The Fort Worth Press - De la "Paypal mafia" à la Maison Blanche: David Sacks, l'incontournable Monsieur IA de Trump

USD -
AED 3.673097
AFN 62.999892
ALL 83.60053
AMD 377.460033
ANG 1.790083
AOA 917.000162
ARS 1396.201602
AUD 1.405501
AWG 1.8
AZN 1.703806
BAM 1.698067
BBD 2.012346
BDT 122.592856
BGN 1.709309
BHD 0.377576
BIF 2971
BMD 1
BND 1.27672
BOB 6.904306
BRL 5.178599
BSD 0.99914
BTN 92.269556
BWP 13.578585
BYN 2.99684
BYR 19600
BZD 2.009473
CAD 1.369175
CDF 2265.000051
CHF 0.7846
CLF 0.022985
CLP 907.560131
CNY 6.88685
CNH 6.88147
COP 3698.75
CRC 468.334867
CUC 1
CUP 26.5
CVE 97.149892
CZK 21.160975
DJF 177.719886
DKK 6.471775
DOP 60.949815
DZD 132.090399
EGP 52.247699
ERN 15
ETB 157.374982
EUR 0.86604
FJD 2.2071
FKP 0.751829
GBP 0.74834
GEL 2.72013
GGP 0.751829
GHS 10.884989
GIP 0.751829
GMD 73.477673
GNF 8780.000295
GTQ 7.653371
GYD 209.039327
HKD 7.837251
HNL 26.569754
HRK 6.528505
HTG 131.058583
HUF 336.315028
IDR 16970
ILS 3.099451
IMP 0.751829
INR 92.40205
IQD 1310
IRR 1314000.000258
ISK 124.370067
JEP 0.751829
JMD 157.174113
JOD 0.708978
JPY 158.924498
KES 129.549688
KGS 87.449523
KHR 4009.999789
KMF 427.00018
KPW 900.043905
KRW 1484.575002
KWD 0.30668
KYD 0.832653
KZT 481.436783
LAK 21474.999876
LBP 89550.00017
LKR 311.138509
LRD 183.502002
LSL 16.690109
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.399112
MAD 9.395009
MDL 17.430149
MGA 4155.000346
MKD 53.463251
MMK 2100.153228
MNT 3574.497589
MOP 8.064858
MRU 40.105042
MUR 46.640549
MVR 15.450311
MWK 1736.000162
MXN 17.650102
MYR 3.924973
MZN 63.897936
NAD 16.689905
NGN 1356.690045
NIO 36.719761
NOK 9.576885
NPR 147.632919
NZD 1.704055
OMR 0.38447
PAB 0.99918
PEN 3.428502
PGK 4.302502
PHP 59.598015
PKR 279.274986
PLN 3.68888
PYG 6476.931358
QAR 3.64325
RON 4.410703
RSD 101.718001
RUB 82.371475
RWF 1459
SAR 3.754562
SBD 8.05166
SCR 15.021868
SDG 600.999693
SEK 9.26904
SGD 1.27583
SHP 0.750259
SLE 24.598675
SLL 20969.510825
SOS 571.508373
SRD 37.625007
STD 20697.981008
STN 21.6
SVC 8.742121
SYP 110.875895
SZL 16.689955
THB 32.25099
TJS 9.576859
TMT 3.51
TND 2.932502
TOP 2.40776
TRY 44.180699
TTD 6.779043
TWD 31.836034
TZS 2615.000004
UAH 43.89828
UGX 3771.52085
UYU 40.615395
UZS 12105.000083
VES 447.80816
VND 26300
VUV 119.587146
WST 2.754209
XAF 569.538132
XAG 0.01257
XAU 0.0002
XCD 2.70255
XCG 1.800754
XDR 0.70982
XOF 575.499774
XPF 103.849903
YER 238.550221
ZAR 16.63664
ZMK 9001.200468
ZMW 19.488689
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.0400

    1012.81

    +0.5%

  • BEL20

    37.9500

    5167

    +0.74%

  • PX1

    38.8800

    7974.49

    +0.49%

  • ISEQ

    -80.1600

    12252.18

    -0.65%

  • OSEBX

    5.7000

    1972.42

    +0.29%

  • PSI20

    45.6500

    9175.24

    +0.5%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    7.5600

    3787.95

    +0.2%

  • N150

    30.4800

    3889.07

    +0.79%

De la "Paypal mafia" à la Maison Blanche: David Sacks, l'incontournable Monsieur IA de Trump
De la "Paypal mafia" à la Maison Blanche: David Sacks, l'incontournable Monsieur IA de Trump / Photo: © AFP/Archives

De la "Paypal mafia" à la Maison Blanche: David Sacks, l'incontournable Monsieur IA de Trump

Arrivé en novice dans le monde politique de Washington, l'entrepreneur David Sacks a outrepassé les attentes pour devenir l'un des membres de l'administration Trump le plus couronné de succès.

