The Fort Worth Press - Dollar en chute: Conséquences

USD -
AED 3.672498
AFN 62.508232
ALL 81.93627
AMD 368.779494
ANG 1.79046
AOA 918.000153
ARS 1391.743979
AUD 1.399003
AWG 1.8025
AZN 1.700258
BAM 1.670681
BBD 2.023354
BDT 122.776371
BGN 1.66992
BHD 0.37888
BIF 2990.939666
BMD 1
BND 1.279172
BOB 6.911397
BRL 4.984503
BSD 1.004599
BTN 95.835344
BWP 14.149665
BYN 2.806682
BYR 19600
BZD 2.020437
CAD 1.375435
CDF 2245.000288
CHF 0.786325
CLF 0.022715
CLP 893.98002
CNY 6.785096
CNH 6.811435
COP 3789.72
CRC 456.526589
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.700438
CZK 20.93235
DJF 178.887039
DKK 6.42973
DOP 59.543216
DZD 132.880747
EGP 52.910799
ERN 15
ETB 156.856564
EUR 0.860395
FJD 2.202699
FKP 0.74189
GBP 0.749975
GEL 2.679997
GGP 0.74189
GHS 11.410047
GIP 0.74189
GMD 72.496494
GNF 8808.792491
GTQ 7.630738
GYD 209.246802
HKD 7.829775
HNL 26.716372
HRK 6.4808
HTG 131.549935
HUF 309.833497
IDR 17614
ILS 2.915098
IMP 0.74189
INR 95.956704
IQD 1310
IRR 1314999.999746
ISK 123.549711
JEP 0.74189
JMD 158.836248
JOD 0.708983
JPY 158.598501
KES 129.350409
KGS 87.450246
KHR 4030.663241
KMF 421.999928
KPW 900.001832
KRW 1500.80203
KWD 0.308599
KYD 0.833543
KZT 473.448852
LAK 21954.999886
LBP 89538.01782
LKR 325.320759
LRD 183.250269
LSL 16.490351
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.376444
MAD 9.208751
MDL 17.268391
MGA 4207.491806
MKD 52.991034
MMK 2099.639995
MNT 3579.473939
MOP 8.069362
MRU 40.143624
MUR 47.169706
MVR 15.398985
MWK 1741.59617
MXN 17.39055
MYR 3.951012
MZN 63.909853
NAD 16.490267
NGN 1369.539896
NIO 36.969988
NOK 9.35455
NPR 154.01359
NZD 1.71141
OMR 0.384496
PAB 1.000184
PEN 3.447012
PGK 4.212968
PHP 61.732014
PKR 279.799921
PLN 3.656303
PYG 6121.626027
QAR 3.645497
RON 4.478803
RSD 100.998999
RUB 73.307264
RWF 1469.361841
SAR 3.754148
SBD 8.016136
SCR 13.739021
SDG 600.504263
SEK 9.43942
SGD 1.280299
SHP 0.746601
SLE 24.64943
SLL 20969.502105
SOS 574.154469
SRD 37.206986
STD 20697.981008
STN 21.0203
SVC 8.751249
SYP 110.532449
SZL 16.478199
THB 32.639761
TJS 9.346574
TMT 3.5
TND 2.887984
TOP 2.40776
TRY 45.545602
TTD 6.790867
TWD 31.548996
TZS 2612.495414
UAH 44.163821
UGX 3740.52909
UYU 39.831211
UZS 12044.999887
VES 510.148815
VND 26354.5
VUV 117.920453
WST 2.705599
XAF 562.792354
XAG 0.012781
XAU 0.00022
XCD 2.70255
XCG 1.802565
XDR 0.699933
XOF 562.792354
XPF 102.625032
YER 238.649707
ZAR 16.673925
ZMK 9001.201788
ZMW 18.911406
ZWL 321.999592
  • AEX

    -14.9100

    1006.58

    -1.46%

  • BEL20

    -54.7700

    5477.83

    -0.99%

  • PX1

    -111.5400

    7970.91

    -1.38%

  • ISEQ

    -186.2500

    12398.44

    -1.48%

  • OSEBX

    25.6200

    2011.55

    +1.29%

  • PSI20

    -41.0600

    9083.03

    -0.45%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.5800

    4133.29

    +0.77%

  • N150

    -2.9600

    4223.73

    -0.07%


Dollar en chute: Conséquences




La glissade du dollar américain a marqué l’année 2025 : l’indice de référence mesurant sa valeur face à un panier de devises majeures a abandonné environ 9 % à 10 %, soit sa plus forte baisse annuelle depuis 2017. Cette contre‑performance rompt une longue période de domination de la monnaie américaine et signale un bouleversement des flux de capitaux. Les investisseurs, ébranlés par une succession de hausses tarifaires et par l’incertitude politique, ont amorcé un mouvement de repli dès le printemps 2025. Dans le même temps, la Réserve fédérale américaine, préoccupée par l’essoufflement de la croissance, a entamé un cycle d’assouplissement monétaire, réduisant l’attrait des rendements en dollars.

