The Fort Worth Press - Sondages de l'Elysée: prison ferme pour Claude Guéant, qui fait appel

USD -
AED 3.672502
AFN 66.000197
ALL 80.697151
AMD 366.140164
AOA 918.000215
ARS 1496.239599
AUD 1.41677
AWG 1.8025
AZN 1.698216
BAM 1.693949
BBD 2.013026
BDT 123.715983
BHD 0.377097
BIF 2992.5
BMD 1
BND 1.281592
BOB 12.13835
BRL 5.139397
BSD 0.999498
BTN 95.018556
BWP 13.553788
BYN 2.956053
BYR 19600
BZD 2.010125
CAD 1.400885
CDF 2260.999695
CHF 0.806745
CLF 0.023148
CLP 914.019672
CNY 6.749884
CNH 6.747135
COP 3182.69
CRC 453.238407
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.720523
CZK 20.93075
DJF 177.719659
DKK 6.46924
DOP 58.250135
DZD 132.812703
EGP 49.803198
ERN 15
ETB 159.950237
EUR 0.865398
FJD 2.210021
FKP 0.743223
GBP 0.742525
GEL 2.614953
GGP 0.743223
GHS 11.724975
GIP 0.743223
GMD 73.497329
GNF 8782.501597
GTQ 7.623551
GYD 209.07221
HKD 7.843535
HNL 26.859789
HRK 6.5197
HTG 130.679554
HUF 313.14602
IDR 17879
ILS 3.00375
IMP 0.743223
INR 95.07895
IQD 1310.5
IRR 1374799.999856
ISK 122.720325
JEP 0.743223
JMD 158.828319
JOD 0.708998
JPY 157.685498
KES 129.370087
KGS 87.450024
KHR 4052.501203
KMF 426.999813
KRW 1423.390058
KWD 0.30922
KYD 0.83294
KZT 469.017006
LAK 22605.000185
LBP 89550.000368
LKR 335.394689
LRD 181.249812
LSL 16.310315
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.364992
MAD 9.31375
MDL 17.365547
MGA 4302.500677
MKD 53.244888
MMK 2099.302342
MNT 3598.197717
MOP 8.074676
MRU 40.080055
MUR 46.980119
MVR 15.449507
MWK 1737.000536
MXN 17.239496
MYR 4.089029
MZN 63.910031
NAD 16.320038
NGN 1362.460168
NIO 36.783939
NOK 9.52875
NPR 152.030834
NZD 1.698985
OMR 0.384494
PAB 0.999476
PEN 3.384992
PGK 4.423504
PHP 60.697951
PKR 277.803533
PLN 3.72235
PYG 5960.609053
QAR 3.64575
RON 4.540197
RSD 101.552373
RUB 80.972528
RWF 1466
SAR 3.752529
SBD 8.068348
SCR 14.514963
SDG 600.498985
SEK 9.48415
SGD 1.28085
SLE 24.597463
SOS 600.505497
SRD 37.668003
STD 20697.981008
STN 21.5
SVC 8.745171
SZL 16.310048
THB 33.069773
TJS 9.224886
TMT 3.5
TND 2.914014
TRY 47.591298
TTD 6.779955
TWD 32.279898
TZS 2649.997991
UAH 44.726481
UGX 3727.762476
UYU 40.187774
UZS 11934.9999
VES 754.21125
VND 26251
VUV 119.564009
WST 2.736752
XAF 568.132273
XAG 0.016073
XAU 0.000234
XCD 2.70255
XCG 1.801269
XDR 0.707453
XOF 568.501607
XPF 103.799797
YER 236.875012
ZAR 16.31165
ZMK 9001.203608
ZMW 19.079252
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.1100

    1111.34

    -0.1%

  • BEL20

    69.0500

    5775.95

    +1.21%

  • PX1

    2.6000

    8669.3

    +0.03%

  • ISEQ

    216.6500

    14016.28

    +1.57%

  • OSEBX

    -5.6500

    2013.36

    -0.28%

  • PSI20

    7.3400

    9176.1

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    87.6700

    4302.47

    +2.08%

  • N150

    7.3200

    4311.78

    +0.17%

Sondages de l'Elysée: prison ferme pour Claude Guéant, qui fait appel
Sondages de l'Elysée: prison ferme pour Claude Guéant, qui fait appel

Sondages de l'Elysée: prison ferme pour Claude Guéant, qui fait appel

"Une grave atteinte à l'autorité de l'Etat": Claude Guéant a été condamné vendredi un an d'emprisonnement dont huit mois ferme avec un mandat de dépôt dans l'affaire des sondages de l'Elysée, aux côtés de trois autres anciens proches de Nicolas Sarkozy, des peines dont ils vont faire appel.

