The Fort Worth Press - Dans l'ombre de la pandémie, les naufragés du Covid long

USD -
AED 3.672504
AFN 62.503991
ALL 82.182944
AMD 369.50071
ANG 1.79046
AOA 918.000367
ARS 1393.261257
AUD 1.398993
AWG 1.80125
AZN 1.70397
BAM 1.682192
BBD 2.018062
BDT 122.986281
BGN 1.66992
BHD 0.37793
BIF 2983.270976
BMD 1
BND 1.280867
BOB 6.923838
BRL 5.056804
BSD 1.001935
BTN 96.102868
BWP 14.172795
BYN 2.788285
BYR 19600
BZD 2.015138
CAD 1.37555
CDF 2247.50392
CHF 0.78696
CLF 0.023076
CLP 898.223885
CNY 6.809904
CNH 6.81438
COP 3789.962585
CRC 454.478992
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.839376
CZK 20.916604
DJF 178.419989
DKK 6.428304
DOP 59.863243
DZD 132.734701
EGP 52.834473
ERN 15
ETB 156.447426
EUR 0.860404
FJD 2.20415
FKP 0.750232
GBP 0.750272
GEL 2.680391
GGP 0.750232
GHS 11.457446
GIP 0.750232
GMD 72.503851
GNF 8785.963102
GTQ 7.643745
GYD 209.624565
HKD 7.83285
HNL 26.646884
HRK 6.481104
HTG 131.183073
HUF 311.210388
IDR 17602.95
ILS 2.91944
IMP 0.750232
INR 95.970504
IQD 1312.604825
IRR 1319000.000352
ISK 123.530386
JEP 0.750232
JMD 158.319357
JOD 0.70904
JPY 158.695504
KES 129.153228
KGS 87.450384
KHR 4020.126435
KMF 424.00035
KPW 899.989966
KRW 1497.880383
KWD 0.30864
KYD 0.834989
KZT 470.382316
LAK 21973.938847
LBP 89725.196749
LKR 329.144626
LRD 183.356986
LSL 16.597084
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.36219
MAD 9.236056
MDL 17.333677
MGA 4170.644648
MKD 53.021116
MMK 2100.069852
MNT 3578.56838
MOP 8.08128
MRU 40.218466
MUR 47.170378
MVR 15.410378
MWK 1737.410227
MXN 17.336604
MYR 3.949504
MZN 63.903729
NAD 16.597084
NGN 1370.490377
NIO 36.872662
NOK 9.304604
NPR 153.764245
NZD 1.70838
OMR 0.384019
PAB 1.001935
PEN 3.434998
PGK 4.365028
PHP 61.608038
PKR 279.069969
PLN 3.65375
PYG 6105.878811
QAR 3.652432
RON 4.436104
RSD 100.967617
RUB 72.76059
RWF 1465.70335
SAR 3.788656
SBD 8.016322
SCR 13.572442
SDG 600.503676
SEK 9.450804
SGD 1.280704
SHP 0.746601
SLE 24.603667
SLL 20969.502105
SOS 572.657292
SRD 37.453038
STD 20697.981008
STN 21.07255
SVC 8.767041
SYP 110.658507
SZL 16.600009
THB 32.605038
TJS 9.348299
TMT 3.51
TND 2.932525
TOP 2.40776
TRY 45.522504
TTD 6.800843
TWD 31.576504
TZS 2615.146433
UAH 44.241431
UGX 3762.095214
UYU 40.132456
UZS 11998.451813
VES 510.148815
VND 26355
VUV 118.113327
WST 2.706364
XAF 564.191287
XAG 0.01316
XAU 0.00022
XCD 2.70255
XCG 1.805789
XDR 0.701673
XOF 564.191287
XPF 102.576012
YER 238.603589
ZAR 16.68789
ZMK 9001.203584
ZMW 18.862082
ZWL 321.999592
  • AEX

    -11.1400

    1010.44

    -1.09%

  • BEL20

    -65.2800

    5467.27

    -1.18%

  • PX1

    -129.3100

    7952.55

    -1.6%

  • ISEQ

    -187.5200

    12397.73

    -1.49%

  • OSEBX

    31.9700

    2017.85

    +1.61%

  • PSI20

    -91.2400

    9033.06

    -1%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -42.5700

    4090.69

    -1.03%

  • N150

    -7.1900

    4219.51

    -0.17%

Dans l'ombre de la pandémie, les naufragés du Covid long
Dans l'ombre de la pandémie, les naufragés du Covid long / Photo: © AFP

Dans l'ombre de la pandémie, les naufragés du Covid long

Depuis l'apparition de symptômes en 2021, Andrea Vanek passe la plupart de ses journées devant la fenêtre dans son appartement viennois pour observer le monde extérieur.

