The Fort Worth Press - A la recherche des secrets de l'épave d'un navire du XVIe siècle, englouti 2.500 mètres sous l'eau

USD -
AED 3.672503
AFN 61.999859
ALL 81.499593
AMD 371.392851
ANG 1.789884
AOA 918.000176
ARS 1416.481843
AUD 1.393388
AWG 1.8025
AZN 1.69726
BAM 1.669035
BBD 2.018954
BDT 123.321514
BGN 1.668102
BHD 0.37726
BIF 2979.190046
BMD 1
BND 1.276247
BOB 6.92692
BRL 4.9836
BSD 1.002402
BTN 94.366786
BWP 13.496446
BYN 2.815168
BYR 19600
BZD 2.018135
CAD 1.36344
CDF 2324.999751
CHF 0.78751
CLF 0.022739
CLP 894.959762
CNY 6.82315
CNH 6.832395
COP 3623.6
CRC 455.449262
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.098421
CZK 20.804203
DJF 178.505443
DKK 6.382702
DOP 59.591572
DZD 132.500992
EGP 52.550443
ERN 15
ETB 156.519016
EUR 0.85415
FJD 2.19645
FKP 0.740868
GBP 0.739635
GEL 2.684965
GGP 0.740868
GHS 11.121304
GIP 0.740868
GMD 73.000237
GNF 8797.53884
GTQ 7.663424
GYD 209.719194
HKD 7.834795
HNL 26.640325
HRK 6.435401
HTG 131.243093
HUF 311.413499
IDR 17245.5
ILS 2.98215
IMP 0.740868
INR 94.50198
IQD 1313.182171
IRR 1314999.99956
ISK 122.480275
JEP 0.740868
JMD 158.245078
JOD 0.709039
JPY 159.159503
KES 129.149909
KGS 87.430704
KHR 4011.759636
KMF 420.00025
KPW 899.999995
KRW 1472.520075
KWD 0.30781
KYD 0.835374
KZT 459.246806
LAK 21966.299566
LBP 89320.786296
LKR 319.023379
LRD 183.939239
LSL 16.520125
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.358675
MAD 9.262804
MDL 17.352011
MGA 4166.275527
MKD 52.641916
MMK 2099.922997
MNT 3576.490722
MOP 8.091841
MRU 40.026113
MUR 46.779741
MVR 15.46025
MWK 1738.19541
MXN 17.391897
MYR 3.950461
MZN 63.904944
NAD 16.519914
NGN 1360.189716
NIO 36.891804
NOK 9.308799
NPR 150.986516
NZD 1.695595
OMR 0.384494
PAB 1.002385
PEN 3.495347
PGK 4.353113
PHP 61.093949
PKR 279.400573
PLN 3.629685
PYG 6315.097777
QAR 3.664262
RON 4.348046
RSD 100.274993
RUB 74.875036
RWF 1469.034554
SAR 3.750651
SBD 8.048583
SCR 14.335033
SDG 600.497688
SEK 9.24725
SGD 1.27546
SHP 0.746601
SLE 24.60449
SLL 20969.496166
SOS 572.88422
SRD 37.365036
STD 20697.981008
STN 20.907916
SVC 8.771047
SYP 110.524981
SZL 16.506441
THB 32.488501
TJS 9.415173
TMT 3.505
TND 2.91627
TOP 2.40776
TRY 45.04603
TTD 6.806593
TWD 31.535501
TZS 2605.123041
UAH 44.209031
UGX 3729.28943
UYU 39.870285
UZS 12102.644627
VES 483.93447
VND 26348.5
VUV 118.189547
WST 2.728507
XAF 559.790577
XAG 0.013576
XAU 0.000216
XCD 2.70255
XCG 1.806607
XDR 0.6962
XOF 559.792965
XPF 101.774178
YER 238.59681
ZAR 16.58053
ZMK 9001.20124
ZMW 18.966768
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.5100

    1010.32

    +0.15%

  • BEL20

    -9.1000

    5346.36

    -0.17%

  • PX1

    9.7700

    8152.07

    +0.12%

  • ISEQ

    103.8900

    12326.59

    +0.85%

  • OSEBX

    15.5000

    2002.19

    +0.78%

  • PSI20

    99.1200

    9276.68

    +1.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    57.0600

    3938.97

    +1.47%

  • N150

    21.7500

    4126.36

    +0.53%

A la recherche des secrets de l'épave d'un navire du XVIe siècle, englouti 2.500 mètres sous l'eau
A la recherche des secrets de l'épave d'un navire du XVIe siècle, englouti 2.500 mètres sous l'eau / Photo: © AFP

A la recherche des secrets de l'épave d'un navire du XVIe siècle, englouti 2.500 mètres sous l'eau

À 2.500 m sous la Méditerranée, à un emplacement tenu secret au large de Ramatuelle, la pince d’un sous-marin téléguidé se saisit délicatement d'un pichet en céramique du XVIème siècle aux couleurs éclatantes.

