinci", a-t-il expliqué dans un entretien avec l'AFP.

"Leur fils se nomme Léonard", lâche dans un sourire celui qui s'est inspiré de ce parcours pour le moins extraordinaire pour écrire un roman racontant l'odyssée de cette femme jusqu'ici méconnue, intitulé "Le sourire de Catherine - La mère de Léonard de Vinci".

Les découvertes de cet universitaire traquant depuis des années tout ce qui touche à Léonard jettent une nouvelle lumière sur cet archétype du génie universel né en 1452 qui sillonna l'Italie pendant toute sa vie et finit par mourir en France, à Amboise, en 1519 à la cour de François 1er.

Cette théorie promet aussi de faire du bruit dans le petit monde des spécialistes de la Renaissance italienne, qui ne manqueront pas de l'examiner à la loupe.

Mais Carlo Vecce fonde ses affirmations sur toute une série de documents historiques qu'il a patiemment récoltés dans les archives. "Le plus important est un document écrit par Pierre de Vinci en personne, le père de Léonard : il s'agit de l'acte d'émancipation de Catherine", un acte notarié qui permet à cette dernière de "récupérer sa liberté et sa dignité d'être humain".

- "Esprit de liberté" -

Ce précieux document datant de 1452 a été présenté mardi au cours d'une conférence de presse au siège de la maison d'édition florentine Giunti devant un parterre de médias internationaux. Le Pr Vecce ne manque pas de souligner que c'est "donc l'homme qui a aimé Catherine quand elle était encore une esclave et qui a eu un enfant avec elle qui l'a aidée à retrouver la liberté".

Un changement radical de perspective puisque que, jusqu'ici, on considérait que Léonard était le fruit d’une relation amoureuse illégitime entre Pierre de Vinci et une jeune paysanne toscane nommée Caterina di Meo Lippi.

Pour Carlo Vecce, les tribulations de sa mère esclave et "migrante" ont évidemment eu un impact sur l’œuvre du génial Léonard, auquel Catherine a laissé "un héritage important et avant tout l'esprit de liberté" qui "inspire toute son œuvre scientifique et intellectuelle".

Léonard de Vinci fait en effet partie des artistes de son époque dits "polymathes" : il maîtrise plusieurs disciplines comme la sculpture, le dessin, la musique et la peinture, qu'il place au sommet des arts, et bien sûr les sciences. Dans le domaine de la recherche scientifique, "rien ne l'arrête", commente le Pr Vecce.

L'histoire de la mère de ce totem de la culture universelle telle que racontée par cet enthousiaste universitaire semble presque trop belle pour être vraie.

Et pourtant cette théorie "est de loin la plus convaincante", tranche Paolo Galluzzi, un historien spécialiste de Léonard et membre de la prestigieuse académie scientifique des Lincei de Rome, interrogé par l'AFP à Florence et qui met en avant la qualité des documents fournis par son collègue. "Il subsiste bien sûr un minimum de doutes, parce que nous ne pouvons pas prouver (cette théorie) par un examen d'ADN", concède-t-il.

Même si lui-même n'est pas si surpris que cela : cette période historique marque "le début de la modernité, des échanges entre peuples, cultures et civilisations qui ont donné naissance au monde moderne".

("Il sorriso di Caterina - La madre di Leonardo" de Carlo Vecce - Editions Giunti)

F.Garcia--TFWP