The Fort Worth Press - Livreurs de repas à domicile: les algorithmes des plateformes font dérailler leur santé

USD -
AED 3.672501
AFN 66.495457
ALL 80.629676
AMD 365.091035
AOA 917.000132
ARS 1491.937897
AUD 1.417435
AWG 1.80125
AZN 1.700356
BAM 1.691649
BBD 2.00813
BDT 123.418242
BHD 0.375989
BIF 2985.079791
BMD 1
BND 1.277602
BOB 11.849673
BRL 5.083303
BSD 0.997016
BTN 94.875232
BWP 13.457596
BYN 2.968819
BYR 19600
BZD 2.00519
CAD 1.39515
CDF 2262.487483
CHF 0.80949
CLF 0.023206
CLP 913.315746
CNY 6.747602
CNH 6.743285
COP 3142.844787
CRC 453.228387
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.372573
CZK 20.982098
DJF 177.546166
DKK 6.467982
DOP 58.20179
DZD 132.308956
EGP 49.555853
ERN 15
ETB 160.923669
EUR 0.86495
FJD 2.20855
FKP 0.74148
GBP 0.742583
GEL 2.610266
GGP 0.74148
GHS 11.700039
GIP 0.74148
GMD 73.510995
GNF 8756.649224
GTQ 7.607144
GYD 208.588851
HKD 7.842299
HNL 26.723176
HRK 6.518802
HTG 130.363707
HUF 314.060243
IDR 17801
ILS 2.99985
IMP 0.74148
INR 95.210501
IQD 1306.058902
IRR 1375550.000156
ISK 123.339642
JEP 0.74148
JMD 158.335856
JOD 0.709022
JPY 157.806026
KES 129.014401
KGS 87.450366
KHR 4049.647537
KMF 425.999772
KRW 1407.860324
KWD 0.30866
KYD 0.830861
KZT 467.275008
LAK 22510.919863
LBP 89282.792025
LKR 334.420274
LRD 179.959348
LSL 16.197552
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.341738
MAD 9.29222
MDL 17.337716
MGA 4254.638239
MKD 53.219738
MMK 2099.549369
MNT 3595.852714
MOP 8.056654
MRU 40.080439
MUR 47.070197
MVR 15.450094
MWK 1728.841413
MXN 17.380226
MYR 4.090101
MZN 63.905023
NAD 16.197552
NGN 1364.859559
NIO 36.690741
NOK 9.51237
NPR 151.800372
NZD 1.701115
OMR 0.382693
PAB 0.997016
PEN 3.376465
PGK 4.406003
PHP 60.705001
PKR 276.796523
PLN 3.719205
PYG 5928.296501
QAR 3.644596
RON 4.536302
RSD 101.492021
RUB 81.598409
RWF 1466.072741
SAR 3.744756
SBD 8.065696
SCR 14.449077
SDG 600.501055
SEK 9.480801
SGD 1.269501
SLE 24.601635
SOS 569.822255
SRD 37.866504
STD 20697.981008
STN 21.191022
SVC 8.723782
SZL 16.194265
THB 33.050449
TJS 9.197509
TMT 3.51
TND 2.929032
TRY 47.697498
TTD 6.757774
TWD 32.250597
TZS 2639.622886
UAH 44.653894
UGX 3714.050945
UYU 40.133201
UZS 11924.058297
VES 755.762402
VND 26204.5
VUV 118.557141
WST 2.733716
XAF 567.363231
XAG 0.015731
XAU 0.00023
XCD 2.70255
XCG 1.796912
XDR 0.705618
XOF 567.363231
XPF 103.152705
YER 238.410014
ZAR 16.14632
ZMK 9001.199539
ZMW 18.818492
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.0000

    1111.47

    -0.09%

  • BEL20

    17.2800

    5777.71

    +0.3%

  • PX1

    14.7900

    8714.93

    +0.17%

  • ISEQ

    279.4200

    14320.37

    +1.99%

  • OSEBX

    6.0600

    2025.99

    +0.3%

  • PSI20

    -42.4300

    9181.38

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    3.4600

    4329.06

    +0.08%

Livreurs de repas à domicile: les algorithmes des plateformes font dérailler leur santé
Livreurs de repas à domicile: les algorithmes des plateformes font dérailler leur santé / Photo: © AFP/Archives

Livreurs de repas à domicile: les algorithmes des plateformes font dérailler leur santé

Le management par algorithmes des plateformes comme Uber Eats ou Deliveroo, qui incite à enchaîner les courses, fait peser des risques sur la santé des livreurs de repas à domicile, alerte mercredi une agence sanitaire.

