The Fort Worth Press - A la recherche des secrets de l'épave d'un navire du XVIe siècle, englouti 2.500 mètres sous l'eau

USD -
AED 3.672984
AFN 63.493911
ALL 80.613613
AMD 362.984224
ANG 1.790365
AOA 917.999688
ARS 1519.869741
AUD 1.422495
AWG 1.80075
AZN 1.700725
BAM 1.719362
BBD 2.013934
BDT 123.259913
BGN 1.683441
BHD 0.376975
BIF 3012.118628
BMD 1
BND 1.279555
BOB 12.083357
BRL 5.190398
BSD 0.99989
BTN 95.896685
BWP 13.671269
BYN 3.043562
BYR 19600
BZD 2.011077
CAD 1.41482
CDF 2309.999566
CHF 0.82845
CLF 0.02439
CLP 963.040116
CNY 6.71135
CNH 6.722595
COP 3358.42
CRC 454.603398
CUC 1
CUP 23.997046
CVE 96.934985
CZK 21.38325
DJF 178.062622
DKK 6.56154
DOP 59.421086
DZD 133.765795
EGP 51.773102
ERN 15
ETB 163.328249
EUR 0.87778
FJD 2.24725
FKP 0.756753
GBP 0.755635
GEL 2.614982
GGP 0.756753
GHS 11.588419
GIP 0.756753
GMD 73.526387
GNF 8793.962118
GTQ 7.636078
GYD 209.201637
HKD 7.84362
HNL 26.835755
HRK 6.613699
HTG 130.857718
HUF 319.935498
IDR 17914
ILS 3.03299
IMP 0.756753
INR 95.82395
IQD 1309.861322
IRR 1374575.00012
ISK 120.429726
JEP 0.756753
JMD 157.698783
JOD 0.709036
JPY 157.989504
KES 129.594249
KGS 87.449698
KHR 4067.745948
KMF 432.999664
KPW 900.000318
KRW 1355.540545
KWD 0.30875
KYD 0.83322
KZT 441.682088
LAK 22412.209177
LBP 89544.067871
LKR 330.008835
LRD 171.983174
LSL 16.425661
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.394922
MAD 9.573588
MDL 17.793016
MGA 4383.315971
MKD 54.100003
MMK 2099.49869
MNT 3598.832458
MOP 8.077009
MRU 40.026198
MUR 47.529603
MVR 15.450163
MWK 1733.809819
MXN 17.66191
MYR 4.074595
MZN 63.909934
NAD 16.425805
NGN 1326.190035
NIO 36.800485
NOK 9.528425
NPR 153.437218
NZD 1.763995
OMR 0.384495
PAB 0.999899
PEN 3.387384
PGK 4.454545
PHP 62.501498
PKR 277.045789
PLN 3.840145
PYG 5925.404954
QAR 3.644699
RON 4.6271
RSD 103.051032
RUB 84.499651
RWF 1479.316211
SAR 3.762907
SBD 8.000512
SCR 13.800731
SDG 601.499938
SEK 9.905875
SGD 1.277641
SHP 0.755002
SLE 24.650305
SLL 20969.491881
SOS 571.436107
SRD 37.694997
STD 20697.981008
STN 21.538651
SVC 8.748896
SYP 13002.000254
SZL 16.42205
THB 33.350497
TJS 9.214019
TMT 3.51
TND 2.957763
TOP 2.40776
TRY 48.9653
TTD 6.800789
TWD 31.750498
TZS 2653.998009
UAH 45.01655
UGX 3924.343855
UYU 40.061362
UZS 11808.195936
VES 852.43145
VND 25976
VUV 118.506411
WST 2.765483
XAF 575.786111
XAG 0.015474
XAU 0.000232715087
XCD 2.70255
XCG 1.801982
XDR 0.707052
XOF 575.786111
XPF 104.842574
YER 236.649798
ZAR 16.315104
ZMK 9001.204821
ZMW 19.448767
ZWL 321.999592
SSP 5712.5919
MXV 2.00148
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

A la recherche des secrets de l'épave d'un navire du XVIe siècle, englouti 2.500 mètres sous l'eau
A la recherche des secrets de l'épave d'un navire du XVIe siècle, englouti 2.500 mètres sous l'eau / Photo: © AFP

A la recherche des secrets de l'épave d'un navire du XVIe siècle, englouti 2.500 mètres sous l'eau

À 2.500 m sous la Méditerranée, à un emplacement tenu secret au large de Ramatuelle, la pince d’un sous-marin téléguidé se saisit délicatement d'un pichet en céramique du XVIème siècle aux couleurs éclatantes.

