The Fort Worth Press - L'algorithme de Facebook ne modifie pas les croyances politiques des usagers

USD -
AED 3.672501
AFN 65.501099
ALL 80.67799
AMD 366.015789
AOA 916.999675
ARS 1498.365297
AUD 1.417364
AWG 1.8
AZN 1.698872
BAM 1.693927
BBD 2.01578
BDT 123.66241
BHD 0.37746
BIF 2989.511247
BMD 1
BND 1.280737
BOB 11.909804
BRL 5.108017
BSD 1.000788
BTN 95.326229
BWP 13.483
BYN 2.975429
BYR 19600
BZD 2.012836
CAD 1.39336
CDF 2270.500156
CHF 0.81035
CLF 0.023253
CLP 915.169565
CNY 6.747601
CNH 6.745699
COP 3135.82
CRC 454.372228
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.50102
CZK 21.016898
DJF 178.218336
DKK 6.477235
DOP 58.351233
DZD 132.768026
EGP 49.874303
ERN 15
ETB 161.835245
EUR 0.86644
FJD 2.211496
FKP 0.741752
GBP 0.740305
GEL 2.610153
GGP 0.741752
GHS 11.749575
GIP 0.741752
GMD 73.495038
GNF 8789.343311
GTQ 7.636312
GYD 209.597305
HKD 7.84583
HNL 26.827536
HRK 6.529
HTG 130.862572
HUF 316.021986
IDR 17819
ILS 2.99815
IMP 0.741752
INR 95.380099
IQD 1311.10909
IRR 1374725.000146
ISK 123.210044
JEP 0.741752
JMD 158.943667
JOD 0.70895
JPY 159.233503
KES 129.370185
KGS 87.450108
KHR 4057.787748
KMF 425.999913
KRW 1415.302652
KWD 0.30905
KYD 0.834059
KZT 466.596512
LAK 22602.730828
LBP 89623.502715
LKR 335.424976
LRD 180.637171
LSL 16.19373
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.377994
MAD 9.332883
MDL 17.394053
MGA 4286.462867
MKD 53.287083
MMK 2099.549591
MNT 3594.253507
MOP 8.087684
MRU 40.143431
MUR 47.009717
MVR 15.450049
MWK 1735.458809
MXN 17.140428
MYR 4.094034
MZN 63.904984
NAD 16.19373
NGN 1362.079815
NIO 36.827564
NOK 9.49365
NPR 152.5317
NZD 1.699485
OMR 0.384499
PAB 1.000784
PEN 3.380579
PGK 4.425005
PHP 61.103497
PKR 277.852831
PLN 3.72905
PYG 5957.092994
QAR 3.648379
RON 4.543501
RSD 101.71798
RUB 82.501061
RWF 1470.257068
SAR 3.745256
SBD 8.065696
SCR 13.82149
SDG 600.500765
SEK 9.492602
SGD 1.28027
SLE 24.590798
SOS 571.992794
SRD 37.7505
STD 20697.981008
STN 21.219929
SVC 8.757183
SZL 16.191029
THB 33.051499
TJS 9.242228
TMT 3.51
TND 2.933756
TRY 47.737597
TTD 6.788528
TWD 32.244498
TZS 2649.997992
UAH 44.895264
UGX 3727.714047
UYU 40.316993
UZS 11941.84974
VES 755.762398
VND 26119.5
VUV 119.366412
WST 2.733717
XAF 568.142114
XAG 0.015199
XAU 0.000227
XCD 2.70255
XCG 1.803749
XDR 0.706586
XOF 568.129812
XPF 103.29163
YER 238.403315
ZAR 16.196302
ZMK 9001.201068
ZMW 18.720065
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.8900

    1113.35

    +0.17%

  • BEL20

    -9.8200

    5767.78

    -0.17%

  • PX1

    11.3300

    8726.03

    +0.13%

  • ISEQ

    -40.0900

    14278.65

    -0.28%

  • OSEBX

    14.5900

    2040.52

    +0.72%

  • PSI20

    -25.7100

    9155

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8300

    4388.06

    -0.11%

  • N150

    -13.4200

    4315.65

    -0.31%

L'algorithme de Facebook ne modifie pas les croyances politiques des usagers
L'algorithme de Facebook ne modifie pas les croyances politiques des usagers / Photo: © AFP/Archives

L'algorithme de Facebook ne modifie pas les croyances politiques des usagers

Les bulles d'informations dans lesquelles nous maintiennent les algorithmes des réseaux sociaux renforcent-elles la polarisation politique, ou reflètent-elles simplement des divisions déjà existantes?

Taille du texte:

Un important projet de recherche conduit au moment de l'élection américaine de 2020 a conclu que, contrairement à ce qui est souvent avancé, l'algorithme de Facebook ne modelait pas les croyances politiques de ses utilisateurs.

