The Fort Worth Press - A 48 années lumière seulement, une possible planète océanique

USD -
AED 3.672504
AFN 64.000368
ALL 80.660025
AMD 364.155001
ANG 1.790365
AOA 918.000367
ARS 1524.750402
AUD 1.417435
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.716593
BBD 2.014833
BDT 123.096502
BGN 1.683441
BHD 0.377145
BIF 3013.033747
BMD 1
BND 1.278097
BOB 12.259622
BRL 5.188104
BSD 1.000307
BTN 95.794093
BWP 13.621802
BYN 3.022425
BYR 19600
BZD 2.011937
CAD 1.41345
CDF 2340.000362
CHF 0.828271
CLF 0.024357
CLP 961.770396
CNY 6.71325
CNH 6.734304
COP 3348.488173
CRC 454.820731
CUC 1
CUP 24.008426
CVE 96.778865
CZK 21.384404
DJF 178.136657
DKK 6.562804
DOP 59.49006
DZD 134.160706
EGP 51.788213
ERN 15
ETB 162.282003
EUR 0.87791
FJD 2.24725
FKP 0.754924
GBP 0.754689
GEL 2.61504
GGP 0.754924
GHS 11.618906
GIP 0.754924
GMD 73.503851
GNF 8797.998859
GTQ 7.639444
GYD 209.30355
HKD 7.842504
HNL 26.849519
HRK 6.613804
HTG 130.916751
HUF 320.61504
IDR 17914.1
ILS 3.04806
IMP 0.754924
INR 95.817504
IQD 1310.484048
IRR 1374575.000352
ISK 120.260386
JEP 0.754924
JMD 158.265678
JOD 0.70904
JPY 157.24504
KES 129.644095
KGS 87.448204
KHR 4068.10901
KMF 433.00035
KPW 900.000318
KRW 1354.240383
KWD 0.30864
KYD 0.833633
KZT 443.156186
LAK 22438.232325
LBP 89581.428007
LKR 330.293588
LRD 172.063018
LSL 16.32106
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.395752
MAD 9.599596
MDL 17.756616
MGA 4416.553298
MKD 54.043972
MMK 2099.36214
MNT 3596.164164
MOP 8.082152
MRU 40.243999
MUR 47.530378
MVR 15.450378
MWK 1734.585509
MXN 17.760378
MYR 4.074104
MZN 63.910377
NAD 16.32106
NGN 1326.380377
NIO 36.810462
NOK 9.50785
NPR 153.270725
NZD 1.749629
OMR 0.385571
PAB 1.000307
PEN 3.395971
PGK 4.456927
PHP 62.347038
PKR 277.197262
PLN 3.83775
PYG 5896.344407
QAR 3.646377
RON 4.629204
RSD 103.085092
RUB 84.346338
RWF 1478.474569
SAR 3.755913
SBD 8.000512
SCR 13.863038
SDG 601.503676
SEK 9.91775
SGD 1.278404
SHP 0.755002
SLE 24.650371
SLL 20969.491881
SOS 571.729495
SRD 37.667504
STD 20697.981008
STN 21.503489
SVC 8.753236
SYP 13002.000254
SZL 16.317198
THB 33.375038
TJS 9.228244
TMT 3.51
TND 2.961425
TOP 2.40776
TRY 48.942504
TTD 6.803879
TWD 31.728704
TZS 2654.934831
UAH 44.794751
UGX 3918.023434
UYU 40.075482
UZS 11839.206565
VES 852.43145
VND 25976
VUV 118.388248
WST 2.745723
XAF 575.871484
XAG 0.015553
XAU 0.000233347179
XCD 2.70255
XCG 1.80287
XDR 0.707052
XOF 575.871484
XPF 104.673717
YER 236.650363
ZAR 16.190363
ZMK 9001.203584
ZMW 19.513758
ZWL 321.999592
SSP 5712.591904
MXV 2.012596
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

A 48 années lumière seulement, une possible planète océanique
A 48 années lumière seulement, une possible planète océanique / Photo: © NASA/AFP

A 48 années lumière seulement, une possible planète océanique

Un astre dans le collimateur des astronomes depuis des années pourrait être la première planète océanique détectée en dehors du système solaire, grâce au télescope spatial James Webb, selon une étude parue dans Astrophysical Journal Letters.

