The Fort Worth Press - Les négociations climatiques de la COP27 au bord du gouffre

USD -
AED 3.672502
AFN 65.496688
ALL 80.54488
AMD 366.069724
AOA 916.999523
ARS 1492.257097
AUD 1.41637
AWG 1.8
AZN 1.695332
BAM 1.694779
BBD 2.013492
BDT 123.412607
BHD 0.376953
BIF 2988.500767
BMD 1
BND 1.280399
BOB 11.871596
BRL 5.160802
BSD 0.99964
BTN 95.359579
BWP 13.493759
BYN 2.963804
BYR 19600
BZD 2.010589
CAD 1.393101
CDF 2270.499323
CHF 0.81096
CLF 0.023232
CLP 914.34028
CNY 6.747599
CNH 6.74648
COP 3123.69
CRC 453.296822
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.549018
CZK 21.017296
DJF 178.021949
DKK 6.47792
DOP 58.292137
DZD 132.890034
EGP 50.180237
ERN 15
ETB 161.703184
EUR 0.86651
FJD 2.209839
FKP 0.739377
GBP 0.740365
GEL 2.609955
GGP 0.739377
GHS 11.761546
GIP 0.739377
GMD 73.501015
GNF 8778.915352
GTQ 7.626417
GYD 209.364696
HKD 7.84645
HNL 26.795146
HRK 6.527973
HTG 130.708873
HUF 316.0725
IDR 17822
ILS 2.997305
IMP 0.739377
INR 95.364015
IQD 1309.601695
IRR 1374725.000361
ISK 123.039982
JEP 0.739377
JMD 158.160856
JOD 0.708994
JPY 159.235502
KES 129.319734
KGS 87.45005
KHR 4050.20732
KMF 426.00049
KRW 1412.534993
KWD 0.30889
KYD 0.833091
KZT 466.225877
LAK 22555.166094
LBP 89521.713323
LKR 334.293748
LRD 180.439596
LSL 16.222753
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.375134
MAD 9.261838
MDL 17.364592
MGA 4301.50388
MKD 53.309532
MMK 2099.437721
MNT 3594.800745
MOP 8.079358
MRU 39.95702
MUR 47.039959
MVR 15.44988
MWK 1733.426342
MXN 17.11484
MYR 4.091897
MZN 63.905048
NAD 16.222753
NGN 1362.629788
NIO 36.784617
NOK 9.503749
NPR 152.571674
NZD 1.700605
OMR 0.384502
PAB 0.99964
PEN 3.379592
PGK 4.486077
PHP 61.180995
PKR 277.487208
PLN 3.72655
PYG 5952.262319
QAR 3.644233
RON 4.538801
RSD 101.692022
RUB 82.453261
RWF 1472.511189
SAR 3.745856
SBD 8.065696
SCR 13.688733
SDG 600.526049
SEK 9.514085
SGD 1.280185
SLE 24.60093
SOS 571.309732
SRD 37.945989
STD 20697.981008
STN 21.230227
SVC 8.746853
SZL 16.213312
THB 33.119503
TJS 9.212099
TMT 3.51
TND 2.93523
TRY 47.739799
TTD 6.770423
TWD 32.23903
TZS 2654.997983
UAH 44.853663
UGX 3719.189092
UYU 40.250777
UZS 11886.327301
VES 755.762405
VND 26136.5
VUV 118.84778
WST 2.733733
XAF 568.412889
XAG 0.015406
XAU 0.000228
XCD 2.70255
XCG 1.801749
XDR 0.706586
XOF 568.412889
XPF 103.343544
YER 238.398022
ZAR 16.197205
ZMK 9001.19594
ZMW 18.744124
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.4500

    1116.77

    +0.31%

  • BEL20

    -48.4500

    5719.41

    -0.84%

  • PX1

    -11.3400

    8714.94

    -0.13%

  • ISEQ

    -45.6900

    14233.55

    -0.32%

  • OSEBX

    12.8500

    2053.31

    +0.63%

  • PSI20

    55.8500

    9210.84

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -71.5200

    4316.35

    -1.63%

  • N150

    12.5200

    4328.26

    +0.29%

Les négociations climatiques de la COP27 au bord du gouffre
Les négociations climatiques de la COP27 au bord du gouffre / Photo: © AFP

Les négociations climatiques de la COP27 au bord du gouffre

Les négociations de la COP27 en Egypte semblaient sur le point de s'effondrer samedi matin après d'âpres discussions nocturnes, l'UE se déclarant prête à partir sans entente plutôt que d'accepter "un mauvais accord" supposant une remise en cause "inacceptable" des engagements sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre.

