The Fort Worth Press - Le secteur aérien français dit déjà pâtir de l'alourdissement de sa fiscalité

USD -
AED 3.672498
AFN 63.999735
ALL 82.817919
AMD 366.961185
ANG 1.790403
AOA 917.499323
ARS 1477.241103
AUD 1.446343
AWG 1.8
AZN 1.697294
BAM 1.719513
BBD 2.008994
BDT 122.690487
BGN 1.69088
BHD 0.376969
BIF 2980
BMD 1
BND 1.294146
BOB 6.89258
BRL 5.194602
BSD 0.997508
BTN 94.112631
BWP 13.611387
BYN 2.838756
BYR 19600
BZD 2.006181
CAD 1.420175
CDF 2270.000042
CHF 0.80985
CLF 0.023384
CLP 920.329617
CNY 6.7905
CNH 6.80075
COP 3447.34
CRC 454.001969
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.940099
CZK 21.338897
DJF 177.630075
DKK 6.574405
DOP 58.781123
DZD 133.435974
EGP 49.519299
ERN 15
ETB 158.650208
EUR 0.879699
FJD 2.266097
FKP 0.75995
GBP 0.757575
GEL 2.64026
GGP 0.75995
GHS 11.218905
GIP 0.75995
GMD 72.467862
GNF 8740.757673
GTQ 7.610005
GYD 208.702762
HKD 7.84065
HNL 26.719771
HRK 6.622094
HTG 130.371712
HUF 311.819493
IDR 17967
ILS 2.982925
IMP 0.75995
INR 94.925034
IQD 1310
IRR 1375050.000244
ISK 126.659905
JEP 0.75995
JMD 157.214761
JOD 0.708991
JPY 161.781969
KES 129.56048
KGS 87.450005
KHR 4009.999521
KMF 433.999718
KPW 900.00035
KRW 1545.569951
KWD 0.30963
KYD 0.831256
KZT 483.438614
LAK 22065.000373
LBP 89328.533059
LKR 336.16866
LRD 181.540044
LSL 16.58951
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.405725
MAD 9.415501
MDL 17.705627
MGA 4252.569389
MKD 54.191762
MMK 2099.534862
MNT 3583.823146
MOP 8.055405
MRU 40.069873
MUR 48.190248
MVR 15.450344
MWK 1736.999903
MXN 17.498301
MYR 4.119901
MZN 63.898139
NAD 16.589665
NGN 1376.194249
NIO 36.610278
NOK 9.844901
NPR 150.579371
NZD 1.768695
OMR 0.384505
PAB 0.99749
PEN 3.421972
PGK 4.377508
PHP 61.33403
PKR 277.594113
PLN 3.7694
PYG 6095.373741
QAR 3.645016
RON 4.603399
RSD 103.226012
RUB 75.701185
RWF 1465.854892
SAR 3.754982
SBD 8.051953
SCR 13.627228
SDG 599.999843
SEK 9.734419
SGD 1.296904
SHP 0.746601
SLE 24.802674
SLL 20969.503664
SOS 570.059564
SRD 37.320126
STD 20697.981008
STN 21.540261
SVC 8.728411
SYP 110.532098
SZL 16.516625
THB 33.340336
TJS 9.221714
TMT 3.5
TND 2.937498
TOP 2.40776
TRY 46.561603
TTD 6.774893
TWD 31.826298
TZS 2618.978969
UAH 44.85287
UGX 3690.695456
UYU 40.019342
UZS 11982.22316
VES 620.752985
VND 26320
VUV 119.820737
WST 2.777776
XAF 576.690844
XAG 0.017281
XAU 0.000248
XCD 2.70255
XCG 1.797729
XDR 0.717231
XOF 576.698449
XPF 104.849947
YER 238.625005
ZAR 16.4766
ZMK 9001.201308
ZMW 18.004545
ZWL 321.999592
  • AEX

    2.3400

    1067.71

    +0.22%

  • BEL20

    60.1200

    5732.05

    +1.06%

  • PX1

    46.9500

    8431.61

    +0.56%

  • ISEQ

    105.9200

    14042.55

    +0.76%

  • OSEBX

    -10.6000

    1916.16

    -0.55%

  • PSI20

    102.3200

    9157.33

    +1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    128.0200

    4244.51

    +3.11%

  • N150

    -5.4400

    4177.95

    -0.13%

Le secteur aérien français dit déjà pâtir de l'alourdissement de sa fiscalité
Le secteur aérien français dit déjà pâtir de l'alourdissement de sa fiscalité / Photo: © AFP/Archives

Le secteur aérien français dit déjà pâtir de l'alourdissement de sa fiscalité

Décrochage du trafic par rapport au reste de l'Europe, bénéfices rognés et aviation d'affaires durement touchée: des entreprises, mais aussi le ministère des Transports, pointent certains effets délétères pour le secteur aérien français de l'alourdissement récent de sa fiscalité.

