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La SNCF a de nouveau été interpellée jeudi sur sa gestion des cas d'animaux domestiques échappés sur les voies au départ des trains, au lendemain de la mort d'un chat dans une gare parisienne.
La société ferroviaire avait mis en place l'an dernier le principe d'un retard maximum de 20 minutes au départ d'un train pour permettre de récupérer un animal de compagnie sur des voies, après l'écrasement médiatisé du chat Neko début 2023 en gare de Paris-Montparnasse.
"Après avoir immobilisé le train concerné ainsi que celui d'à côté pendant plus de trente minutes, une vingtaine d'agents, personnel de la gare, équipes du train, pompiers et forces de l'ordre, se sont mobilisés sans relâche pour tenter de retrouver le chat", explique SNCF Voyageurs dans un message publié jeudi sur X et adressé au propriétaire de l'animal, Olivier Benkemoun, un journaliste de la chaîne CNews.
"Malgré tous ces efforts, nous avons dû faire redémarrer le train à très faible allure tout en poursuivant les recherches", ajoute la filiale du groupe SNCF chargée du transport ferroviaire de voyageurs.
Sollicité jeudi par l'AFP, un porte-parole de SNCF Voyageurs a rappelé qu'"il est impossible de descendre sur les voies pour des raisons de sécurité, sauf à risquer des conséquences en cascade" dans le fonctionnement de la gare.
Olivier Benkemoun avait annoncé mercredi dans un message publié sur X la mort de son chat, Gina, "décapitée par un train SNCF" Gare de Lyon, à Paris, jugeant trop court le délai de 20 minutes.
Le propriétaire du chat a déposé plainte au commissariat de la gare mercredi, estimant que la SNCF n'a "pas tout fait" pour sauver son animal, a-t-il expliqué à l'AFP.
"J'étais à plat ventre sur le quai, un policier s'est accroupi, mais vous êtes seul à essayer de sauver votre animal, le +protocole Neko+ n'est pas assez poussé," a-t-il estimé, espérant que sa démarche permette de "faire que ce protocole soit plus efficace".
La Fondation de défense des animaux 30 Millions d'Amis plaide aussi pour que SNCF Voyageurs rallonge ce délai et affirme sur X avoir l'intention d'"explorer toutes les voies juridiques" en ce sens.
La Fondation Brigitte Bardot a annoncé son intention de se porter partie civile pour appuyer la plainte, pour fait d'"atteinte involontaire à la vie ou à l'intégrité d'un animal".
Le "protocole Neko", mis en place en 2025 "est une évolution, mais 20 minutes c'est trop court. Nous voulons attirer l'attention sur le fait que ce procole n'est pas optimal, on peut l'améliorer," a assuré à l'AFP sa directrice des affaires publiques, Adriana Oancea Negro.
Le propriétaire d'un animal paie aussi un billet pour lui, "c'est un passager, pas une marchandise", a-t-elle ajouté.
Les deux associations ont écrit, chacune de leur côté, au PDG de la SNCF Jean Castex pour lui proposer leur aide afin de travailler à "des procédures "plus protectrices".
En 2023, les maîtresses de Neko, une mère et sa fille, et des associations de défense de la cause animale avaient poursuivi en justice SNCF Voyageurs. L'entreprise publique avait été reconnue coupable de "négligence" et condamnée à verser 1.000 euros à chacune d'elles pour préjudice moral, avant que la compagnie ne soit relaxée en appel.
Malgré leurs demandes pour retarder le départ, le train Paris-Bordeaux était parti en écrasant Neko qui, selon la SNCF, n'était "pas visible". Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Gérald Darmanin, s'était dit "particulièrement choqué"; le ministre des Transports Clément Beaune avait officiellement écrit au PDG de la SNCF.
M.Cunningham--TFWP