Taille du texte:

LHS 1140b est scrutée sous toutes les coutures depuis sa découverte à 48 années lumière de la Terre, dans la constellation de la Baleine en 2017. Enrichissant le catalogue de quelques milliers d'exoplanètes, ces astres en orbite autour d'une autre étoile que notre Soleil.

Une poignée seulement est dite potentiellement "habitable", c'est-à-dire susceptible d'abriter une forme de vie sur une planète rocheuse située ni trop près ou trop loin de son étoile.

"Avec des conditions de température et de pression à la surface qui permettraient à de l'eau d'être liquide et de le demeurer", explique à l'AFP le doctorant en astrophysique Charles Cadieux, de l'Institut canadien Trottier de recherche sur les exoplanètes.

Son étude, menée par une équipe de l'Université de Montréal, confirme d'abord que LHS 1140b est une super-Terre, avec une masse d'environ 5,6 fois celle de notre planète bleue, et non une mini-Neptune.

De premières observations la plaçaient pile entre ces deux types d'exoplanètes. Avec une densité telle qu'il pouvait s'agir d'une mini-Neptune, une boule de roche avec une atmosphère très épaisse de gaz d'hydrogène et d'hélium. Ou bien d'une super Terre, voire "une planète océanique avec un coeur de roche un peu plus petit, mais compensé par une enveloppe d'eau", explique M. Cadieux.

Le télescope spatial James Webb a permis de trancher, en observant l'atmosphère de la planète à la faveur de son passage devant son étoile. Avec une "absence de signaux suggérant la présence d'hydrogène ou d'hélium", qui exclut le scénario d'une mini-Neptune.

- "De grandes quantités d'eau" -

La densité de LHS 1140b implique que "la planète ait en fait de grandes quantités d'eau", selon Martin Turbet, co-auteur de l'étude et chercheur CNRS au Laboratoire de Météorologie Dynamique.

Des quantités phénoménales même, puisque si l'eau des océans sur Terre représente seulement 0,02% de sa masse, elle représenterait 10% à 20% de celle de LHS 1140b. Reste à savoir sous quelle forme.

Et c'est là que la question de l'atmosphère de la planète revient. "On n'a pas de démonstration directe qu'elle ait une atmosphère", prévient M. Turbet, "mais des éléments vont en ce sens".

Premier atout, LHS 1140b est chauffée doucement par les rayons de son étoile, une naine rouge, avec des "températures attendues à la surface qui doivent être assez comparables aux températures qu'il y a sur Terre ou sur Mars", explique-t-il à l'AFP.

Selon que son éventuelle atmosphère contient peu ou beaucoup de gaz à effet de serre, comme du dioxyde de carbone, la surface d'eau y sera glacée ou pas. Elle pourrait même abriter un océan liquide sur une partie de la planète exposée aux rayons de son étoile.

A moins que cet océan soit tapi sous une couche de glace, un "petit peu comme pour les lunes glacées Ganymède, Encelade ou Europe, qui orbitent autour des planètes géantes du système solaire, Jupiter et Saturne", selon M. Turbet.

D'où l'importance d'observations supplémentaires. Pour confirmer par exemple les observations des spectromètres du James Webb indiquant "peut-être la présence d'azote", explique Charles Cadieux. Un gaz omniprésent, avec l'oxygène, dans l'air que les humains respirent sur Terre.

L'équipe de Montréal milite pour obtenir d'autres observations de LHS 1140b avec le James Webb, à raison de quelques heures par an.

"Nous avons besoin d'au moins un an pour confirmer que LHS 1140b a une atmosphère, et sans doute deux ou trois de plus pour détecter du dioxyde de carbone", estime l'astrophysicien René Doyon, co-auteur de l'étude cité dans un communiqué de son Université de Montréal.

Quant à aller s'abreuver à cette source, inutile d'en rêver. Elle se trouve à environ 450.000 milliards de kilomètres.

A.Nunez--TFWP