The Fort Worth Press - Face au réchauffement climatique, l'Egypte, "dernier refuge des coraux"

USD -
AED 3.672952
AFN 64.501385
ALL 80.969857
AMD 361.359465
ANG 1.789785
AOA 916.999657
ARS 1524.277903
AUD 1.432562
AWG 1.8
AZN 1.701831
BAM 1.74212
BBD 2.012426
BDT 123.598208
BGN 1.747831
BHD 0.377416
BIF 2995
BMD 1
BND 1.278237
BOB 11.675159
BRL 5.054017
BSD 0.999132
BTN 94.798398
BWP 13.69985
BYN 2.981094
BYR 19600
BZD 2.009486
CAD 1.409955
CDF 2313.50406
CHF 0.825905
CLF 0.024925
CLP 980.979915
CNY 6.691203
CNH 6.68241
COP 3170.81
CRC 453.826798
CUC 1
CUP 23.980333
CVE 98.217189
CZK 21.692033
DJF 177.720128
DKK 6.664175
DOP 61.451444
DZD 134.429026
EGP 53.906504
ERN 15
ETB 163.206182
EUR 0.89145
FJD 2.25945
FKP 0.750648
GBP 0.751375
GEL 2.590332
GGP 0.750648
GHS 11.676049
GIP 0.750648
GMD 73.495602
GNF 8844.094881
GTQ 7.639034
GYD 209.00734
HKD 7.848195
HNL 26.820882
HRK 6.717295
HTG 130.705681
HUF 323.356501
IDR 18050
ILS 3.103501
IMP 0.750648
INR 94.90505
IQD 1514.774979
IRR 1795877.484608
ISK 121.430134
JEP 0.750648
JMD 158.78431
JOD 0.70897
JPY 158.466032
KES 129.770054
KGS 87.45055
KHR 4068.089503
KMF 439.999779
KPW 899.999961
KRW 1331.670573
KWD 0.31091
KYD 0.83268
KZT 451.722955
LAK 22482.018394
LBP 89478.016105
LKR 331.122819
LRD 170.366279
LSL 16.42449
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.412478
MAD 9.77184
MDL 17.816041
MGA 4529.360679
MKD 54.914955
MMK 2099.513869
MNT 3596.411813
MOP 8.077478
MRU 40.003029
MUR 47.250098
MVR 15.460394
MWK 1732.62013
MXN 18.417275
MYR 4.082496
MZN 63.900883
NAD 16.424417
NGN 1330.470079
NIO 36.770142
NOK 9.41278
NPR 151.676406
NZD 1.765335
OMR 0.384494
PAB 0.999132
PEN 3.447023
PGK 4.544503
PHP 63.000503
PKR 276.59385
PLN 3.896601
PYG 5763.047022
QAR 3.642032
RON 4.748797
RSD 104.688796
RUB 82.751135
RWF 1476.78686
SAR 3.763551
SBD 8.064647
SCR 14.023436
SDG 601.499723
SEK 9.91338
SGD 1.28008
SHP 0.754745
SLE 24.680436
SLL 20969.504398
SOS 571.064633
SRD 37.699688
STD 20697.981008
STN 21.822878
SVC 8.742551
SYP 13001.999685
SZL 16.419114
THB 33.579773
TJS 9.202594
TMT 3.51
TND 2.982711
TOP 2.40776
TRY 49.551903
TTD 6.778453
TWD 32.481297
TZS 2649.967965
UAH 45.052265
UGX 4156.255985
UYU 40.119539
UZS 12034.649387
VES 878.910601
VND 25894.5
VUV 118.97233
WST 2.787823
XAF 584.753063
XAG 0.017428
XAU 0.000241084688
XCD 2.70255
XCG 1.80082
XDR 0.707052
XOF 584.753063
XPF 106.228901
YER 236.149687
ZAR 16.42086
ZMK 9001.204172
ZMW 19.959203
ZWL 321.999592
SSP 5750.775019
MXV 2.079123
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Face au réchauffement climatique, l'Egypte, "dernier refuge des coraux"
Face au réchauffement climatique, l'Egypte, "dernier refuge des coraux" / Photo: © AFP

Face au réchauffement climatique, l'Egypte, "dernier refuge des coraux"

Le long de la côte égyptienne, une longue barrière de corail brille de mille couleurs. Ici, en mer Rouge, s'étend ce qui pourrait devenir "le dernier refuge de coraux" au monde, observent des chercheurs.

Taille du texte:

"Nous avons des preuves solides que cette barrière de corail représente l'espoir pour l'humanité de conserver un écosystème corallien", affirme Mahmoud Hanafy, spécialiste de l'environnement marin à l'Université du Canal de Suez.

