The Fort Worth Press - Blocage des lycées : 564 établissements perturbés, les organisations syndicales appellent à poursuivre le mouvement

USD -
AED 3.672505
AFN 64.999602
ALL 81.8702
AMD 362.466517
ANG 1.790365
AOA 917.999892
ARS 1524.858402
AUD 1.437009
AWG 1.8
AZN 1.688092
BAM 1.740516
BBD 2.01375
BDT 122.920986
BGN 1.683441
BHD 0.37687
BIF 3016.29395
BMD 1
BND 1.279623
BOB 12.012672
BRL 5.2386
BSD 0.999844
BTN 96.860456
BWP 13.821826
BYN 3.011507
BYR 19600
BZD 2.010786
CAD 1.424335
CDF 2309.999758
CHF 0.82908
CLF 0.024891
CLP 982.879702
CNY 6.7046
CNH 6.704745
COP 3274.93
CRC 458.133471
CUC 1
CUP 23.995372
CVE 98.130217
CZK 21.69035
DJF 178.038427
DKK 6.634365
DOP 59.696976
DZD 133.63833
EGP 52.3018
ERN 15
ETB 163.30358
EUR 0.88759
FJD 2.24725
FKP 0.757935
GBP 0.755555
GEL 2.594988
GGP 0.757935
GHS 11.742144
GIP 0.757935
GMD 73.504552
GNF 8794.81726
GTQ 7.640625
GYD 209.141311
HKD 7.84725
HNL 26.843171
HRK 6.684502
HTG 130.925789
HUF 326.922497
IDR 17933
ILS 3.05233
IMP 0.757935
INR 96.113984
IQD 1309.809331
IRR 1746539.000234
ISK 121.78025
JEP 0.757935
JMD 158.282088
JOD 0.708998
JPY 157.766992
KES 129.74973
KGS 87.450011
KHR 4055.388942
KMF 437.999797
KPW 900.000318
KRW 1346.329716
KWD 0.30876
KYD 0.833148
KZT 449.216421
LAK 22458.151269
LBP 89529.691296
LKR 330.631023
LRD 170.963522
LSL 16.71656
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.403012
MAD 9.93361
MDL 17.867027
MGA 4417.588481
MKD 54.802323
MMK 2099.878546
MNT 3598.367683
MOP 8.081321
MRU 39.951768
MUR 48.150173
MVR 15.450454
MWK 1733.663199
MXN 18.175345
MYR 4.085201
MZN 63.909975
NAD 16.717378
NGN 1328.889707
NIO 36.788196
NOK 9.61796
NPR 154.976729
NZD 1.78014
OMR 0.384484
PAB 0.999831
PEN 3.464622
PGK 4.52806
PHP 62.508029
PKR 276.912159
PLN 3.88725
PYG 5849.556144
QAR 3.64447
RON 4.749199
RSD 104.227999
RUB 83.746683
RWF 1480.746469
SAR 3.756424
SBD 8.064852
SCR 13.813723
SDG 601.498027
SEK 10.03021
SGD 1.278445
SHP 0.757461
SLE 24.589851
SLL 20969.491881
SOS 571.400603
SRD 37.811499
STD 20697.981008
STN 21.803457
SVC 8.748081
SYP 13002.000254
SZL 16.713089
THB 33.556989
TJS 9.20325
TMT 3.51
TND 2.979331
TOP 2.40776
TRY 49.144797
TTD 6.77945
TWD 31.833498
TZS 2635.002976
UAH 44.988787
UGX 3989.587737
UYU 40.296887
UZS 11792.713098
VES 865.478024
VND 25985.5
VUV 120.084308
WST 2.780871
XAF 582.220927
XAG 0.016556
XAU 0.000241224261
XCD 2.70255
XCG 1.80192
XDR 0.707052
XOF 582.220927
XPF 106.128696
YER 236.375033
ZAR 16.64983
ZMK 9001.194587
ZMW 19.645988
ZWL 321.999592
SSP 5712.591901
MXV 2.056508
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Blocage des lycées :  564 établissements perturbés, les organisations syndicales appellent à poursuivre le mouvement
Blocage des lycées : 564 établissements perturbés, les organisations syndicales appellent à poursuivre le mouvement / Photo: © AFP

Blocage des lycées : 564 établissements perturbés, les organisations syndicales appellent à poursuivre le mouvement

Le mouvement des lycéens se poursuit vendredi sous haute tension, avec plus de 500 établissements perturbés et quelques incidents, tandis que les syndicats et associations lycéennes ont appelé à ne pas relâcher la pression après une rencontre avec le ministre de l'Education nationale, faute de "mesures concrètes".

Taille du texte:

Débuté le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, le mouvement de protestation s'est enflammé jeudi dans de nombreuses villes de France, Matignon condamnant des "violences urbaines" dont il impute la responsabilité à La France insoumise.

