The Fort Worth Press - Trump veut quitter l’OTAN

USD -
AED 3.672502
AFN 62.999667
ALL 81.492043
AMD 367.461239
ANG 1.79046
AOA 918.0003
ARS 1385.00596
AUD 1.379111
AWG 1.8025
AZN 1.688667
BAM 1.669747
BBD 2.014096
BDT 122.750925
BGN 1.66992
BHD 0.377265
BIF 2977.01223
BMD 1
BND 1.272576
BOB 6.910389
BRL 4.903401
BSD 1.000004
BTN 95.654067
BWP 13.471587
BYN 2.786502
BYR 19600
BZD 2.011227
CAD 1.369055
CDF 2225.000229
CHF 0.781299
CLF 0.022775
CLP 896.349636
CNY 6.7921
CNH 6.787195
COP 3787.27
CRC 455.222638
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.139393
CZK 20.78225
DJF 178.077923
DKK 6.378345
DOP 58.856926
DZD 132.483043
EGP 52.940204
ERN 15
ETB 156.142938
EUR 0.85358
FJD 2.18635
FKP 0.739209
GBP 0.740205
GEL 2.670568
GGP 0.739209
GHS 11.335462
GIP 0.739209
GMD 73.498647
GNF 8773.899421
GTQ 7.629032
GYD 209.214666
HKD 7.83063
HNL 26.593188
HRK 6.430403
HTG 130.601268
HUF 306.176019
IDR 17493
ILS 2.907745
IMP 0.739209
INR 95.65155
IQD 1309.980663
IRR 1312000.00028
ISK 122.579744
JEP 0.739209
JMD 158.150852
JOD 0.708942
JPY 157.764499
KES 129.141589
KGS 87.449974
KHR 4011.833158
KMF 420.000375
KPW 900.016801
KRW 1488.715008
KWD 0.30838
KYD 0.833362
KZT 469.348814
LAK 21915.434036
LBP 89550.577146
LKR 324.546762
LRD 183.004918
LSL 16.465169
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.332864
MAD 9.166688
MDL 17.150468
MGA 4152.739536
MKD 52.613162
MMK 2099.28391
MNT 3579.674299
MOP 8.066645
MRU 39.973704
MUR 46.810213
MVR 15.395264
MWK 1734.249137
MXN 17.223598
MYR 3.930499
MZN 63.910287
NAD 16.465169
NGN 1370.990111
NIO 36.79625
NOK 9.167597
NPR 153.052216
NZD 1.68578
OMR 0.384497
PAB 1.000021
PEN 3.428454
PGK 4.419687
PHP 61.405977
PKR 278.573203
PLN 3.628604
PYG 6115.348988
QAR 3.645794
RON 4.443898
RSD 100.196001
RUB 73.34847
RWF 1466.515265
SAR 3.757472
SBD 8.029009
SCR 13.955513
SDG 600.500395
SEK 9.316135
SGD 1.272165
SHP 0.746601
SLE 24.624987
SLL 20969.502105
SOS 571.511509
SRD 37.2545
STD 20697.981008
STN 20.917019
SVC 8.749995
SYP 110.578962
SZL 16.458987
THB 32.337497
TJS 9.365014
TMT 3.5
TND 2.913221
TOP 2.40776
TRY 45.417796
TTD 6.784798
TWD 31.529739
TZS 2597.650258
UAH 43.974218
UGX 3749.695849
UYU 39.725261
UZS 12145.531228
VES 504.28356
VND 26348
VUV 117.978874
WST 2.702738
XAF 560.031931
XAG 0.01148
XAU 0.000213
XCD 2.70255
XCG 1.802233
XDR 0.694969
XOF 560.000854
XPF 101.817188
YER 238.64978
ZAR 16.449901
ZMK 9001.201236
ZMW 18.875077
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.6000

    1004.93

    +0.56%

  • BEL20

    20.2400

    5490.18

    +0.37%

  • PX1

    -31.9200

    7948.14

    -0.4%

  • ISEQ

    -77.3600

    12400

    -0.62%

  • OSEBX

    2.3800

    1986.99

    +0.12%

  • PSI20

    -14.4800

    9035.75

    -0.16%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    23.7800

    4123.54

    +0.58%

  • N150

    15.8600

    4190.72

    +0.38%


Trump veut quitter l’OTAN




Le 1er avril 2026, le président américain a accordé un bref entretien au Daily Telegraph dans lequel il a qualifié l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) de « tigre de papier » et a affirmé que le retrait des États‑Unis n’était plus « à l’étude ». Cette déclaration a été répétée à plusieurs reprises ces dernières semaines : frustré par ce qu’il perçoit comme l’incapacité de ses alliés à soutenir Washington dans la guerre menée en Iran, il menace ouvertement de « claquer la porte » de l’Alliance. Il a ajouté qu’il était prêt à ordonner des frappes limitées (« spot hits ») et à reconsidérer l’appartenance des États‑Unis à l’OTAN si les Européens n’alignaient pas leurs positions. 

Cette bravade a créé un choc. L’OTAN, fondée en 1949 pour assurer la défense collective de ses membres, n’a jamais vu l’un de ses pays quitter l’Alliance. L’article 13 du traité prévoit la possibilité de se désengager un an après l’envoi d’une notification officielle. Mais aucun président américain n’avait jusqu’ici osé envisager un départ. 

