The Fort Worth Press - Kookaï en redressement judiciaire, nouveau choc dans le secteur du prêt-à-porter

USD -
AED 3.672496
AFN 63.999946
ALL 82.701948
AMD 368.567302
ANG 1.790403
AOA 917.501015
ARS 1481.277699
AUD 1.452454
AWG 1.8
AZN 1.691543
BAM 1.717113
BBD 2.016628
BDT 123.405955
BGN 1.69088
BHD 0.377521
BIF 2978.80186
BMD 1
BND 1.295154
BOB 6.934122
BRL 5.174299
BSD 1.001291
BTN 94.610326
BWP 13.607431
BYN 2.903787
BYR 19600
BZD 2.013731
CAD 1.42333
CDF 2275.000306
CHF 0.809405
CLF 0.023451
CLP 922.94991
CNY 6.79395
CNH 6.794015
COP 3451.32
CRC 454.166337
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.808179
CZK 21.283105
DJF 178.300835
DKK 6.55953
DOP 59.542936
DZD 133.230379
EGP 49.222303
ERN 15
ETB 161.42659
EUR 0.87745
FJD 2.24775
FKP 0.75464
GBP 0.755495
GEL 2.640003
GGP 0.75464
GHS 11.324797
GIP 0.75464
GMD 73.500235
GNF 8777.759731
GTQ 7.639124
GYD 209.445964
HKD 7.841625
HNL 26.796077
HRK 6.613103
HTG 130.86746
HUF 311.49301
IDR 17906.55
ILS 2.988096
IMP 0.75464
INR 94.6925
IQD 1311.642362
IRR 1375999.999566
ISK 126.370326
JEP 0.75464
JMD 157.663234
JOD 0.709019
JPY 162.310467
KES 129.499807
KGS 87.449854
KHR 4026.28587
KMF 431.999984
KPW 900.00035
KRW 1550.330137
KWD 0.30975
KYD 0.834394
KZT 486.150496
LAK 22456.8273
LBP 89662.607657
LKR 336.672432
LRD 182.225227
LSL 16.451191
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.432666
MAD 9.383014
MDL 17.697515
MGA 4260.717641
MKD 54.126801
MMK 2099.487458
MNT 3582.059186
MOP 8.088461
MRU 39.961019
MUR 47.19024
MVR 15.459789
MWK 1736.244633
MXN 17.455702
MYR 4.079502
MZN 63.850079
NAD 16.451191
NGN 1382.872936
NIO 36.847627
NOK 9.910735
NPR 151.378829
NZD 1.768085
OMR 0.384508
PAB 1.001313
PEN 3.4193
PGK 4.395923
PHP 61.339011
PKR 278.424712
PLN 3.76984
PYG 6097.293311
QAR 3.649852
RON 4.602399
RSD 102.985006
RUB 77.857202
RWF 1469.87296
SAR 3.761271
SBD 8.065041
SCR 13.756674
SDG 600.503778
SEK 9.72828
SGD 1.294605
SHP 0.746601
SLE 24.806597
SLL 20969.503664
SOS 572.251341
SRD 37.494503
STD 20697.981008
STN 21.509908
SVC 8.760963
SYP 110.532098
SZL 16.447328
THB 33.206497
TJS 9.281669
TMT 3.51
TND 2.965834
TOP 2.40776
TRY 46.660445
TTD 6.806669
TWD 31.836502
TZS 2625.003018
UAH 44.937446
UGX 3669.869755
UYU 40.289551
UZS 12067.550186
VES 622.24352
VND 26311
VUV 119.95305
WST 2.78094
XAF 575.901002
XAG 0.017427
XAU 0.000251
XCD 2.70255
XCG 1.804518
XDR 0.716236
XOF 575.89089
XPF 104.705423
YER 238.601353
ZAR 16.38593
ZMK 9001.204982
ZMW 18.127705
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.3300

    1075.69

    +0.97%

  • BEL20

    53.1900

    5772.31

    +0.93%

  • PX1

    47.7000

    8415.39

    +0.57%

  • ISEQ

    78.7000

    13886.25

    +0.57%

  • OSEBX

    5.5300

    1911.94

    +0.29%

  • PSI20

    14.6600

    9174.57

    +0.16%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    1.7100

    4288.95

    +0.04%

  • N150

    31.7800

    4159.61

    +0.77%

Kookaï en redressement judiciaire, nouveau choc dans le secteur du prêt-à-porter
Kookaï en redressement judiciaire, nouveau choc dans le secteur du prêt-à-porter / Photo: © AFP/Archives

