The Fort Worth Press - Le monde universitaire britannique en alerte après une cyberattaque contre la British Library

USD -
AED 3.672991
AFN 65.000219
ALL 81.750787
AMD 378.259749
ANG 1.79008
AOA 917.000322
ARS 1447.487701
AUD 1.43303
AWG 1.8025
AZN 1.700263
BAM 1.65515
BBD 2.013067
BDT 122.134821
BGN 1.67937
BHD 0.376994
BIF 2949.955359
BMD 1
BND 1.271532
BOB 6.906503
BRL 5.2577
BSD 0.999467
BTN 90.452257
BWP 13.162215
BYN 2.854157
BYR 19600
BZD 2.010138
CAD 1.367585
CDF 2199.999709
CHF 0.77668
CLF 0.021767
CLP 859.060427
CNY 6.938202
CNH 6.94274
COP 3628.74
CRC 495.478914
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.31088
CZK 20.665802
DJF 177.720242
DKK 6.328975
DOP 62.700992
DZD 129.732318
EGP 46.901199
ERN 15
ETB 154.846992
EUR 0.84762
FJD 2.2071
FKP 0.729917
GBP 0.732865
GEL 2.694999
GGP 0.729917
GHS 10.974578
GIP 0.729917
GMD 72.999744
GNF 8771.298855
GTQ 7.666172
GYD 209.107681
HKD 7.81225
HNL 26.40652
HRK 6.386302
HTG 131.004367
HUF 321.868003
IDR 16794.85
ILS 3.094805
IMP 0.729917
INR 90.44665
IQD 1309.366643
IRR 42125.000158
ISK 122.73999
JEP 0.729917
JMD 156.730659
JOD 0.709013
JPY 156.675501
KES 128.949686
KGS 87.450254
KHR 4034.223621
KMF 417.999729
KPW 899.945137
KRW 1460.14997
KWD 0.30731
KYD 0.83291
KZT 496.518171
LAK 21498.933685
LBP 89504.332961
LKR 309.337937
LRD 185.901857
LSL 15.973208
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.316351
MAD 9.162679
MDL 16.911242
MGA 4427.744491
MKD 52.240134
MMK 2099.936125
MNT 3569.846682
MOP 8.043143
MRU 39.687396
MUR 45.879977
MVR 15.449775
MWK 1732.791809
MXN 17.344215
MYR 3.93203
MZN 63.750183
NAD 15.973816
NGN 1368.559867
NIO 36.779547
NOK 9.682405
NPR 144.74967
NZD 1.669215
OMR 0.384497
PAB 0.999458
PEN 3.359892
PGK 4.282021
PHP 58.974975
PKR 279.546749
PLN 3.57536
PYG 6615.13009
QAR 3.645472
RON 4.317897
RSD 99.504971
RUB 76.255212
RWF 1458.735317
SAR 3.750238
SBD 8.058101
SCR 13.714455
SDG 601.523681
SEK 8.99609
SGD 1.273145
SHP 0.750259
SLE 24.475007
SLL 20969.499267
SOS 570.224434
SRD 37.894025
STD 20697.981008
STN 20.734071
SVC 8.745065
SYP 11059.574895
SZL 15.972716
THB 31.747042
TJS 9.340239
TMT 3.51
TND 2.890703
TOP 2.40776
TRY 43.52501
TTD 6.770395
TWD 31.644498
TZS 2580.289759
UAH 43.116413
UGX 3558.598395
UYU 38.520938
UZS 12251.99609
VES 371.640565
VND 25982
VUV 119.556789
WST 2.72617
XAF 555.124234
XAG 0.011742
XAU 0.000204
XCD 2.70255
XCG 1.80131
XDR 0.68948
XOF 555.135979
XPF 100.927097
YER 238.374993
ZAR 16.12195
ZMK 9001.208602
ZMW 19.565181
ZWL 321.999592
  • AEX

    -3.6800

    990.32

    -0.37%

  • BEL20

    45.6500

    5545.43

    +0.83%

  • PX1

    82.6100

    8262.16

    +1.01%

  • ISEQ

    144.4500

    13519.02

    +1.08%

  • OSEBX

    5.9800

    1765.77

    +0.34%

  • PSI20

    53.8500

    8881.79

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -18.9200

    4094.87

    -0.46%

  • N150

    24.1500

    3983.95

    +0.61%

Le monde universitaire britannique en alerte après une cyberattaque contre la British Library
Le monde universitaire britannique en alerte après une cyberattaque contre la British Library / Photo: © AFP

Le monde universitaire britannique en alerte après une cyberattaque contre la British Library

Une cyberattaque ayant visé la vénérable British Library de Londres a révélé la vulnérabilité des institutions universitaires britanniques, bien moins protégées que les banques, les entreprises ou les infrastructures essentielles.