Taille du texte:

Menée conjointement par un département de la marine nationale, le Cephismer (Centre expert plongée humaine et intervention sous la mer), et le Drassm, qui dépend du Ministère de la Culture (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines), l'opération Calliope 26.1 constitue la première étape d'un travail de recherche sur l'épave Camarat 4, la plus profonde jamais retrouvée en eaux territoriales françaises.

Le soleil vient à peine de se lever quand le remorqueur de haute-mer Jason s'immobilise, après deux heures de navigation depuis la côte varoise.

"Les coordonnées ne peuvent pas être transmises au vu de la sensibilité des objets qui ont été découverts sur le fond, même si on sait que peu de gens pourraient y aller", sourit l'officier Romain, identifiable uniquement par son prénom, en charge des opérations au sein du Cephismer.

Le navire englouti il y a 500 ans a été découvert fortuitement en 2025 dans le cadre d'une opération de maîtrise des fonds-marin conduite par l'armée.

Une découverte que la mission Calliope 26.1 menée cette année a vocation à approfondir.

Afin de relever le défi technologique, un navire remorqueur a été équipé d'un ROV (véhicule sous-marin téléopéré, ndlr) qui peut descendre à 4.000 mètres. Rattaché à la plateforme du bateau par un câble, il dispose de plusieurs caméras ainsi que de bras articulés.

Deux containers complètent le dispositif depuis lesquels les équipes pilotent le robot et observent en direct les images.

- Témoignage précieux -

Après une heure de descente, le ROV arrive au niveau du Camarat 4.

"C'est un travail d'extrême précision pour ne pas endommager le site, pour ne pas soulever les sédiments", souffle Sébastien, chef de la mission Calliope 26.1. "Ce travail de dextérité a aussi un intérêt majeur pour former nos marins".

Sur le mur d'écrans de contrôle devant lequel les chercheurs se sont rassemblés, l'épave se dévoile.

La structure du bateau, un canon, des centaines de pichets et d'assiettes richement décorées de motifs floraux, de croix, de poissons bleus, oranges et verts.

L'appareil photo mitraille: huit clichés par seconde pendant trois heures -- près de 68.000 photos-- afin de réaliser une photogrammétrie, modélisation 3D de l'épave.

"La visibilité est excellente", se réjouit Franca Cibecchini, archéologue maritime au Drassm. "On ne se rend pas compte de la profondeur. Grâce à cette qualité, on peut dire qu'il s’agit vraisemblablement d'un bateau de commerce qui transporte de la faïence de Ligurie (nord-ouest de l'Italie, ndlr), donc peut-être du port de Gênes ou de Savone".

"Ce qui est important, c'est aussi que c'est un site sur lequel il n’a pas pu y avoir de tentative de pillages après le naufrage", complète Marine Sadania, la chercheuse qui pilote les opérations.

"Pour le XVIème siècle, on a des textes qui ne sont pas très bavards sur les navires de commerce, c'est donc un témoignage précieux sur l'histoire maritime, les réseaux de transports".

Au cours de la campagne, plusieurs pichets et assiettes sont prélevés pour être analysés une fois revenus à terre.

Au laboratoire du Drassm à Marseille, Marine Sadania passe délicatement sous l'eau une de ces céramiques.

"C'est l'un des objets les plus profonds jamais prélevés sur une épave en France. Pour nous c'est l'occasion de tester des protocoles pour sortir ces mobiliers tout en préservant leur intégrité".

Un tiers des céramiques sorties des profondeurs au cours de fouilles sous-marines finissent en effet par se briser sans que les scientifiques ne l'expliquent.

Une exposition temporaire est prévue en novembre au musée de la Marine de Toulon pour présenter au grand public les premiers résultats des chercheurs. L'épave restera elle au fond de l’eau pour respecter les modèles de conservation préconisés par l'UNESCO.

N.Patterson--TFWP