Kookaï en redressement judiciaire, nouveau choc dans le secteur du prêt-à-porter

Moins de cinq mois après la liquidation judiciaire subite de Camaïeu et alors que le Groupe Go Sport est dans la tourmente, Kookaï a annoncé mercredi son placement en redressement judiciaire dû "aux difficultés économiques que rencontre le secteur du prêt-à-porter en Europe, que la crise du Covid-19 n'a fait qu'accentuer".

Taille du texte:

Le redressement judiciaire devant le tribunal de commerce de Paris "n'est pas une fin en soi" mais "une opportunité de rebondir et d'assainir (notre) situation financière", selon un communiqué de la marque qui a inventé les "Kookaïettes", "ces jeunes femmes impertinentes et cruelles avec les hommes", présentées dans des campagnes de pub remarquées.

Pour le moment, rien ne change pour les 121 boutiques françaises et ses 320 salariés, durant cette procédure destinée à permettre la poursuite de l'activité de l'entreprise, le maintien de l'emploi et l'apurement du passif, grâce à la désignation d'un mandataire judiciaire pour administrer tout ou partie de l'entreprise.

Kookaï a "manqué cruellement de moyens et de soutien des banques" pendant la pandémie, a regretté la marque de prêt-à-porter, évoquant notamment deux refus de Prêt garanti par l'Etat (PGE).

Créée en France en 1983, la marque a "fait le buzz médiatique (...) et séduit une clientèle de consommatrices de 15-16 ans", qui lui est restée fidèle par la suite, a expliqué à l'AFP la direction marketing de Kookaï.

Elle s'est ensuite développée en Australie dans les années 2000 et a été rachetée en 2017 par l'homme d'affaires australien Rob Cromb au groupe Vivarte (qui comprenait alors Caroll, Minelli, La Halle, Naf Naf, Chevignon...), liquidé en 2021.

En Australie, positionnée plutôt "sur du haut de gamme", Kookaï "cartonne" avec 800.000 followers sur Instagram, a encore affirmé la direction marketing.

L'objectif était d'insuffler ce renouveau en France mais "on a manqué de moyens", sans compter que Rob Cromb a racheté à Vivarte une entreprise qui souffrait "d'une énorme dette sociale", a-t-elle poursuivi.

En 2022, Kookaï affichait un chiffre d'affaires de 45 millions d'euros, en hausse de 18% par rapport à 2021, mais en baisse de 25% par rapport à 2019.

- Sortie de pandémie difficile -

Pour le secteur de l'habillement, la sortie de la pandémie ne signifie pas un retour à la situation d'avant Covid-19 : les ventes restent en 2022 près de 10% inférieures à leur niveau de 2019, avait expliqué en septembre à l'AFP Gildas Minvielle, directeur de l'observatoire économique de l'Institut Français de la Mode (IFM).

"Ces nouvelles qui se succèdent sont toujours des chocs car ce sont beaucoup d'emplois concernés", a réagi mercredi auprès de l'AFP le directeur de l'observatoire économique de l'IFM, rappelant les "difficultés du milieu de gamme, qui a beaucoup d'acteurs et pour qui il est difficile de se démarquer".

En outre, le secteur reste très touché en France par la liquidation judiciaire subite de Camaïeu fin septembre, qui a mené au licenciement de 2.100 salariés.

Il a de plus en plus du mal à accuser les coups. D'autres grandes marques subissent en effet des secousses comme le Groupe Go Sport, la holding de l'enseigne spécialisée dans le sport, déclaré mi-janvier en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Grenoble.

Vendredi, les élus du personnel de l'enseigne de prêt-à-porter Gap France ont exercé leur droit d'alerte afin d'obtenir des informations sur la situation de leur entreprise, rachetée en 2021 pour un euro par le groupe HPB (Hermione, People & Brands), qui a annoncé la revendre à Go Sport.

F.Carrillo--TFWP