Taille du texte:

Fin octobre, la bibliothèque nationale britannique a annoncé que ses services numériques, incluant son catalogue, étaient hors service en raison d'une cyberattaque, rendant impossible toute recherche de documents.

Les 600.000 thèses qu'elle garde, vitales pour les étudiants et les chercheurs, étaient aussi inaccessibles en ligne.

"Il s'agit d'une énorme bibliothèque numérique, de journaux capitaux pour écrire des travaux de recherche", explique Louise Marie Hurel, chercheure à la London School of Economics et au sein du programme dédié à la cybersécurité au centre de réflexion Rusi. Son rôle "n'est pas seulement de prêter ou d'emprunter des livres (...), c'est un trésor national en terme de savoirs".

La collection de la bibliothèque est l'une des plus importantes au monde, avec 170 millions de livres, magazines, manuscrits, journaux, mais aussi documents numériques et enregistrements sonores.

Parmi ses pièces rares figurent notamment le plus ancien exemplaire du poème épique anglais "Beowulf" et la première édition rassemblant des oeuvres de William Shakespeare.

Si le catalogue est de nouveau accessible en ligne depuis lundi, Azeem Aleem, directeur pour l'Europe du nord au sein de la société de cybertechnologie Sygnia, affirme que la situation reste "critique", la bibliothèque indiquant qu'elle aura besoin de plusieurs mois pour restaurer l'ensemble des services touchés.

Pour lui, cette attaque montre à quel point le milieu universitaire et le secteur public sont devenus des "mines d'or" pour les hackers, avec souvent des protocoles de sécurité moins drastiques.

- Cible de choix -

Le groupe de hackers Rhysida a revendiqué l'attaque contre la British Library et réclamé une rançon de 20 bitcoins (plus de 760.000 euros au cours de mardi) pour le débloquer.

Selon Paul Tumelty, responsable de Mandiant Consulting, société de conseil en cybersécurité appartenant à Google, les hackers ont probablement mis "un premier pied" dans le système via "du phishing ou l'exploitation d'une vulnérabilité", comme par exemple l'ouverture par un membre du personnel d'une pièce jointe piégée dans un mail.

Si les données piratées apparaissent moins sensibles que dans d'autres secteurs, la réputation de la British Library est telle qu'elle en fait une cible de choix, estime Azeem Aleem.

La bibliothèque a refusé de payer la rançon et Rhysida a mis sur le dark web environ 500.000 fichiers contenant les données personnelles des visiteurs, des abonnés et du personnel.

Mais la remise en état de son système devrait coûter au moins 6 millions de livres (6,9 millions d'euros), soit 40% des réserves financières de l'institution.

Son directeur général Roly Keating a estimé sur un article de blog que la tradition d'ouverture de l'institution avait été utilisée contre elle.

"Notre profond engagement à l'ouverture, l'accès et la découverte signifie que nous exploitons pleinement les immenses possibilités offertes par la technologie, tandis qu'en tant que gardiens de nos collections nous sommes aussi confrontés au défi toujours croissant de protéger notre patrimoine numérique des attaques", a-t-il affirmé.

Pour Louise Marie Hurel, ces "valeurs cardinales" n'ont pas besoin d'être abandonnées, seulement mieux protégées: "Cela signifie être plus prudent dans les pratiques de sauvegarde de base, et veiller à investir un peu plus dans la cybersécurité".

Elle appelle ainsi le gouvernement à améliorer la prise de conscience et à classer le secteur de l'éducation parmi les infrastructures essentielles du Royaume-Uni.

Il ne s'agit pas seulement d'empêcher les attaques mais aussi d'en atténuer les conséquences, explique Azeem Aleem, qui ajoute que les hackers ont pu avoir un accès illimité au réseau de la British Library "pendant une à deux semaines, voire plus".

L'expert appelle ainsi les institutions universitaires à renforcer leur sécurité en réalisant des simulations de piratage et en créant des "centres de crise" capables de répondre rapidement en cas d'attaque.

M.Delgado--TFWP