Taille du texte:

Ecroué depuis plus d'un mois à la prison de la Santé, l'ancien ministre de l'Intérieur, 77 ans, a été condamné en son absence pour favoritisme et le tribunal a estimé que, compte tenu de sa "personnalité" et de la "gravité" des faits, la partie ferme de sa peine devait être purgée en détention.

Claude Guéant va cependant faire appel, a indiqué à l'AFP son avocat, Me Philippe Bouchez El Ghozi, ce qui entraîne la suspension de cette peine ainsi que du mandat de dépôt différé prononcé vendredi, selon une source judiciaire.

Secrétaire général de la présidence au moment des faits, il a été condamné aux côtés de trois ex-membres du premier cercle de Nicolas Sarkozy.

Les infractions commises ont "porté une grave atteinte à l'autorité de l'Etat, en ce que leur commission, vérifiées sur plusieurs années, a jeté le discrédit sur la présidence de la République française et la haute fonction publique", a déclaré le président Benjamin Blanchet en prononçant la décision.

Le tribunal a jugé que des millions d'euros en conseil politique et sondages facturés à l'Elysée entre 2007 et 2012 par Patrick Buisson et Pierre Giacometti, ainsi que par l'Institut Ipsos, avaient bien fait l'objet de favoritisme, car ils ont été versés sans publicité ni mise en concurrence.

Pour la juridiction, deux contrats signés par Patrick Buisson représentent en outre un détournement de fonds publics à hauteur de 1,4 million d'euros.

- "Aucun privilège" -

Selon ces conventions, l'historien venu de l'extrême droite était rémunéré 10.000 euros par mois pour du conseil et pouvait aussi livrer des sondages à sa libre appréciation: sur la seule période 2007-2009, il a acheté à des instituts puis revendu au "Château" 235 enquêtes d'opinion, avec des marges de 65 à 71%.

"Cette affaire portée seule avec énergie par Anticor depuis onze ans a enfin abouti à des condamnations fermes", s'est félicité Me Jérôme Karsenti, l'avocat de l'association à l'origine de la procédure judiciaire.

"Les juges ont rappelé que les lois de la République s'appliquent pour tous et chacun de la même manière, et qu'aucun privilège ne pouvait être délivré, encore moins le droit de commettre un délit", a-t-il ajouté.

Selon la décision, Claude Guéant, qui exerçait une "fonction éminente" a "consciemment violé les règles de la commande publique afin de servir les intérêts privés de MM. Buisson et Giacometti", "trahissant" ainsi son "devoir de probité".

Il a cependant été relaxé des poursuites pour détournement de fonds publics par négligence.

Alors influent conseiller du chef de l'Etat, Patrick Buisson a "agi dans un dessein purement lucratif", estime le tribunal. A 72 ans, il est condamné pour recel de favoritisme, détournement de fonds publics et abus de biens sociaux, à deux ans d'emprisonnement avec sursis et 150.000 euros d'amende.

- "Réécrire l'histoire" -

Ses sociétés devront elles verser 550.000 euros d'amende.

L'ex-sondeur de 59 ans, Pierre Giacometti, qui arpentait les couloirs de l'Elysée à l'époque, s'est vu infliger six mois de prison avec sursis et 70.000 euros d'amende pour recel de favoritisme; sa société No Com 300.000 euros d'amende.

L'entreprise Ipsos a été condamnée, elle aussi pour recel de favoritisme, à un million d'euros d'amende.

Emmanuelle Mignon, ancienne directrice de cabinet, 53 ans, a été sanctionnée à hauteur de six mois de prison avec sursis pour favoritisme et détournement de fonds publics par négligence. En revanche, le chargé "opinion", Julien Vaulpré, a été relaxé.

Le tribunal a balayé l'argument de la défense selon lequel le code des marchés publics ne s'appliquait pas, à l'époque, à l'Elysée, au nom d'une "tradition républicaine" trouvant ses racines dans la IIIe République.

"Le tribunal a réécrit l'histoire", a déploré l'avocat de Pierre Giacometti, Patrick Maisonneuve. "Il y a un vrai paradoxe et une contradiction, le tribunal prend soin sur 178 pages d'expliquer en quoi le règlement de droit était complexe, évolutif (et) en même temps nous dit +vous ne pouviez pas l'ignorer à l'époque+ !"

Me Pierre Cornut-Gentille et Me Alexis Werl ont eux dénoncé une "décision injuste": leur cliente Emmanuelle Mignon "est la première à avoir réformé la présidence de la République (...) et elle est la première à être punie pour cela".

T.Harrison--TFWP