Taille du texte:

De l'attribution des courses aux modalités de rémunération, en passant par les sanctions, tout est géré par des processus automatisés, avec des risques physiques et mentaux pour la santé des livreurs, rapporte l'Anses.

"On bombarde, on prend des risques, c'est l'application qui veut ça, mais c'est super dangereux", témoigne auprès de l'AFP Vany, livreur depuis 2016 pour différentes plateformes, dont Deliveroo et Uber Eats.

Plusieurs fois, Vany a fait des "petites chutes", le forçant à aller "travailler en boitant, mais chaque année des livreurs meurent en prenant des risques. J'y pense souvent", indique celui qui partage sur les réseaux sociaux son quotidien de livreur.

Pour Henri Bastos, directeur scientifique santé et travail à l'Anses, "avec cette utilisation de technologies numériques pour attribuer des tâches de travail, les évaluer, surveiller les performances des travailleurs, les sanctionner, les livreurs n'ont pas de marge de manœuvre, de négociation possible, ni de soutien d'une personne physique qui pourrait répondre aux difficultés rencontrées sur le terrain", décrit-il à l'AFP.

En découlent des accidents de la route, des chutes, des troubles musculo-squelettiques et des atteintes à la santé mentale: "stress, fatigue, épuisement liées à la pression constante des notifications, à l'isolement et à l'absence de relations professionnelles stables".

Les livreurs des plateformes souffrent aussi de troubles du sommeil, de maladies métaboliques, respiratoires ou cardiovasculaires liées à l'activité exercée en horaires atypiques, dans un environnement de travail difficile: pollution urbaine, bruit...

- "Protection insuffisante" -

Il y a aussi des "conséquences socio-familiales: pour s'assurer un niveau de vie décent, les livreurs vont accepter un grand nombre de courses et donc avoir des amplitudes d'horaires importantes, travailler parfois 7 jours sur 7", relève M Bastos.

"Avoir une vie sociale, c'est très dur", confirme Vany, qui livre dans le quartier d'affaires de la Défense en général de 7H45 à 14H30 puis de 18H30 à 22H00, tous les jours de semaine et le samedi soir.

En majorité indépendants, ces travailleurs ne bénéficient "ni d'une politique de prévention des risques adéquate, ni d'une protection sociale suffisante", souligne l'Anses. Il n'y a pas d'obligation de déclarer leurs accidents du travail.

"Les désavantages du statut d'indépendant devraient être normalement compensés par les revenus, mais ce n'est plus le cas", rapporte Vany.

En outre, le contexte réglementaire de cette activité est en construction.

A l'échelle française, où un accord entre plateformes et syndicats fixant un revenu minimal horaire a été récemment signé, et européenne, les États membres ayant deux ans pour intégrer dans leur législation la directive de novembre 2024 renforçant les droits de ces travailleurs.

Ce texte prévoit de requalifier comme salariés quelque cinq des 30 millions de livreurs travaillant sous statut d'indépendant en Europe. Les modalités de requalification dépendent des États, ce qui permet à l'Anses de formuler des préconisations.

L'agence recommande ainsi aux pouvoirs publics de rendre obligatoire, pour ces travailleurs, l'application des dispositions en matière de santé et sécurité prévues pour les salariés dans le Code du travail et d'imposer "une limitation et un contrôle de leur temps de travail".

L'Anses "appelle à responsabiliser les plateformes, pour qu'elles assurent une protection de la santé et de la sécurité de ces travailleurs", résume M. Bastos.

Enfin, l'agence sanitaire veut rendre obligatoire la collecte de données pour continuer à documenter les effets de cette organisation du travail.

Saluant "la qualité" du rapport, la CGT appelle, dans un communiqué publié mercredi, le gouvernement à adopter "de toute urgence une législation ambitieuse en matière de protection sociale" des livreurs.

Pour l'Union-Indépendants, "cette expertise confirme ce que nous dénonçons depuis longtemps : les conditions de travail actuelles dégradent la santé des livreurs, physiquement comme mentalement".

Le syndicat interpelle les pouvoirs publics, leur demandant d'"imposer des règles de transparence strictes" aux plateformes, de "garantir une protection réelle en matière de santé et sécurité" aux livreurs et "d'intégrer les conclusions de l'Anses dans la transposition de la directive européenne".

ref-ola-mep-max/grd/LyS

B.Martinez--TFWP