The Fort Worth Press - Carlos Saura, du réalisme social au flamenco

USD -
AED 3.6725
AFN 64.000071
ALL 82.507456
AMD 367.703735
ANG 1.790403
AOA 917.486806
ARS 1481.204487
AUD 1.455583
AWG 1.8
AZN 1.702518
BAM 1.713097
BBD 2.011903
BDT 123.11735
BGN 1.69088
BHD 0.37663
BIF 2971.783429
BMD 1
BND 1.292103
BOB 6.917906
BRL 5.173975
BSD 0.998945
BTN 94.390722
BWP 13.575192
BYN 2.897008
BYR 19600
BZD 2.009013
CAD 1.42389
CDF 2274.999746
CHF 0.809855
CLF 0.023433
CLP 922.240245
CNY 6.79395
CNH 6.794015
COP 3444.75
CRC 453.094276
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.581777
CZK 21.29395
DJF 177.883078
DKK 6.56346
DOP 59.402385
DZD 133.344161
EGP 49.318599
ERN 15
ETB 161.045542
EUR 0.87812
FJD 2.24975
FKP 0.75464
GBP 0.75585
GEL 2.640095
GGP 0.75464
GHS 11.298312
GIP 0.75464
GMD 73.505896
GNF 8757.385047
GTQ 7.621225
GYD 208.956139
HKD 7.842625
HNL 26.733762
HRK 6.615302
HTG 130.560263
HUF 311.496947
IDR 17901.8
ILS 2.983605
IMP 0.75464
INR 94.644501
IQD 1308.597856
IRR 1376000.0002
ISK 126.459561
JEP 0.75464
JMD 157.289691
JOD 0.709016
JPY 162.355504
KES 129.450268
KGS 87.450264
KHR 4016.834619
KMF 431.999871
KPW 900.00035
KRW 1548.204971
KWD 0.30975
KYD 0.832454
KZT 485.019949
LAK 22404.211245
LBP 89452.529331
LKR 335.883613
LRD 181.802256
LSL 16.412646
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.417595
MAD 9.36107
MDL 17.65605
MGA 4250.809125
MKD 54.129403
MMK 2099.487458
MNT 3582.059186
MOP 8.069687
MRU 39.866691
MUR 47.189577
MVR 15.45991
MWK 1732.206908
MXN 17.492503
MYR 4.072201
MZN 63.849923
NAD 16.412646
NGN 1380.330343
NIO 36.762097
NOK 9.958035
NPR 151.021499
NZD 1.770775
OMR 0.384501
PAB 0.998971
PEN 3.411304
PGK 4.385719
PHP 61.271501
PKR 277.769934
PLN 3.766495
PYG 6083.007432
QAR 3.641301
RON 4.604802
RSD 103.084981
RUB 76.98988
RWF 1466.390474
SAR 3.752458
SBD 8.065041
SCR 13.42013
SDG 600.518606
SEK 9.737355
SGD 1.294798
SHP 0.746601
SLE 24.803463
SLL 20969.503664
SOS 570.895539
SRD 37.494501
STD 20697.981008
STN 21.459979
SVC 8.74059
SYP 110.532098
SZL 16.408648
THB 33.282006
TJS 9.260125
TMT 3.51
TND 2.958885
TOP 2.40776
TRY 46.658977
TTD 6.790721
TWD 31.854498
TZS 2628.473028
UAH 44.832941
UGX 3661.287144
UYU 40.195503
UZS 12039.275454
VES 622.24352
VND 26310
VUV 119.95305
WST 2.78094
XAF 574.561715
XAG 0.017427
XAU 0.000251
XCD 2.70255
XCG 1.800321
XDR 0.71457
XOF 574.541585
XPF 104.460551
YER 238.60124
ZAR 16.46094
ZMK 9001.203007
ZMW 18.085232
ZWL 321.999592
  • AEX

    6.7100

    1072.09

    +0.63%

  • BEL20

    37.7500

    5757.22

    +0.66%

  • PX1

    20.0800

    8387.59

    +0.24%

  • ISEQ

    16.5700

    13824.75

    +0.12%

  • OSEBX

    0.1900

    1906.6

    +0.01%

  • PSI20

    -12.8200

    9146.75

    -0.14%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    1.7100

    4288.95

    +0.04%

  • N150

    18.5800

    4146.46

    +0.45%

Carlos Saura, du réalisme social au flamenco
Carlos Saura, du réalisme social au flamenco / Photo: © AFP/Archives

Carlos Saura, du réalisme social au flamenco

Figure du cinéma européen, le réalisateur espagnol Carlos Saura, qui est décédé vendredi à l'âge de 91 ans, a d'abord placé son œuvre sous le signe du réalisme social avant de privilégier des films musicaux, notamment sur le flamenco.