Car l'immense récif de la mer Rouge - 5% des coraux du globe - est "très tolérant au réchauffement des eaux", explique-t-il à l'AFP.

Un atout pour cette côte connue des plongeurs du monde entier, alors que réchauffement climatique et pollution ont déjà emporté 14% des coraux de la planète entre 2009 et 2018.

Sur les côtes égyptiennes, cependant, un autre danger menace le récif corallien: l'humain avec son tourisme de masse, sa surpêche et le béton qu'il coule.

- Morts en 2100? -

Les coraux ne couvrent que 0,2% des fonds marins mondiaux mais ils abritent au moins un quart de la faune et de la flore marines et plus de 500 millions de personnes en dépendent directement, pour pêcher, attirer les touristes ou simplement continuer de vivre sur leurs terres, car le récif corallien protège de l'érosion.

Cependant, "si le réchauffement se poursuit", les coraux les moins profonds "ne devraient pas survivre jusqu'à la fin du siècle", préviennent les experts du climat à l'ONU.

Même avec un réchauffement de la planète limité à +1,5 °C en 2100 par rapport à l'ère pré-industrielle, un objectif fixé en 2015 par "l'accord de Paris" mais pour l'heure hors d'atteinte, 99% des coraux seraient incapables de survivre à des canicules marines de plus en plus fréquentes.

Cet été encore, l'une de ces canicules a fait blanchir 91% de la Grande Barrière de corail d'Australie, longue de 2.300 kilomètres et classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Les coraux blanchis peuvent se rétablir si les conditions météorologiques s'améliorent, à l'exception de ceux qui ont fortement blanchi ou qui subissent des canicules à répétition.

- Mémoire de l'époque glaciaire -

En Egypte, les coraux semblent défier cette règle. La raison? "Une mémoire biologique développée au fil de l'évolution", explique Eslam Osman, de l'Université King Abdullah en Arabie saoudite, sur l'autre versant de la mer Rouge.

Avec d'autres chercheurs, M. Osman a établi que les larves de coraux de la mer Rouge sont arrivées de l'océan Indien via le golfe d'Aden, à la fin de la dernière ère glaciaire, il y a de cela 12.000 ans.

"En arrivant par le sud de la mer Rouge, ces larves ont dû traverser des eaux très chaudes qui ont agi comme un filtre et n'ont laissé passer que les espèces pouvant survivre jusqu'à 32 degrés", explique-t-il à l'AFP.

Plus au sud, au Soudan où l'eau est plus chaude, des canicules marines ont créé des épisodes de blanchissement.

Dans un pays déchiré par les conflits, les études sont néanmoins rares et "surveiller" les récifs est "difficile" sans argent, plaide le Conseil suprême pour l'Environnement et les Ressources naturelles.

Dans le nord de la mer Rouge, en revanche, où les températures sont plus clémentes, "les coraux peuvent encore tolérer une hausse d'un, deux ou même trois degrés", souligne M. Osman.

- Zone à défendre -

Une telle résilience des récifs coralliens implique une "responsabilité", prévient pour sa part Mahmoud Hanafy. Les acteurs du tourisme en mer Rouge - qui constituent 65% de ce secteur vital pour l'économie égyptienne en pleine crise - doivent en être conscients, poursuit-il.

Il réclame au ministère de l'Environnement de déclarer zone protégée l'intégralité des 400 kilomètres carrés de barrière corallienne quasiment collés à la rive.

Cela permettrait de renforcer "la tolérance et la résilience des coraux": "en régulant l'activité des plongeurs et des pêcheurs et en y faisant disparaître les sources de pollution".

A l'heure actuelle, seule la moitié du récif est protégée et certains sites de plongée dépassent dix à quarante fois leur capacité recommandée, tandis que la pêche devrait être divisée par six pour être durable, ajoute ce spécialiste de l'environnement.

"Il faut absolument préserver le nord de la mer Rouge comme l'un des derniers refuges pour les coraux car cette zone pourrait servir de pépinière pour les projets de régénération (des coraux) à l'avenir", plaide pour sa part Eslam Osman.

En Egypte comme en Arabie saoudite, M. Osman a constaté les dégâts des constructions côtières: "eaux usées" et "sédimentation" de particules provenant des chantiers de construction étouffent les coraux.

C'est un cercle vicieux, dit-il: la résistance des coraux et leurs mille couleurs attirent les touristes... pour lesquels on construit des infrastructures qui font du tort à la barrière de corail.

C.Rojas--TFWP