The Fort Worth Press - Poursuivi pour harcèlement sexuel et moral, Tommy François invoque "la culture Ubisoft"

USD -
AED 3.672497
AFN 62.999883
ALL 83.141978
AMD 376.485471
ANG 1.790083
AOA 916.999665
ARS 1368.006033
AUD 1.451674
AWG 1.8025
AZN 1.698954
BAM 1.694558
BBD 2.010968
BDT 122.511751
BGN 1.709309
BHD 0.377013
BIF 2965.773868
BMD 1
BND 1.283101
BOB 6.914956
BRL 5.237301
BSD 0.998423
BTN 94.09624
BWP 13.729041
BYN 2.998376
BYR 19600
BZD 2.008109
CAD 1.385205
CDF 2285.501206
CHF 0.797075
CLF 0.023512
CLP 928.389903
CNY 6.91145
CNH 6.91936
COP 3689.39
CRC 462.899991
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.540739
CZK 21.297011
DJF 177.799726
DKK 6.488375
DOP 60.195193
DZD 133.090309
EGP 52.800201
ERN 15
ETB 154.307745
EUR 0.86838
FJD 2.257395
FKP 0.749063
GBP 0.751455
GEL 2.695031
GGP 0.749063
GHS 10.916401
GIP 0.749063
GMD 73.504116
GNF 8752.907745
GTQ 7.638886
GYD 208.893799
HKD 7.834165
HNL 26.511932
HRK 6.539599
HTG 130.753836
HUF 338.261502
IDR 16975
ILS 3.155801
IMP 0.749063
INR 94.8435
IQD 1307.999879
IRR 1313299.999571
ISK 124.519761
JEP 0.749063
JMD 156.917785
JOD 0.708975
JPY 159.934967
KES 129.949847
KGS 87.450186
KHR 3998.336553
KMF 426.999892
KPW 900.088302
KRW 1509.170276
KWD 0.30765
KYD 0.832088
KZT 480.998402
LAK 21565.798992
LBP 89410.383591
LKR 314.008846
LRD 183.234482
LSL 17.08101
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.375734
MAD 9.322411
MDL 17.537157
MGA 4161.215702
MKD 53.493871
MMK 2102.538494
MNT 3579.989157
MOP 8.045798
MRU 39.8269
MUR 46.770257
MVR 15.460257
MWK 1731.28406
MXN 17.998902
MYR 4.008992
MZN 63.910184
NAD 17.080862
NGN 1384.150032
NIO 36.742473
NOK 9.69965
NPR 150.534765
NZD 1.734925
OMR 0.38449
PAB 0.998471
PEN 3.455542
PGK 4.314509
PHP 60.451022
PKR 278.731944
PLN 3.722104
PYG 6536.015664
QAR 3.640948
RON 4.42596
RSD 101.972019
RUB 81.123939
RWF 1458.028296
SAR 3.751817
SBD 8.041975
SCR 13.466938
SDG 601.000122
SEK 9.43585
SGD 1.28704
SHP 0.750259
SLE 24.550021
SLL 20969.510825
SOS 570.594376
SRD 37.561989
STD 20697.981008
STN 21.225996
SVC 8.73675
SYP 110.526284
SZL 17.078983
THB 32.920501
TJS 9.556146
TMT 3.51
TND 2.938146
TOP 2.40776
TRY 44.460204
TTD 6.776842
TWD 31.999298
TZS 2578.987014
UAH 43.811372
UGX 3714.470144
UYU 40.481936
UZS 12161.933849
VES 466.018145
VND 26327.5
VUV 119.707184
WST 2.754834
XAF 568.30701
XAG 0.014578
XAU 0.000226
XCD 2.70255
XCG 1.799507
XDR 0.706792
XOF 568.311934
XPF 103.329218
YER 238.649987
ZAR 17.17215
ZMK 9001.194403
ZMW 18.745993
ZWL 321.999592
  • AEX

    -8.9300

    961.82

    -0.92%

  • BEL20

    -47.0600

    4959.17

    -0.94%

  • PX1

    -68.3700

    7701.3

    -0.88%

  • ISEQ

    -85.3900

    11940.93

    -0.71%

  • OSEBX

    -19.0900

    1969.03

    -0.96%

  • PSI20

    -127.7600

    8869.56

    -1.42%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -3.6200

    3621.06

    -0.1%

  • N150

    -45.4900

    3777.3

    -1.19%

Poursuivi pour harcèlement sexuel et moral, Tommy François invoque "la culture Ubisoft"
Poursuivi pour harcèlement sexuel et moral, Tommy François invoque "la culture Ubisoft" / Photo: © AFP

Poursuivi pour harcèlement sexuel et moral, Tommy François invoque "la culture Ubisoft"

Traiter ses collègues de "bitch", "morue" ou contraindre une subordonnée à faire le poirier en jupe : Tommy François, ancien vice-président du service éditorial d'Ubisoft, a invoqué lundi "la culture Ubi" et s'est excusé à la barre, reconnaissant que "ça n'est pas normal".