Taille du texte:

Prolifique, Carlos Saura était un cinéaste du jeu et de l'imaginaire, à l'esthétique sophistiquée, au style à la fois lyrique et documentaire, centré sur le sort des plus démunis. Il a souvent dépeint des personnages issus de la bourgeoisie, tourmentés par leur passé, flottant entre réalité et fantasmes.

Mais à partir de la mort de Franco (1975) et la transition démocratique qui a suivi, ce fou de musique et de danse est progressivement passé à autre chose : des hymnes d'amour au tango et au fado, au folklore argentin et à la jota, danse de son Aragon natal, à l'opéra et, surtout, à son cher flamenco, devenant, un peu malgré lui, un ambassadeur de la culture espagnole.

Il était né le 4 janvier 1932 à Huesca (nord) dans une famille d'artistes : sa mère était pianiste et son frère, Antonio, est devenu un peintre célèbre. Adolescent, il se passionne pour la photo, puis suit des études de cinéma.

En 1966, il obtient sa première reconnaissance internationale (Ours d'argent pour "La Chasse" au Festival de Berlin). Il réalise ensuite "Peppermint frappé" (1967, encore primé à Berlin l'année suivante), première collaboration (sur neuf au total) de Carlos Saura avec Geraldine Chaplin, qui deviendra sa muse et la mère d'un de ses enfants.

D'une difficulté - contourner la censure franquiste -, il fait un atout : avec force métaphores, ellipses et images symboliques, il s'attaque aux piliers du régime que sont l'église, l'armée et la famille, dans "Le Jardin des délices" (1970) ou "Anna et les loups" (1972). A cette époque, il tourne aussi des drames à succès comme "La Madriguera" (1969) ou "La cousine Angélique" (1974), prix du jury du Festival de Cannes.

- Trilogie flamenca -

En 1975, il réalise le funèbre et somptueux "Cria Cuervos", prix du jury à Cannes, nommé au César du meilleur film étranger. Une enfant vit dans une atmosphère irrespirable, à l'image de la dictature qui asphyxie son pays. Elle résiste, grâce au monde fantasmagorique qu'elle s'est inventé. Une des chansons du film, "Porque te vas", interprétée par Jeanette, devient un tube international, notamment en France.

Carlos Saura revisite ensuite ses thèmes favoris de la mémoire et de la mort avec "Elisa, mon amour" (1977) ou "Maman fête ses cent ans", conte cruel sur les névroses de la société post-franquiste, nommé à l'Oscar 79 du meilleur film étranger.

Dans les années 1980, il enchaîne une trilogie flamenca avec "Noces de sang", "Carmen" et "L'Amour sorcier", où le grand danseur Antonio Gades crève l'écran. Ensuite, lors de la décennie suivante, il réalise "Sevillanas", "Flamenco" et "Tango".

"Lors de la nomination de +Carmen+ aux Oscars, j'ai rencontré à Hollywood Robert Wise, le réalisateur de +West Side Story+, qui me disait que j'étais en train d'inventer un nouveau type de films musicaux, car ce ne sont ni des fictions, ni des documentaires", disait-il alors au site CineEspagne. "Oui, je suis un cinéaste heureux. J’ai fait toute ma vie les films que je voulais faire", assurait-il en 2017 à Télérama.

En 2002, il met en scène la danseuse Aida Gomez dans "Salomé" et, en 2010, livre une adaptation historique avec "Don Giovanni, naissance d'un opéra".

Il revient parfois au film dramatique avec "Ay, Carmela!" (Goya du meilleur réalisateur 91), puis "Goya à Bordeaux" (1999) ou "Le septième jour" (2004), tiré d'un fait divers sanglant dans l'Espagne rurale.

Photographe depuis toujours, Carlos Saura, plusieurs fois marié et père de plusieurs enfants, avait collaboré à de nombreux magazines spécialisés et participé à de nombreuses expositions.

Il avait mis en scène le film officiel des Jeux olympiques de Barcelone en 1992, "Marathon".

J.M.Ellis--TFWP