Taille du texte:

Le budget 2025 instauré depuis mars une taxation renforcée sur l'aérien, via un triplement de la "taxe de solidarité sur les billets d'avion" (TSBA). Un surcoût de 4,77 euros par billet d'avion sur les vols intérieurs ou européens au départ de la France, et jusqu'à 120 euros par trajet long-courrier en classe affaires.

Selon une étude publiée cette semaine par la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC), les compagnies aériennes n'ont pas taillé dans leurs marges: ces hausses se sont répercutées "en grande partie, voire en totalité, sur les prix du transport aérien, représentant jusqu'à deux points d'inflation supplémentaire".

En outre, selon la DGAC, la hausse "se répercute directement sur les prestations facturées, sous forme de taxes ou de redevances, aux compagnies aériennes pour effectuer l'atterrissage, la circulation au sol, le stationnement et le décollage des aéronefs, le débarquement et l'embarquement des passagers", ce qu'on appelle dans le jargon du secteur les "coûts de touchée".

Conséquence, "la position concurrentielle des aéroports français s'est dégradée aussi bien sur le faisceau moyen-courrier (...) que sur le long-courrier, en concurrence avec les hubs, notamment extra-européens, pour attirer le trafic de correspondance", a affirmé l'administration qui dépend du ministère des Transports.

Ce constat semble confirmer les craintes énoncées par les professionnels du secteur aérien lors des débats budgétaires de l'automne 2024. La Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (Fnam) avait alors jugé que l'Etat, au capital d'Air France-KLM et du gestionnaire des aéroports parisiens, se tirait "une balle dans le pied" en dégradant la compétitivité de la destination France.

"Ce ne sont pas seulement les compagnies aériennes qui en pâtissent", a argumenté le directeur général d'Air France-KLM, Benjamin Smith, jeudi lors de la présentation de résultats trimestriels notamment lestés, selon son entreprise, par la hausse de la TSBA.

- Pas de rebond post-JO -

"C'est tout le secteur du voyage, le tourisme, l'hôtellerie. Pour la France, le compte n'y est pas", a-t-il ajouté.

Fin octobre, l'ONG Transport & Environment (T&E), étude économique à l'appui, avait a contrario estimé que "ce sont surtout les tendances en matière de comportement des voyageurs et les modèles économiques des compagnies aériennes qui influencent le nombre de passagers, et non les coûts seuls".

La DGAC a révélé mercredi que l'offre de sièges d'avions au départ de la France avait augmenté de seulement 1,4% depuis le début du deuxième trimestre, contre 4,7% dans le reste de l'Europe, laminant l'espoir de voir le pays bénéficier d'un "rebond" d'activité post-olympique comme d'autres pays hôtes.

"La fiscalité française renchérit le prix des billets d'avion, détourne des capacités vers d'autres marchés européens et fragilise l'attractivité du pavillon national", a assuré jeudi le Syndicat des compagnies aériennes autonomes (Scara), pour qui "la perte d'attractivité de la France a des effets sur l'emploi et la connectivité".

Evalué à 850 millions d'euros de plus en année pleine, le produit de la TSBA est reversé à 80% au budget général de l'Etat, le solde servant à financer les grands projets d'infrastructures routières et ferroviaires.

C'est l'aviation d'affaires qui a été la plus affectée par sa hausse: de 207,37 à 2.097,37 euros de plus par passager embarqué, a rappelé la DGAC.

Alors que le Parlement examine actuellement le projet de loi de finances (PLF) 2026, la principale association d'acteurs de l'aviation d'affaires, l'EBAA France, a exhorté les élus à corriger un dispositif "injuste dans sa conception, déséquilibré dans son application et inefficace dans ses résultats".

La hausse de la TSBA "détruit le pavillon français", a assuré cette semaine l'association, citant le chiffre d'une baisse d'activité de 21,8% des compagnies françaises d'aviation d'affaires au troisième trimestre, contre une hausse de 4% de celle des opérateurs étrangers dans le pays.

T.Harrison--TFWP