The Fort Worth Press - Carlos Saura, du réalisme social au flamenco

USD -
AED 3.67305
AFN 63.500068
ALL 79.869835
AMD 363.460172
ANG 1.790365
AOA 917.000203
ARS 1514.226905
AUD 1.406084
AWG 1.80125
AZN 1.698292
BAM 1.706252
BBD 2.014735
BDT 122.843521
BGN 1.683441
BHD 0.376975
BIF 3000
BMD 1
BND 1.274916
BOB 11.003708
BRL 5.1092
BSD 1.000301
BTN 95.56554
BWP 13.547596
BYN 3.03039
BYR 19600
BZD 2.011865
CAD 1.40745
CDF 2311.000191
CHF 0.820965
CLF 0.023993
CLP 947.430113
CNY 6.699799
CNH 6.69874
COP 3209.17
CRC 446.324973
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.197131
CZK 21.2815
DJF 177.719993
DKK 6.534525
DOP 59.250224
DZD 133.913705
EGP 51.547653
ERN 15
ETB 161.774656
EUR 0.87414
FJD 2.238205
FKP 0.747949
GBP 0.749995
GEL 2.595024
GGP 0.747949
GHS 11.570347
GIP 0.747949
GMD 73.497903
GNF 8757.500575
GTQ 7.633554
GYD 209.220461
HKD 7.843945
HNL 26.851323
HRK 6.587804
HTG 130.739368
HUF 316.359501
IDR 17826
ILS 3.014602
IMP 0.747949
INR 95.55785
IQD 1310.441394
IRR 1374849.999988
ISK 120.979944
JEP 0.747949
JMD 157.757218
JOD 0.70898
JPY 157.369501
KES 129.450262
KGS 87.450258
KHR 4052.000124
KMF 430.000514
KPW 900.000318
KRW 1357.790866
KWD 0.308601
KYD 0.833584
KZT 447.358319
LAK 22408.7241
LBP 89579.323882
LKR 329.228662
LRD 173.059223
LSL 16.226232
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.376417
MAD 9.55311
MDL 17.590327
MGA 4381.243184
MKD 53.670431
MMK 2099.019807
MNT 3596.806502
MOP 8.081186
MRU 40.053042
MUR 47.659781
MVR 15.459923
MWK 1734.612868
MXN 17.3004
MYR 4.075198
MZN 63.898252
NAD 16.225949
NGN 1323.820074
NIO 36.815543
NOK 9.446275
NPR 152.891351
NZD 1.74708
OMR 0.384488
PAB 1.000305
PEN 3.379266
PGK 4.456251
PHP 62.566032
PKR 277.214494
PLN 3.80185
PYG 5952.427688
QAR 3.636364
RON 4.612503
RSD 102.621036
RUB 84.248932
RWF 1476.460299
SAR 3.755168
SBD 8.026013
SCR 13.776759
SDG 601.502952
SEK 9.84912
SGD 1.27545
SHP 0.74758
SLE 24.64972
SLL 20969.491881
SOS 571.640424
SRD 37.739709
STD 20697.981008
STN 21.373953
SVC 8.752852
SYP 13002.000254
SZL 16.221592
THB 33.140026
TJS 9.227964
TMT 3.5
TND 2.947861
TOP 2.40776
TRY 48.819499
TTD 6.797006
TWD 31.686599
TZS 2645.003045
UAH 44.815682
UGX 3901.400648
UYU 40.165583
UZS 11818.48716
VES 851.341299
VND 26015
VUV 118.301728
WST 2.751033
XAF 573.398087
XAG 0.014921
XAU 0.000229
XCD 2.702551
XCG 1.802851
XDR 0.707052
XOF 573.398087
XPF 104.043167
YER 236.550186
ZAR 16.196498
ZMK 9001.201861
ZMW 19.481788
ZWL 321.999592
SSP 5712.529845
MXV 1.960886
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Carlos Saura, du réalisme social au flamenco
Carlos Saura, du réalisme social au flamenco / Photo: © AFP/Archives

Carlos Saura, du réalisme social au flamenco

Figure du cinéma européen, le réalisateur espagnol Carlos Saura, qui est décédé vendredi à l'âge de 91 ans, a d'abord placé son œuvre sous le signe du réalisme social avant de privilégier des films musicaux, notamment sur le flamenco.