Cette série d'études est le résultat d'une collaboration entre Meta -- la maison-mère de Facebook et Instagram -- et un groupe de chercheurs d'universités américaines. Ces derniers ont eu accès aux données internes de l'entreprise et ont eu la possibilité de réaliser des tests en changeant l'expérience en ligne des utilisateurs.

Au total, quatre études ont été publiées dans les journaux scientifiques Science et Nature.

L'algorithme "influence de façon très importante l'expérience des gens sur la plateforme", c'est-à-dire ce qu'ils y voient et leur temps d'utilisation, ont déclaré les responsables du projet, Talia Stroud de l'université du Texas à Austin, et Joshua Tucker, de l'université de New York.

Mais "changer l'algorithme, même pour quelques mois, a peu de chance de modifier les croyances politiques des gens", ont-ils ajouté. Ces croyances ont été mesurées via des questionnaires, remplis par les utilisateurs après avoir participé aux expériences, lesquelles ont modifié les contenus affichés sur leur page d'accueil.

Les chercheurs ont reconnu que la période de trois mois observée n'était peut-être pas suffisante pour détecter un effet, sachant que la polarisation politique aux Etats-Unis se renforce depuis plusieurs décennies.

Malgré tout, "ces résultats défient le discours habituel, qui rend les bulles d'informations des réseaux sociaux responsables des problèmes contemporains de la démocratie américaine", ont écrit les auteurs d'une des études.

- Pas de "baguette magique" -

L'algorithme de Facebook, qui utilise l'apprentissage automatique pour mettre en avant tel ou tel contenu en fonction des intérêts des utilisateurs, a été accusé de renforcer leur isolement dans une bulle idéologique, ainsi que la désinformation.

Pour la première étude, environ 40.000 volontaires ont été recrutés via des invitations sur leur page Facebook et Instagram. Un groupe a conservé l'algorithme tel quel, et l'autre est passé à un affichage des publications par ordre chronologique (les plus récentes en haut).

Cet ordre chronologique était utilisé par Facebook à ses débuts, et certains observateurs estiment que repasser à cette méthode pourrait réduire l'impact néfaste des réseaux sociaux.

L'étude a montré que le groupe passé au fil chronologique passait moitié moins de temps sur Facebook et Instagram que le groupe ayant conservé l'algorithme intact.

Avec l'ordre chronologique, les utilisateurs voyaient également davantage de contenus d'amis aux opinions plus modérées, ou de groupes et de pages ayant une audience aux opinions diverses.

Mais cet ordre chronologique a également eu pour effet d'augmenter la quantité de contenus politiques et non fiables visionnés.

Malgré tous ces changements, les chercheurs n'ont pas observé de modifications des croyances politiques chez ces utilisateurs.

"Cela suggère que le fil chronologique n'est pas une baguette magique contre le problème de la polarisation politique", a conclu la co-autrice Jennifer Pan, de l'université Stanford.

- Meta salue les résultats -

Une deuxième étude a analysé l'impact des contenus repartagés, qui constituent plus d'un quart de ce que voient les utilisateurs de Facebook.

Supprimer ces partages de publications par des amis pourrait être un moyen de contrôler les contenus viraux, selon certains. C'est donc ce qui a été expérimenté pour un groupe d'utilisateurs.

En conséquence, ceux-ci ont vu la proportion de contenus politiques baisser sur leur page d'accueil, mais encore une fois, cela n'a pas eu d'impact sur leurs croyances politiques.

Une troisième étude a elle analysé l'effet des contenus issus de pages, groupes, ou utilisateurs ayant des opinions similaires, qui constituent la majorité de ce que les utilisateurs adultes américains voient sur Facebook.

Dans une expérience impliquant plus de 23.000 usagers, supprimer ce type de contenu n'a de nouveau pas eu d'impact sur l'extrémisme idéologique ou la croyance dans des affirmations erronées.

Toutefois, une quatrième étude a confirmé un effet de "ségrégation idéologique" sur Facebook. Les utilisateurs conservateurs avaient davantage tendance à être enfermés dans une bulle idéologique que les personnes de gauche, ont relevé les chercheurs.

De plus, 97% des publications qualifiées de fausses par un programme de vérification d'informations -- dont l'AFP fait partie -- étaient davantage vues par des conservateurs que des progressistes.

Dans un communiqué, Meta a salué ces résultats.

Ils "s'ajoutent aux éléments de recherches qui s'accumulent montrant qu'il n'y a pas de preuve que les réseaux sociaux sont la cause d'une polarisation dommageable, ou ont des conséquences importantes sur des comportements ou croyances politiques", a déclaré Nick Clegg, le responsable des affaires internationales de Meta.

L.Rodriguez--TFWP