Les ressorts d’un déclin spectaculaire
Plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer cette chute. Sur le plan politique, l’administration américaine a multiplié les tarifs douaniers en début d’année 2025, provoquant un choc commercial qui a fait vaciller la confiance des marchés. Ces mesures ont été interprétées comme un signe de repli protectionniste et ont suscité des craintes de stagflation, entraînant une baisse de plus de 4 % du billet vert dès le mois d’avril. La Réserve fédérale, confrontée à un ralentissement économique, a ensuite abaissé ses taux directeurs et laissé entendre que le cycle de baisse se poursuivrait en 2026. La perspective d’un différentiel de taux réduit avec l’Europe et le Japon a détourné les investisseurs des actifs libellés en dollars.

L’issue de l’élection présidentielle de 2024 a, elle aussi, joué un rôle décisif. Les marchés, qui pariaient sur une prolongation de la surperformance américaine, ont été désarçonnés par le regain d’incertitude politique et budgétaire. Les interrogations sur l’indépendance de la Fed et la trajectoire des déficits publics ont suscité des ventes massives de dollars au profit d’autres devises. Ce phénomène a été amplifié par l’ampleur des positions en dollars détenues à l’étranger : dès que les investisseurs ont commencé à couvrir leurs expositions, la pression baissière s’est accentuée.

Une redistribution des cartes sur les marchés
La dépréciation de la monnaie américaine a des répercussions profondes. D’abord, elle profite aux principales devises concurrentes. L’euro a progressé de plus de 13 % en 2025, retrouvant un niveau inédit depuis 2017, tandis que la livre sterling et le yen se sont appréciés malgré la faiblesse de leurs économies respectives. Les monnaies de plusieurs pays émergents offrant des taux d’intérêt élevés, comme le réal brésilien ou certaines devises asiatiques, attirent également les capitaux en quête de rendement. Le retour du « carry trade » – l’emprunt en dollars pour investir dans des devises mieux rémunérées – pourrait s’accélérer.

Pour les entreprises américaines, un dollar faible présente un double visage. Il renchérit le coût des importations et alimente l’inflation, mais il doperait les recettes à l’étranger en les convertissant en un billet vert affaibli. Les exportations américaines deviennent plus compétitives, ce qui pourrait réduire le déficit commercial et soutenir les industries manufacturières. De leur côté, les ménages américains ressentent l’impact par des prix plus élevés sur les biens importés et les voyages à l’étranger. Un séjour en Europe ou l’achat de produits européens pourrait coûter plus cher, tandis que certaines matières premières libellées en dollars, comme le pétrole, voient leur prix s’ajuster à la baisse en monnaie locale.

Au‑delà des États‑Unis, cette baisse fragilise la position du dollar en tant que monnaie refuge. Les banques centrales qui détiennent des réserves en dollars pourraient être tentées de diversifier leurs actifs, renforçant l’euro, le yuan ou d’autres devises. Les marchés des matières premières pourraient aussi être influencés : un dollar faible pousse généralement les investisseurs vers l’or et les métaux précieux pour se protéger contre l’érosion monétaire.

Quelles perspectives pour 2026 ?
Pour la plupart des stratèges, la glissade du dollar n’est pas terminée. Les grandes banques de Wall Street tablent sur une nouvelle baisse de 3 % à 5 % des indices de change en 2026. Plusieurs raisons alimentent ce consensus : la poursuite des baisses de taux de la Fed, l’arrivée d’un nouveau président à la tête de la banque centrale et une croissance mondiale qui converge vers celle des États‑Unis. Dans un contexte où l’Europe et la Chine mettent en œuvre des plans de relance, l’avantage de croissance américaine s’amenuise, réduisant l’attrait du dollar. 

Certains observateurs rappellent toutefois que la trajectoire ne sera pas linéaire. Une embellie temporaire pourrait survenir si l’engouement pour les valeurs technologiques et l’intelligence artificielle soutient les marchés américains ou si une crise géopolitique relance la demande de valeur refuge. Les décisions commerciales de la Maison‑Blanche et le choix du futur président de la Fed – pressenti pour défendre une politique monétaire plus souple – seront déterminants.

Un signal d’alerte pour l’économie mondiale
La dégringolade du dollar est bien plus qu’un ajustement de marché ; elle remet en question l’architecture financière globale. Les pays émergents, qui ont accumulé des dettes en dollars, pourraient voir le poids de leur endettement diminuer en termes relatifs, mais ils resteront exposés à la volatilité des flux de capitaux. À l’inverse, les économies avancées pourraient être tentées de profiter de la faiblesse du billet vert pour renforcer leurs exportations, au risque d’alimenter des tensions commerciales. 

En définitive, la chute du dollar ouvre une période d’incertitude. Les conséquences sont immenses : elles concernent la politique monétaire, les échanges commerciaux, la répartition des réserves internationales et le pouvoir d’achat des citoyens. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si la monnaie américaine amorce un déclin durable ou si elle parvient à regagner son statut de valeur refuge. Dans cette attente, investisseurs et gouvernements gardent les yeux rivés sur la Fed, la Maison‑Blanche et l’évolution de la conjoncture mondiale.