James, élève de seconde à Lille, déplore "la répression policière extrêmement violente qui forcément attise la colère des lycéens". "Parce que quand on voit des camarades à nous qui se font frapper, étrangler, éborgner, gazer dans tous les sens, alors qu'on essaie juste de pouvoir avoir un dialogue avec le gouvernement, forcément, ça met en colère", analyse-t-il.

- Distanciel -

Près de 400 lycées (sur les 3.700 dans le pays) étaient fermés vendredi. Le lycée Mandela de Nantes, dont le hall d'entrée a été détruit la veille par un incendie, a été fermé jusqu'aux vacances de la Toussaint.

Maélie, élève en première au lycée Faidherbe à Lille, était censée avoir cours de 10H00 à 17H00 mais "au final je vais avoir une heure trente de cours". Certains profs envisagaient une visio "mais si ça ne marche pas, ça sera une discussion sur le chat pour préparer les exposés".

Au lycée privé Don Bosco de Nice, la mise en place des cours en distanciel a été assez chaotique, selon un parent d'élève parlant sous couvert d'anonymat: "Certains professeurs ont renoncé parce que leur cours prévu en présentiel était difficilement adaptable à la dernière minute".

A la mi-journée, "564 établissements ont fait ou font l’objet d’actions ou de perturbations", selon le ministère de l'Education.

Pour le moment, la mobilisation et les incidents semblaient moindres ce vendredi, mais la situation reste difficile à évaluer.

Des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre ont été constatés dans plusieurs villes, notamment à Paris ou Strasbourg. Et un policier a été violemment frappé à Belfort par des "émeutiers", selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

"Ce matin, notre lycée devait être ouvert mais des jeunes qui ne sont pas du lycée sont venus juste pour mettre le feu", témoigne Eliott, 16 ans, élève de première dans un établissement de La Rochelle. "On voulait juste faire un blocus en étant pacifiques, comme hier où tout s'était très bien passé, mais ce matin, ça a dégénéré", déplore-t-il.

"Le but, c'est de faire des mouvements pacifiques pour se faire entendre et ces casseurs nous desservent complètement en brûlant nos lycées", regrette elle aussi Maëlle, élève du lycée bordelais François-Mauriac, dont l'entrée a été détruite par un incendie jeudi.

- "En danger" -

Sur BFMTV, Edouard Geffray a demandé l'aide des parents : "Dans la rue, les enfants sont en danger".

Afin de renouer le dialogue, le ministre a rencontré vendredi les syndicats de l'éducation et associations lycéennes, dont l'Union syndicale lycéenne, fer de lance de la mobilisation, et des parents d'élèves, ainsi que les élus du Conseil national de la vie lycéenne.

Mais les organisations ont appelé à poursuivre le mouvement, faute de "mesures concrètes" proposées par le ministre.

"L'Union syndicale lycéenne appelle à continuer la mobilisation, à continuer les manifestations et à rejoindre le mouvement de l'acte 3 mardi", journée de grande manifestation nationale, à laquelle la CGT et Solidaires vont se joindre, selon le président de l'USL Ryad Rani.

Jeudi, "1.027 établissements", sur environ 3.700 lycées en France, "ont été concernés par le mouvement lycéen", selon le ministère de l'Intérieur qui a comptabilisé près de 2.000 interpellations.

De premières gardes à vue ont abouti, dans les tribunaux, à de premières condamnations à des travaux d'intérêt général. Plus de 300 policiers et gendarmes ont été blessés, a détaillé M. Nuñez.

Edouard Geffray a précisé que 65 personnels de l'Éducation nationale - dont 40 proviseurs - et 170 élèves ont été blessés depuis le début du mouvement.

Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a demandé aux procureurs d'engager la responsabilité civile des parents en cas de dégâts provoqués par leurs enfants afin de leur faire "payer les réparations".

A sept mois de la présidentielle, dans un climat social et politique électrique, cette mobilisation est plus que sensible.

Selon les services du Premier ministre, le mouvement serait une "manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultra-gauche". Le coordinateur de LFI Manuel Bompard a reproché à Matignon de "sombrer dans le complotisme".

Parmi les étudiants entrés eux aussi dans la mobilisation cette semaine, Kyziah Maurin-Sene, 18 ans, en première année d’histoire de l’art à Strasbourg. Pour elle, "ce mouvement de colère est politique mais c’est la jeunesse qui est politique en elle-même". "C’est pas la gauche qui nous a dit +allez manifester+".

Et Mel, élève de première à Lille d'enfoncer le clou: "Sans LFI ou avec, je serais venue manifester pour mes droits (...) et je vais continuer jusqu'à ce que ça change".

A.Maldonado--TFWP