The Fort Worth Press - Ce qu'il faut retenir du dernier rapport des experts climat de l'ONU

USD -
AED 3.672996
AFN 73.220452
ALL 95.962281
AMD 405.948237
ANG 1.80202
AOA 828.514014
ARS 841.753897
AUD 1.539565
AWG 1.8
AZN 1.702706
BAM 1.808138
BBD 2.018925
BDT 109.738228
BGN 1.804644
BHD 0.376944
BIF 2856.984371
BMD 1
BND 1.346258
BOB 6.909654
BRL 4.962403
BSD 0.99994
BTN 82.904596
BWP 13.800946
BYN 3.27227
BYR 19600
BZD 2.015504
CAD 1.357335
CDF 2770.000357
CHF 0.879105
CLF 0.035499
CLP 979.540059
CNY 7.1983
COP 3923.13
CRC 514.20251
CUC 1
CUP 26.5
CVE 101.940065
CZK 23.382302
DJF 177.720328
DKK 6.877475
DOP 58.678057
DZD 134.80405
EGP 30.939799
ERN 15
ETB 56.731736
EUR 0.922651
FJD 2.263504
FKP 0.787953
GBP 0.789951
GEL 2.659689
GGP 0.787953
GHS 12.598978
GIP 0.787953
GMD 67.896778
GNF 8593.23358
GTQ 7.803566
GYD 209.196008
HKD 7.827705
HNL 24.691563
HRK 7.030095
HTG 132.887724
HUF 363.50031
IDR 15722.9
ILS 3.59418
IMP 0.787953
INR 82.899706
IQD 1309.832527
IRR 42042.501428
ISK 137.760066
JEP 0.787953
JMD 156.175895
JOD 0.709001
JPY 150.647499
KES 146.4992
KGS 89.43011
KHR 4070.57638
KMF 453.94994
KPW 900.01383
KRW 1336.609891
KWD 0.30768
KYD 0.833252
KZT 450.388984
LAK 20867.635843
LBP 89539.649155
LKR 310.179214
LRD 190.800263
LSL 19.079701
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 4.833289
MAD 10.137797
MDL 17.813114
MGA 4527.237849
MKD 56.901034
MMK 2099.818336
MNT 3396.082004
MOP 8.060165
MRU 39.929809
MUR 44.750089
MVR 15.426387
MWK 1683.145891
MXN 17.096198
MYR 4.769022
MZN 63.500496
NAD 19.079749
NGN 1630.659898
NIO 36.804371
NOK 10.584381
NPR 132.644901
NZD 1.64186
OMR 0.384951
PAB 0.99994
PEN 3.788569
PGK 3.811716
PHP 56.257996
PKR 279.090123
PLN 3.986141
PYG 7296.159162
QAR 3.640502
RON 4.583701
RSD 108.128034
RUB 92.050321
RWF 1276.088253
SAR 3.750479
SBD 8.475185
SCR 13.406471
SDG 601.000292
SEK 10.33314
SGD 1.346075
SHP 1.26825
SLE 22.725545
SLL 19750.000125
SOS 571.497745
SRD 35.329523
STD 20697.981008
SVC 8.749474
SYP 13001.870728
SZL 19.2555
THB 36.018002
TJS 10.97362
TMT 3.51
TND 3.11975
TOP 2.36255
TRY 31.19988
TTD 6.788546
TWD 31.652796
TZS 2549.999812
UAH 38.150536
UGX 3939.297287
UYU 39.069398
UZS 12483.532332
VEF 3601201.313605
VES 36.02554
VND 24630
VUV 119.845532
WST 2.740874
XAF 606.432676
XAG 0.044563
XAU 0.000492
XCD 2.70255
XDR 0.753376
XOF 606.438282
XPF 115.480604
YER 250.35026
ZAR 19.29805
ZMK 9001.195506
ZMW 23.222317
ZWL 321.999592
  • AEX

    -5.5400

    847.46

    -0.65%

  • BEL20

    3.3300

    3700.02

    +0.09%

  • PX1

    6.3600

    7954.39

    +0.08%

  • ISEQ

    35.1300

    9530.01

    +0.37%

  • OSEBX

    3.7800

    1263.82

    +0.3%

  • PSI20

    -27.3700

    6192.9

    -0.44%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -45.2000

    2249.36

    -1.97%

  • N150

    -10.8000

    3262.45

    -0.33%

Ce qu'il faut retenir du dernier rapport des experts climat de l'ONU
Ce qu'il faut retenir du dernier rapport des experts climat de l'ONU

Ce qu'il faut retenir du dernier rapport des experts climat de l'ONU

Le nouveau rapport des experts climat de l'ONU (Giec), publié lundi, se penche sur la réduction des émissions responsables du réchauffement climatique dont les effets catastrophiques se font déjà sentir à travers le monde.

Taille du texte:

Le réchauffement par rapport à l'ère pré-industrielle a déjà atteint 1,1°C, alors que l'Accord de Paris de 2015 fixe comme objectif de le contenir nettement en dessous de 2°C et si possible 1,5°C.

Voici les points clés de ce rapport long de quelque 2.800 pages, qui représente le consensus scientifique mondial le plus à jour sur ces questions.

Assurer un pic d'émissions en 2025

Si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas sensiblement réduites d'ici à 2030, l'objectif de 1,5°C sera "hors de portée".

