The Fort Worth Press - En Corse, funérailles d'Yvan Colonna, indépendantiste condamné pour l'assassinat d'un préfet

USD -
AED 3.673028
AFN 63.496569
ALL 80.613613
AMD 362.984224
ANG 1.790365
AOA 917.999692
ARS 1519.901701
AUD 1.42505
AWG 1.80075
AZN 1.698309
BAM 1.719362
BBD 2.013934
BDT 123.259913
BGN 1.683441
BHD 0.376975
BIF 3012.118628
BMD 1
BND 1.279555
BOB 12.083357
BRL 5.191803
BSD 0.99989
BTN 95.896685
BWP 13.671269
BYN 3.043562
BYR 19600
BZD 2.011077
CAD 1.415401
CDF 2310.000113
CHF 0.828925
CLF 0.02439
CLP 963.039763
CNY 6.71135
CNH 6.718915
COP 3358.43
CRC 454.603398
CUC 1
CUP 23.997046
CVE 96.934985
CZK 21.442996
DJF 178.062622
DKK 6.571065
DOP 59.421086
DZD 133.650372
EGP 51.768403
ERN 15
ETB 163.328249
EUR 0.87903
FJD 2.24725
FKP 0.756753
GBP 0.756515
GEL 2.615031
GGP 0.756753
GHS 11.588419
GIP 0.756753
GMD 73.50184
GNF 8793.962118
GTQ 7.636078
GYD 209.201637
HKD 7.84336
HNL 26.835755
HRK 6.622398
HTG 130.857718
HUF 320.970507
IDR 17923.1
ILS 3.041198
IMP 0.756753
INR 95.880547
IQD 1309.861322
IRR 1374574.999744
ISK 120.609973
JEP 0.756753
JMD 157.698783
JOD 0.709042
JPY 158.228992
KES 129.704195
KGS 87.449702
KHR 4067.745948
KMF 432.999759
KPW 900.000318
KRW 1361.339667
KWD 0.30877
KYD 0.83322
KZT 441.682088
LAK 22412.209177
LBP 89544.067871
LKR 330.008835
LRD 171.983174
LSL 16.425661
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.394922
MAD 9.573588
MDL 17.793016
MGA 4383.315971
MKD 54.087199
MMK 2099.49869
MNT 3598.832458
MOP 8.077009
MRU 40.026198
MUR 47.51026
MVR 15.44991
MWK 1733.809819
MXN 17.7139
MYR 4.0776
MZN 63.909632
NAD 16.425805
NGN 1326.359932
NIO 36.800485
NOK 9.524079
NPR 153.437218
NZD 1.766455
OMR 0.384499
PAB 0.999899
PEN 3.387384
PGK 4.454545
PHP 62.59202
PKR 277.045789
PLN 3.847155
PYG 5925.404954
QAR 3.644699
RON 4.636806
RSD 103.212021
RUB 84.999626
RWF 1479.316211
SAR 3.762907
SBD 8.000512
SCR 13.883493
SDG 601.500356
SEK 9.918977
SGD 1.278945
SHP 0.755002
SLE 24.649572
SLL 20969.491881
SOS 571.436107
SRD 37.695014
STD 20697.981008
STN 21.538651
SVC 8.748896
SYP 13002.000254
SZL 16.42205
THB 33.428504
TJS 9.214019
TMT 3.51
TND 2.957763
TOP 2.40776
TRY 48.965902
TTD 6.800789
TWD 31.752503
TZS 2653.748001
UAH 45.01655
UGX 3924.343855
UYU 40.061362
UZS 11808.195936
VES 852.43145
VND 25977.5
VUV 118.506411
WST 2.765483
XAF 576.605818
XAG 0.015728
XAU 0.000234297389
XCD 2.70255
XCG 1.801982
XDR 0.707052
XOF 576.605818
XPF 104.842574
YER 236.64979
ZAR 16.40044
ZMK 9001.198545
ZMW 19.448767
ZWL 321.999592
SSP 5712.5919
MXV 2.007372
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

En Corse, funérailles d'Yvan Colonna, indépendantiste condamné pour l'assassinat d'un préfet
En Corse, funérailles d'Yvan Colonna, indépendantiste condamné pour l'assassinat d'un préfet

En Corse, funérailles d'Yvan Colonna, indépendantiste condamné pour l'assassinat d'un préfet

Elus locaux, habitants, militants nationalistes: à Cargèse, en Corse, des centaines de personnes sont venues dire adieu vendredi à Yvan Colonna, l'enfant du pays, mortellement agressé par un codétenu dans la prison où il purgeait sa peine pour l'assassinat du préfet Claude Erignac.