Taille du texte:

Cette semaine, le tribunal correctionnel de Bobigny juge trois anciens hauts cadres de la société de jeux vidéo, accusés d'avoir mené et encouragé un harcèlement sexuel et moral systémique au cours de la décennie 2010.

"Je n'ai pas réfléchi, c'était l'ambiance, la culture Ubi : je ne me posais pas la question," a répété nerveusement Thomas dit "Tommy" François aux magistrats qui l'ont longuement interrogé après avoir recueilli les témoignages accablants de plusieurs plaignants.

"Quand il venait vers mon bureau, j'avais peur," se remémore une employée qui affirme que le quadragénaire l'avait pris "comme sa bête de foire".

Elle rappelle combien les propos graveleux se voulant drôles étaient quotidiens dans l'open-space où les hommes étaient très largement majoritaires. Plusieurs actes humiliants ont aussi marqué la jeune femme.

La première fois que Tommy François lui ordonne de faire le poirier en public, elle s'exécute, "comme c'était mon supérieur hiérarchique", dit-elle au tribunal.

Alors qu'il exige qu'elle renouvelle la pose régulièrement au fil des semaines, elle choisit sciemment un jour de porter une jupe serrée. Une "stratégie d'évitement", selon ses mots, qui n'aura cependant pas arrêté Tommy François.

A ses débuts au studio, l'employée d'une vingtaine d'années est ligotée à une chaise et envoyée en ascenseur à l'étage supérieur, un "bizutage" mené par le vice-président qui jouissait d'une "aura et position hiérarchique élevée", a rappelé le tribunal.

Autre blague se voulant potache : il lui a été demandé publiquement de vernir de rose les ongles de pieds et mains de Tommy François, ce qu'elle a réalisé sans chercher à contester "pour me débarrasser au plus vite de ce qu'il m'imposait," témoigne la plaignante.

Avant elle, une ancienne assistante de direction d'Ubisoft a raconté au tribunal avoir "passé trois ans à essayer d'arrondir les angles dans un univers ou insultes, cris et accès de violence étaient quotidiens".

- "Presque affectif" -

En réponse à ces déclarations accusatrices, Tommy François exprime rapidement des regrets.

"J'étais content de m'amuser avec mes collègues", se rappelle le prévenu, remontant les manches de sa chemise blanche jusqu'aux coudes, lui qui avait "à l'époque l'impression d'être dans le respect des gens".

Devant le tribunal, il répète à l'envi n'avoir pas été "l'instigateur de cette culture geek (...) : quand je suis arrivé à Ubisoft, j'ai trouvé une ambiance".

Son leitmoiv à l'époque: "Il faut être fun pour faire du fun".

Quand la présidente l'interroge sur ses insultes et propos sexistes incessants, Tommy François rétorque que "ça faisait partie du vocabulaire Ubisoft."

Il assure que ce harcèlement "n'était pas pour dégrader, c'était presque affectif."

Une décennie a passé depuis les faits qui sont débattus au tribunal et il a confessé lundi que cette "normalité à l'époque" n'était "pas acceptable."

Lui qui martèle avoir "manqué de recul" sur son mode toxique de management, responsabilité à laquelle il n'a jamais été formé, souligne aussi "n'avoir jamais été convoqué par les RH", situées "à cinq mètres de mon bureau".

A l'issue des deux ans d'enquête sur ce dossier, le procureur n'a décidé de poursuivre ni l'entreprise Ubisoft ni ses responsables des ressources humaines, au grand dam des parties civiles et de la défense.

Mardi, le tribunal interrogera Serge Hascoët, ancien numéro 2 du groupe en sa qualité de directeur créatif, accusé tant de harcèlement sexuel et moral que de complicité des actes de son ancien protégé Tommy François.

J.Ayala--TFWP