Taille du texte:

Menée conjointement par un département de la marine nationale, le Cephismer (Centre expert plongée humaine et intervention sous la mer), et le Drassm, qui dépend du Ministère de la Culture (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines), l'opération Calliope 26.1 constitue la première étape d'un travail de recherche sur l'épave Camarat 4, la plus profonde jamais retrouvée en eaux territoriales françaises.

Le soleil vient à peine de se lever quand le remorqueur de haute-mer Jason s'immobilise, après deux heures de navigation depuis la côte varoise.

"Les coordonnées ne peuvent pas être transmises au vu de la sensibilité des objets qui ont été découverts sur le fond, même si on sait que peu de gens pourraient y aller", sourit l'officier Romain, identifiable uniquement par son prénom, en charge des opérations au sein du Cephismer.

Le navire englouti il y a 500 ans a été découvert fortuitement en 2025 dans le cadre d'une opération de maîtrise des fonds-marin conduite par l'armée.

Une découverte que la mission Calliope 26.1 menée cette année a vocation à approfondir.

Afin de relever le défi technologique, un navire remorqueur a été équipé d'un ROV (véhicule sous-marin téléopéré, ndlr) qui peut descendre à 4.000 mètres. Rattaché à la plateforme du bateau par un câble, il dispose de plusieurs caméras ainsi que de bras articulés.

Deux containers complètent le dispositif depuis lesquels les équipes pilotent le robot et observent en direct les images.

- Témoignage précieux -

Après une heure de descente, le ROV arrive au niveau du Camarat 4.

"C'est un travail d'extrême précision pour ne pas endommager le site, pour ne pas soulever les sédiments", souffle Sébastien, chef de la mission Calliope 26.1. "Ce travail de dextérité a aussi un intérêt majeur pour former nos marins".

Sur le mur d'écrans de contrôle devant lequel les chercheurs se sont rassemblés, l'épave se dévoile.

La structure du bateau, un canon, des centaines de pichets et d'assiettes richement décorées de motifs floraux, de croix, de poissons bleus, oranges et verts.

L'appareil photo mitraille: huit clichés par seconde pendant trois heures -- près de 68.000 photos-- afin de réaliser une photogrammétrie, modélisation 3D de l'épave.

"La visibilité est excellente", se réjouit Franca Cibecchini, archéologue maritime au Drassm. "On ne se rend pas compte de la profondeur. Grâce à cette qualité, on peut dire qu'il s’agit vraisemblablement d'un bateau de commerce qui transporte de la faïence de Ligurie (nord-ouest de l'Italie, ndlr), donc peut-être du port de Gênes ou de Savone".

"Ce qui est important, c'est aussi que c'est un site sur lequel il n’a pas pu y avoir de tentative de pillages après le naufrage", complète Marine Sadania, la chercheuse qui pilote les opérations.

"Pour le XVIème siècle, on a des textes qui ne sont pas très bavards sur les navires de commerce, c'est donc un témoignage précieux sur l'histoire maritime, les réseaux de transports".

Au cours de la campagne, plusieurs pichets et assiettes sont prélevés pour être analysés une fois revenus à terre.

Au laboratoire du Drassm à Marseille, Marine Sadania passe délicatement sous l'eau une de ces céramiques.

"C'est l'un des objets les plus profonds jamais prélevés sur une épave en France. Pour nous c'est l'occasion de tester des protocoles pour sortir ces mobiliers tout en préservant leur intégrité".

Un tiers des céramiques sorties des profondeurs au cours de fouilles sous-marines finissent en effet par se briser sans que les scientifiques ne l'expliquent.

Une exposition temporaire est prévue en novembre au musée de la Marine de Toulon pour présenter au grand public les premiers résultats des chercheurs. L'épave restera elle au fond de l’eau pour respecter les modèles de conservation préconisés par l'UNESCO.

N.Patterson--TFWP