Des obstacles juridiques conséquents
Pour mesurer la portée de cette menace, il faut rappeler que, contrairement à ce que laisse entendre le chef de l’État, un retrait unilatéral serait compliqué. Une loi adoptée en 2024 stipule qu’aucun président ne peut retirer les États‑Unis de l’OTAN sans l’approbation des deux tiers du Sénat ou l’adoption d’une loi du Congrès. La disposition a été portée par Marco Rubio – devenu depuis secrétaire d’État – précisément pour prévenir un retrait intempestif. Des juristes américains estiment qu’une tentative de retrait se heurterait à un long bras de fer devant la Cour suprême.

Des experts notent toutefois qu’un président pourrait réduire la participation des États‑Unis sans dénoncer formellement le traité. Il pourrait suspendre des financements, retirer des officiers des structures de commandement ou freiner la participation aux opérations. De telles mesures, sans violer le droit, videraient l’Alliance de sa substance et auraient quasiment le même effet qu’un retrait formel.

Le contexte : guerre en Iran et tensions transatlantiques
Depuis le 28 février 2026, les États‑Unis et Israël bombardent des cibles iraniennes pour empêcher Téhéran de bloquer le détroit d’Hormuz et d’accéder au nucléaire. Cette guerre a provoqué des milliers de victimes dans la région et bouleversé l’économie mondiale, en particulier les marchés pétroliers. L’administration américaine réclame un soutien actif de ses alliés européens. 

Or plusieurs pays refusent de s’engager. La France a bloqué le survol de son territoire par des avions transportant des armes vers Israël, arguant du respect du droit international. L’Italie a refusé que des bombardiers américains transitent par la base de Sigonella en Sicile, sauf autorisation spécifique. L’Espagne a fermé son espace aérien aux avions engagés dans les frappes sur l’Iran, estimant que les bases espagnoles ne peuvent servir qu’à la défense collective de l’OTAN. Ces décisions illustrent une fracture profonde : des alliés historiques contestent la légitimité d’une guerre lancée sans mandat international, pendant que Washington les accuse de déloyauté.

Des répercussions politiques majeures
L’annonce d’un possible retrait a semé l’inquiétude sur les deux rives de l’Atlantique. Les experts en sécurité soulignent que l’OTAN repose largement sur les capacités américaines : les États‑Unis représentent environ 60 % des dépenses de défense cumulées des alliés. Sans la participation américaine, l’Alliance perdrait sa force de dissuasion et obligerait les Européens à assurer seuls leur sécurité. De nombreux responsables européens craignent un vide sécuritaire qui profiterait à des puissances adverses.

Aux États‑Unis, la question divise. Des partisans du président saluent une démarche qu’ils estiment courageuse et nécessaire pour forcer les alliés à partager le fardeau. D’autres soulignent que la menace est un instrument de négociation visant à obtenir davantage de contributions financières. Une partie des électeurs conservateurs voit dans le retrait la réalisation d’une promesse isolationniste visant à se concentrer sur les intérêts nationaux. À l’inverse, les démocrates et une partie des républicains modérés redoutent un affaiblissement durable de la position américaine et un renforcement des adversaires géopolitiques.

Réactions et climat d’opinion
Les réactions enregistrées sur les réseaux sociaux et les plateformes vidéo montrent une polarisation profonde. De nombreux commentaires mettent en avant le coût des interventions militaires et dénoncent le fait que l’Europe profite de la protection américaine sans en assumer le coût. D’autres rappellent que l’OTAN a permis de prévenir les conflits en Europe pendant plus de sept décennies et considèrent la menace de retrait comme irresponsable. Certaines voix européennes y voient l’occasion de renforcer l’autonomie stratégique de l’Union et d’accélérer la constitution d’une défense commune. Des intervenants plus cyniques estiment que le président cherche avant tout à flatter son électorat et n’ira pas jusqu’à rompre avec l’Alliance.

Vers quel avenir ?
Pour l’heure, la Maison‑Blanche ne précise pas ses intentions. Dans son allocution télévisée du 2 avril 2026, le président s’est gardé d’attaquer frontalement l’OTAN, mais il a exhorté les alliés à « prendre » le détroit d’Hormuz et à lui prêter assistance. Son secrétaire à la défense, Pete Hegseth, a déclaré qu’une alliance n’a pas de valeur si certains pays ne se tiennent pas aux côtés des États‑Unis lorsque ceux‑ci en ont besoin. Marco Rubio, devenu ministre des Affaires étrangères, a jugé nécessaire de réexaminer l’intérêt de l’OTAN et de s’assurer qu’elle ne devienne pas une « voie à sens unique ».

Alors que la guerre en Iran continue et que la tension demeure vive, l’OTAN se trouve à un tournant. L’issue dépendra de l’évolution du conflit au Moyen‑Orient et de la capacité des alliés à s’entendre sur le partage des responsabilités. Au‑delà de la rhétorique, la sortie de l’Alliance apparaît aujourd’hui juridiquement difficile et politiquement périlleuse. Mais les menaces répétées fragilisent la confiance entre partenaires et forcent l’Europe à envisager un avenir où l’ombre américaine serait moins protectrice.