Taille du texte:

"Plutôt pas d'accord qu'un mauvais accord", a lancé le vice-président de la Commission Frans Timmermans devant la presse.

"Nous sommes inquiets de certaines des choses que nous avons vues et entendues au cours des dernières 12 heures", a-t-il dit, ajoutant que l'objectif des Européens était de garder "en vie" la limite de réchauffement de 1,5°C, objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris.

"A ce stade, la présidence égyptienne remet en cause les acquis de Paris et de Glasgow sur la baisse des émissions. C'est inacceptable pour la France et les pays de l'UE", avait-on dit peu avant dans l'entourage de la ministre française de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.

La présidence égyptienne s'est défendue, déclarant que la "grande majorité" des pays trouve les propositions "équilibrées".

Le ministre égyptien des Affaire étrangères Sameh Choukri a renvoyé les parties à leurs responsabilités, appelant à la "flexibilité" et indiquant qu'il allait consulter le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, présent à Charm el-Cheikh.

Pierre angulaire de la lutte contre le changement climatique, l'accord de Paris de 2015 vise à limiter le réchauffement de la planète "nettement en-dessous de 2°C" par rapport à l'ère pré-industrielle, et si possible à 1,5°C. Cette ambition avait été réaffirmée lors de la COP26 de Glasgow l'an dernier.

- Timides avancées -

Cette 27e conférence internationale sur le climat a été prolongée d'au moins une journée en l'absence d'accord sur plusieurs points de contentieux.

Les négociateurs de près de 200 pays réunis dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh ont tenté d'avancer toute la nuit sur les points les plus difficiles, comme le sort des énergies fossiles ou la compensation des dégâts déjà occasionnés par le changement climatique, les "pertes et dommages".

La présidence égyptienne, critiquée pour le retard pris dans ces complexes négociations sur le climat sous l'égide de l'ONU, avait promis vendredi, jour théorique de fin des négociations, de prendre les choses en main.

"On ne peut pas se permettre d'avoir autant de sujets de négociation qui restent sans issue jusqu'à la prochaine COP", avait estimé Manuel Pulgar-Vidal, du WWF.

En plus des heurts nocturnes sur la limite de hausse de la température moyenne de la planète par rapport à l'ère pré-industrielle, l'une des questions les plus complexes reste celle des "pertes et dommages".

Ce sujet des dégâts déjà occasionnés par le changement climatiques est plus que jamais au centre des débats après les inondations historiques qui ont frappé le Pakistan et le Nigeria, et pour lesquels les pays en développement réclament un fonds dédié.

Sur ce point, de timides avancées ont cependant eu lieu.

Les "facilitateurs" de ce dossier au centre des frictions Nord-Sud ont publié une proposition de résolution sur la question, avec trois options, dont une actant le principe de création d'un fonds dont le fonctionnement exact sera ensuite déterminé.

Option jugée vendredi acceptable "avec quelques changements" par Sherry Rehman, ministre pakistanaise du Changement climatique et présidente en exercice du puissant groupe de négociation G77+Chine, qui compte plus de 130 pays.

- Risque d'emballement incontrôlable -

Les pays riches étaient depuis des années très réticents à l'idée d'un financement spécifique, mais l'Union européenne a fait une ouverture jeudi en acceptant le principe d'un "fonds de réponse aux pertes et dommages", réservé aux "plus vulnérables" sur une "base de contributeurs élargie", sous entendu à la Chine, qui s'est considérablement enrichie en trente ans.

L'offre européenne a été saluée comme "une concession et une percée majeures" par Seve Paeniu, ministre des Finances du petit archipel pacifique de Tuvalu, menacé par la montée des eaux.

Mais ni la Chine ni les Etats-Unis n'ont fait connaître leur position dans l'immédiat.

L'avenir des énergies fossiles, dont l'utilisation depuis la révolution industrielle est essentiellement responsable du réchauffement de la planète, fait également l'objet de tractations intenses.

Un projet de texte final publié par la présidence égyptienne ne marque pas d'avancées sur ce point, même s'il souligne pour la première fois la nécessité d'accélérer dans les énergies renouvelables.

Les engagements actuels des différents pays sont loin de permettre de tenir l'objectif de 1,5°C. Selon les analyses de l'ONU, ils permettent au mieux de limiter le réchauffement à 2,4°C d'ici la fin du siècle, menant l'humanité vers le risque que des points de bascule irréversibles soient atteints et provoquent un emballement incontrôlable du dérèglement climatique.

S.Weaver--TFWP