Taille du texte:

Prolifique, Carlos Saura était un cinéaste du jeu et de l'imaginaire, à l'esthétique sophistiquée, au style à la fois lyrique et documentaire, centré sur le sort des plus démunis. Il a souvent dépeint des personnages issus de la bourgeoisie, tourmentés par leur passé, flottant entre réalité et fantasmes.

Mais à partir de la mort de Franco (1975) et la transition démocratique qui a suivi, ce fou de musique et de danse est progressivement passé à autre chose : des hymnes d'amour au tango et au fado, au folklore argentin et à la jota, danse de son Aragon natal, à l'opéra et, surtout, à son cher flamenco, devenant, un peu malgré lui, un ambassadeur de la culture espagnole.

Il était né le 4 janvier 1932 à Huesca (nord) dans une famille d'artistes : sa mère était pianiste et son frère, Antonio, est devenu un peintre célèbre. Adolescent, il se passionne pour la photo, puis suit des études de cinéma.

En 1966, il obtient sa première reconnaissance internationale (Ours d'argent pour "La Chasse" au Festival de Berlin). Il réalise ensuite "Peppermint frappé" (1967, encore primé à Berlin l'année suivante), première collaboration (sur neuf au total) de Carlos Saura avec Geraldine Chaplin, qui deviendra sa muse et la mère d'un de ses enfants.

D'une difficulté - contourner la censure franquiste -, il fait un atout : avec force métaphores, ellipses et images symboliques, il s'attaque aux piliers du régime que sont l'église, l'armée et la famille, dans "Le Jardin des délices" (1970) ou "Anna et les loups" (1972). A cette époque, il tourne aussi des drames à succès comme "La Madriguera" (1969) ou "La cousine Angélique" (1974), prix du jury du Festival de Cannes.

- Trilogie flamenca -

En 1975, il réalise le funèbre et somptueux "Cria Cuervos", prix du jury à Cannes, nommé au César du meilleur film étranger. Une enfant vit dans une atmosphère irrespirable, à l'image de la dictature qui asphyxie son pays. Elle résiste, grâce au monde fantasmagorique qu'elle s'est inventé. Une des chansons du film, "Porque te vas", interprétée par Jeanette, devient un tube international, notamment en France.

Carlos Saura revisite ensuite ses thèmes favoris de la mémoire et de la mort avec "Elisa, mon amour" (1977) ou "Maman fête ses cent ans", conte cruel sur les névroses de la société post-franquiste, nommé à l'Oscar 79 du meilleur film étranger.

Dans les années 1980, il enchaîne une trilogie flamenca avec "Noces de sang", "Carmen" et "L'Amour sorcier", où le grand danseur Antonio Gades crève l'écran. Ensuite, lors de la décennie suivante, il réalise "Sevillanas", "Flamenco" et "Tango".

"Lors de la nomination de +Carmen+ aux Oscars, j'ai rencontré à Hollywood Robert Wise, le réalisateur de +West Side Story+, qui me disait que j'étais en train d'inventer un nouveau type de films musicaux, car ce ne sont ni des fictions, ni des documentaires", disait-il alors au site CineEspagne. "Oui, je suis un cinéaste heureux. J’ai fait toute ma vie les films que je voulais faire", assurait-il en 2017 à Télérama.

En 2002, il met en scène la danseuse Aida Gomez dans "Salomé" et, en 2010, livre une adaptation historique avec "Don Giovanni, naissance d'un opéra".

Il revient parfois au film dramatique avec "Ay, Carmela!" (Goya du meilleur réalisateur 91), puis "Goya à Bordeaux" (1999) ou "Le septième jour" (2004), tiré d'un fait divers sanglant dans l'Espagne rurale.

Photographe depuis toujours, Carlos Saura, plusieurs fois marié et père de plusieurs enfants, avait collaboré à de nombreux magazines spécialisés et participé à de nombreuses expositions.

Il avait mis en scène le film officiel des Jeux olympiques de Barcelone en 1992, "Marathon".

J.M.Ellis--TFWP