Taille du texte:

Officiellement, il occupe le poste de président du conseil chargé de guider les choix de Donald Trump en matière de sciences et technologies.

Dans les faits, il est considéré comme le Monsieur IA et cryptomonnaies du président américain.

"Je suis reconnaissant que nous l'ayons", a relevé Sam Altman, le patron d'OpenAI, en réponse à une enquête New York Times accusant David Sacks de conflits d'intérêt.

"Pendant que les Américains se chamaillent, nos rivaux étudient les moindres faits et gestes de David", a aussi tempêté à cette occasion Marc Benioff, le patron du géant de l'informatique Salesforce.

Cette enquête portait sur les investissements de David Sacks dans des entreprises technologiques qui bénéficient du soutien de la Maison Blanche envers l'intelligence artificielle (IA).

Ce dernier en a rejeté les conclusions, dénonçant une attaque "contre la vérité" par un média progressiste.

L'épisode a cependant illustré l'influence acquise par ce natif d'Afrique du Sud à Washington, où sa longévité a dépassé celle de son ami et compatriote Elon Musk, reparti avec fracas en moins de six mois.

"Même parmi ses alliés de la Silicon Valley, il a dépassé les attentes", confie un ancien associé, sous couvert d'anonymat.

- "Paypal mafia" -

Contrairement à de nombreuses figures de la Silicon Valley, David Sacks affiche de fortes convictions conservatrices depuis ses études à Stanford dans les années 1990.

C'est là qu'il a rencontré Peter Thiel, le milliardaire devenu mentor idéologique des rangs conservateurs et religieux de la tech américaine.

A l'époque, les deux hommes écrivent dans une publication du campus pour combattre le politiquement correct détruisant selon eux l'élite universitaire américaine.

Diplômé de Stanford et de l'Université de Chicago, David Sacks choisit d'abord la carrière classique de consultant chez McKinsey.

Mais Peter Thiel attire son ami dans sa startup Confinity, futur Paypal, l'associant à ce vivier - la "Paypal Mafia" - d'entrepreneurs influents de la tech mondiale, comme Elon Musk ou le cofondateur de LinkedIn, Reid Hoffman.

David Sacks accentue ensuite sa fortune en créant ensuite un réseau social vendu à Microsoft, puis en prospérant dans le capital-risque.

La pandémie du Covid marque un tournant: il lance avec des amis conservateurs le podcast "All-in", où ils parlent affaires et fustigent les démocrates au pouvoir.

En amont de l'élection de 2024, David Sacks devient un donateur conséquent de la campagne de Donald Trump, jusqu'à intégrer sa garde rapprochée.

Soutenu par Elon Musk, il est nommé "Tsar" de l'IA et des cryptomonnaies, et devient l'architecte de la politique technologique du nouveau président.

David Sacks pilote d'abord un projet de loi sur les cryptomonnaies destiné à offrir une clarté juridique aux actifs numériques de ce secteur adopté avec enthousiasme par Donald Trump et sa famille.

Mais l'IA devient vite le pivot du second mandat du républicain, encouragé par le plaidoyer de David Sacks.

L'entrepreneur commence toutefois rapidement à être la cible d'accusations grandissantes d'abus de pouvoir.

Pour son ancien associé, l'obsession avec laquelle David Sacks poursuit ses objectifs convient bien à la culture entrepreneuriale de la Silicon Valley, mais est source de frictions à Washington.

- "Hors de contrôle" -

La principale controverse qui l'entoure porte sur sa volonté d'empêcher les Etats américains de créer leurs propres régulations sur l'IA et d'imposer que les normes soient établies depuis Washington.

Après deux échecs au Congrès pour interdire ces réglementations locales, David Sacks en a référé au président, qui a signé en décembre un décret menaçant de couper les fonds aux Etats rebelles.

Parmi les lobbyistes de la tech, plusieurs voix craignent pourtant que ce cavalier seul ne torpille toute chance d'une régulation nationale efficace.

A ces critiques s'ajoute l'opposition grandissante du public au déploiement rapide de l'IA, qui craint des pertes d'emplois et s'inquiète de la construction effrénée de centres de données géants et gourmands en énergie.

"Les frangins de la tech sont hors de contrôle", a mis en garde Steve Bannon, l'ancien conseiller de Donald Trump, toujours influent dans la sphère républicaine et inquiet des répercussions sur la base électorale, à l'approche des élections de mi-mandat en 2026.

Mais l'heure n'est pas aux concessions pour David Sacks, qui qualifie les critiques de "diversion" nourrie par des Cassandres apocalyptiques voulant "stopper tout progrès".

J.Ayala--TFWP