Taille du texte:

Parmi la foule massée en silence devant l'église qui sonnait le glas, ou à pied derrière le convoi, plusieurs personnalités de l'île: Gilles Simeoni, le président autonomiste du Conseil exécutif, Jean-Guy Talamoni, l'ex-président indépendantiste de l'assemblée de Corse, ou encore Charles Pieri, ex-leader présumé du Front de libération nationale de la Corse (FLNC), un mouvement qui a récemment menacé de reprendre la lutte armée.

Sur le grand olivier face à l'église ocre, aux balcons de plusieurs maisons voisines, ou encore tenu à bout de bras, plusieurs "banderas", ce drapeau corse frappé de la tête de Maure, flottent dans la brise. Mais aussi un drapeau breton et un basque. Le bleu-blanc-rouge est par contre invisible: "Le drapeau français, vous n'allez pas le voir aujourd'hui", lance un homme au crâne rasé à un journaliste, "il est persona non grata".

Sur une plaque de bois, à côté de la porte de l'église, un visage au pochoir: celui d'Yvan Colonna. Ici, les gens le voient comme l'enfant du pays, mort à 61 ans lundi des suites de son agression à la prison d'Arles (Bouches-du-Rhône) le 2 mars. Pas comme l'homme condamné par trois fois à la perpétuité pour l'exécution par balles du préfet Erignac, en février 1998 à Ajaccio. Un crime qu'il a toujours nié.

Après son arrivée au village et un passage devant la maison familiale des Colonna, le convoi est passé "devant le champ d'oliviers (qu'Yvan) avait dû abandonner un jour de mai 1999" pour tenter d'échapper à son arrestation, comme l'avait annoncé l'avis de décès, en langue corse. Il est arrivé sur la place de l'Eglise vers 15H30.

- "Que son île soit respectée" -

La cérémonie religieuse dans l'église latine, face à l'autre église du village, grecque celle-là, sera dirigée par Antoine Forget, le père "Tony". L'homélie sera lue par Pierre-Jean Franceschi, un ami de la famille Colonna, diacre et ex-aumônier de la prison corse de Borgo.

Puis ce sera l'inhumation, dans le minuscule cimetière à l'entrée de Cargèse dédié aux "familles Colonna", comme l'indique une plaque de marbre gris à l'entrée. Un drapeau corse est déjà posé au-dessus du caveau qui accueillera la dépouille du militant indépendantiste.

Christine Flori, 69 ans, visiteuse de prison, tenait à être là, pour dire adieu à celui qu'elle a rencontré une fois par mois pendant 12 ans: "Yvan, il voulait vraiment revenir dans son île, pour que son île vive, soit respectée. Il voulait revenir dans sa bergerie et qu'on le laisse tranquille", insiste-t-elle au sujet de cet homme qu'elle considère comme innocent.

En témoignage de "solidarité", le parti autonomiste Femu a Corsica, de Gilles Simeoni, avait appelé à mettre tous les drapeaux en berne, à observer une minute de silence à 15h00. La mise en berne mardi par la collectivité de Corse des trois drapeaux --corse, français et européen-- ornant sa façade avait pourtant été dénoncée comme "une faute" par le président-candidat Emmanuel Macron.

- "Insulte" -

Jeudi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin y avait vu lui "une sorte d'insulte pour la famille Erignac, pour l'Etat français, pour les représentants de l'Etat".

L'agression d'Yvan Colonna, par un détenu condamné pour "association de malfaiteurs terroriste", alors qu'il demandait depuis des années à purger sa peine en Corse, a soulevé une vague de colère dans l'île. Le drame a aussi fait ressurgir la question de l'autonomie pour cette île-région de 340.000 habitants.

Au plus fort de la mobilisation contre l'"Etat français assassin", principal slogan des protestataires, 7.000 personnes selon les autorités, 15.000 selon les organisateurs, ont manifesté à Bastia, le 13 mars. Loin cependant des 40.000 qui avaient envahi les rues corses pour exprimer leur choc après l'assassinat du préfet Erignac.

Gérald Darmanin, venu trois jours en Corse mi-mars, s'est engagé à ouvrir des discussions "vers un statut d'autonomie restant à préciser". Une démarche qui a jusque là permis de ramener le calme.

J.M.Ellis--TFWP