Mais les politiques actuelles ouvrent la voie à un réchauffement de 3,2°C d'ici à la fin du siècle.

Tenir l'objectif de +2°C s'annonce déjà extrêmement compliqué: de 2030 à 2050, il faudrait réduire chaque année les émissions comme en 2020, année exceptionnelle où une bonne partie de l'économie mondiale s'est arrêtée en raison du Covid-19.

Pour ne pas dépasser +2,5°C, les émissions devront atteindre leur pic en 2025, ce qui semble improbable, la trajectoire étant repartie à la hausse dès 2021, retrouvant les niveaux records pré-pandémie.

Or, au niveau d'émissions de 2019, le "budget carbone" disponible pour conserver 66% de chances de rester sous les +1,5°C serait entièrement consommé en huit ans.

Remplacer les énergies fossiles...

Si tous les gisements de pétrole, de gaz et de charbon actuellement en service sont exploités jusqu'à leur terme sans technologie de capture carbone, il sera impossible de tenir +1,5°C.

Éliminer les subventions aux énergies fossiles pourrait faire baisser les émissions de 10%.

Tenir +2°C suppose que 30% des réserves de pétrole, 50% de celles de gaz et 80% des celles de charbon ne soient pas utilisées, sauf si des techniques de captage et stockage du CO2 émis sont développées.

Les actifs perdus pourraient se chiffrer en milliers de milliards de dollars.

... par des sources bas-carbone ou neutres

Pour tenir les objectifs de l'Accord de Paris, le monde doit atteindre la "neutralité carbone" sur tous les plans d'ici à 2050.

La capacité des énergies photovoltaïque et éolienne a fortement augmenté, de 170% et 70% respectivement entre 2015 et 2019, grâce à la baisse des coûts, aux politiques publiques et à la pression sociale.

Mais malgré ces hausses spectaculaires, elles ne représentent ensemble que 8% de la production électrique mondiale, 21% de la production peu carbonée.

Au total, les renouvelables et énergies peu carbonées - dont le nucléaire et l'hydroélectricité - comptent pour 37% de la production électrique mondiale, le reste provenant des énergies fossiles.

Réduire la demande

Le basculement vers l'énergie moins carbonée ne doit pas faire passer au second plan les transformations structurelles - mobilités douces, véhicules électriques, télétravail, isolation des bâtiments, moins de vols en avion - qui permettraient de réduire les émissions de 40% à 70% d'ici à 2050.

"Des modifications profondes et rapides de la demande faciliteront la réduction à court et moyen terme des émissions dans tous les secteurs", souligne le rapport.

Au niveau mondial, les 10% des ménages les plus riches représentent jusqu'à 45% des émissions totales.

Museler le méthane

Les émissions de méthane, gaz à effet de serre à la durée de vie bien plus courte que le CO2 mais 21 fois plus puissant, contribuent pour environ un cinquième du réchauffement.

Les fuites dans la production d'énergies fossiles (par les puits ou les gazoducs) représentaient environ un tiers de ces émissions en 2019. L'élevage animal est également une source importante.

Tenir l'Accord de Paris implique de réduire de moitié les émissions de méthane d'ici à 2050 (par rapport au niveau de 2019).

Capturer le CO2

Même dans les meilleurs scénarios, la baisse des émissions devra s'accompagner de la mise en oeuvre de techniques d'élimination du dioxyde de carbone (EDC), ou "émissions négatives", pour atteindre la neutralité carbone.

Les possibilités vont de la capture naturelle de CO2, en plantant des arbres par exemple, à l'extraction du CO2 de l'atmosphère, technologie pas au point.

Ces EDC devraient permettre de compenser les émissions de secteurs qui ne pourront pas suffisamment réduire leurs émissions d'ici à 2050 - aviation, transport maritime ou cimenteries - et seront également nécessaires pour espérer rétablir la situation en cas de dépassement des objectifs de l'Accord de Paris.

Agir coûte cher...

Tenir l'objectif de +1,5°C nécessitera des investissements de 2.300 milliards de dollars par an entre 2023 et 2052, rien que pour le secteur de l'électricité. Le chiffre tombe à 1.700 milliards pour +2°C.

En 2021, 750 milliards ont été dépensés dans le monde pour les énergies propres ou l'efficacité énergétique, selon l'Agence internationale de l'énergie.

Selon le Giec, les pays riches dépensent deux à cinq fois moins que nécessaire et les investissements dans les pays en développement sont de quatre à huit fois moins élevés que nécessaire.

Tenir l'objectif de +2°C entraînerait une baisse de 1,3% à 2,7% du PIB mondial, par rapport à la trajectoire actuelle, et une baisse de 2,6% à 4,2% pour tenir +1,5°C.

...ne rien faire encore plus

Ces estimations de (dé)croissance ne prennent toutefois pas en compte les gains prévisibles, conséquences de l'évitement de catastrophes climatiques, de crises alimentaires ou de l'effondrement des écosystèmes.

"Les avantages des scénarios permettant de limiter le réchauffement à 2°C dépassent les coûts des mesures d'atténuation (des émissions) sur la totalité du XXIe siècle," souligne le rapport.

Les seuls bénéfices en matière de santé publique d'une réduction de la pollution de l'air - cause de 7 millions de décès prématurés par an dans le monde - seraient par exemple du même ordre que les investissements pour atteindre cet objectif.

F.Garcia--TFWP