Taille du texte:

Son Covid long a été diagnostiqué après une longue errance thérapeutique, et encore aujourd'hui cette Autrichienne de 33 ans fait le moins d'efforts possible, terrifiée à l'idée de subir un nouvel épisode de faiblesse musculaire invalidante.

"Ma vie est en suspens, parce que je ne sais pas combien de temps cette maladie va durer", dit-elle à l'AFP, ouvrir une simple bouteille d'eau devenant impossible lorsque surviennent les crises.

Le mal s'est manifesté au début par des vertiges et des palpitations cardiaques, qui ont soudainement commencé à l'empêcher de faire de courtes promenades avant de faire dérailler sa vie. En pleine reconversion, elle a dû abandonner ses études pour devenir professeur d'arts appliqués.

Il y a tout juste cinq ans, la maladie émergeait en Chine. Depuis, elle a officiellement tué plus de sept millions de personnes dans le monde, mais l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que ces chiffres sont largement sous-estimés.

- "Vie bouleversée" -

Parmi les 777 millions de cas recensés, des millions souffrent de symptômes prolongés, les plus courants étant la fatigue intense, l'essoufflement, les douleurs musculaires, le brouillard cérébral.

Environ 6% des personnes infectées par le coronavirus développent une forme longue. "Un grave problème, touchant beaucoup de gens", selon Anita Jain, du programme d'urgence sanitaire de l'OMS, les réinfections augmentant les risques.

Chantal Britt, qui vit à Berne en Suisse, a contracté le Covid en mars 2020. Sa vie a été "bouleversée", l'obligeant à se "réinventer".

"J'étais vraiment une lève-tôt... Maintenant, je mets au moins deux heures à sortir de mon lit tant j'ai mal partout", explique-t-elle.

"J'ai arrêté d'espérer me réveiller en forme, mais me sentir si vieille et si cassée, cela me surprend toujours", dit cette femme de 56 ans alors qu'elle se décrit comme un ancien "bourreau de travail".

Le sport était pour cette ex-marathonienne une "thérapie" et bouger lui manque. Elle doit maintenant planifier son quotidien à la minute, par exemple en prévoyant des endroits où s'asseoir quand elle va faire ses courses.

Affirmant avoir perdu son emploi dans la communication il y a deux ans après avoir demandé à réduire ses heures, elle a obtenu un temps partiel dans la recherche universitaire, notamment sur le Covid long.

- "Maladie invisible" -

Le manque de compréhension dans son entourage lui pèse: "c'est une maladie invisible et donc stigmatisée", regrette Chantal Britt.

"Même les personnes gravement atteintes, qui sont chez elles, dans une pièce sombre, que l'on ne peut plus toucher, qui s'effondrent au moindre bruit, n'ont pas l'air malades".

Les femmes sont plus touchées que les hommes selon l'OMS, comme ceux qui ont déjà des problèmes de santé. Et environ 15% des personnes atteintes présentent des symptômes persistants pendant plus d'un an - plus de 200 ont été répertoriés.

Hétérogènes, plus ou moins sévères, ils peuvent fluctuer dans le temps, laissant le milieu médical désemparé. Etablir un diagnostic peut aussi relever du chemin de croix.

"Aujourd'hui, il faut redoubler d'efforts sur l'aide aux patients comme aux médecins avec les outils nécessaires pour une détection à un stade précoce", estime l'experte de l'OMS.

Leur soutien financier pose aussi question alors que nombres de malades plongent dans la précarité. Andrea Vanek a intenté deux actions en justice pour espérer obtenir plus que les 800 euros mensuels qu'elle reçoit actuellement.

La somme est insuffisante en Autriche pour couvrir ses dépenses, alourdies par les factures médicales et l'achat de dizaines de comprimés. Mais les deux affaires demeurent pendantes.

"Pour ceux qui étudient ou sont en formation, c'est une situation très difficile car on passe entre les mailles du filet" de la sécurité sociale, déplore-t-elle.

Chantal Britt aimerait que la recherche avance sur les syndromes post-infectieux, "qu'il nous faut mieux connaître", juge-t-elle. "Car il y aura une autre pandémie et nous serons toujours aussi démunis".

M.Delgado--TFWP