The Fort Worth Press - Une nécropole antique de Lutèce ressurgit du RER parisien

USD -
AED 3.672502
AFN 63.000196
ALL 83.045552
AMD 377.608336
ANG 1.790083
AOA 916.999745
ARS 1383.1365
AUD 1.43213
AWG 1.8025
AZN 1.696767
BAM 1.692703
BBD 2.017085
BDT 122.889314
BGN 1.709309
BHD 0.375272
BIF 2964.437482
BMD 1
BND 1.280822
BOB 6.920277
BRL 5.3193
BSD 1.001532
BTN 93.628346
BWP 13.656801
BYN 3.038457
BYR 19600
BZD 2.014228
CAD 1.371515
CDF 2275.000405
CHF 0.78928
CLF 0.023138
CLP 913.630314
CNY 6.8864
CNH 6.91586
COP 3696.54
CRC 467.791212
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.432004
CZK 21.228963
DJF 178.340531
DKK 6.471195
DOP 59.449729
DZD 131.454091
EGP 51.964401
ERN 15
ETB 157.836062
EUR 0.86616
FJD 2.21445
FKP 0.749521
GBP 0.750815
GEL 2.715014
GGP 0.749521
GHS 10.917148
GIP 0.749521
GMD 73.506465
GNF 8778.549977
GTQ 7.671603
GYD 209.529662
HKD 7.83172
HNL 26.509205
HRK 6.524702
HTG 131.388314
HUF 340.851497
IDR 16991
ILS 3.109125
IMP 0.749521
INR 93.8122
IQD 1311.97909
IRR 1315624.999901
ISK 124.559881
JEP 0.749521
JMD 157.346743
JOD 0.708984
JPY 159.584028
KES 129.739685
KGS 87.447903
KHR 4001.973291
KMF 427.000235
KPW 900.003974
KRW 1509.115004
KWD 0.30657
KYD 0.834581
KZT 481.491739
LAK 21506.092917
LBP 89692.06536
LKR 312.41778
LRD 183.27376
LSL 16.894603
LTL 2.952739
LVL 0.60489
LYD 6.411466
MAD 9.358386
MDL 17.440975
MGA 4176.061001
MKD 53.348104
MMK 2099.452431
MNT 3566.950214
MOP 8.084003
MRU 40.089837
MUR 46.509602
MVR 15.460054
MWK 1736.722073
MXN 17.97235
MYR 3.939502
MZN 63.898088
NAD 16.894749
NGN 1356.239938
NIO 36.852081
NOK 9.58951
NPR 149.804404
NZD 1.72021
OMR 0.382195
PAB 1.001519
PEN 3.46252
PGK 4.323066
PHP 60.252942
PKR 279.628351
PLN 3.70525
PYG 6541.287659
QAR 3.662273
RON 4.408024
RSD 101.650468
RUB 84.452144
RWF 1457.231632
SAR 3.754897
SBD 8.05166
SCR 13.74181
SDG 600.999727
SEK 9.370501
SGD 1.2833
SHP 0.750259
SLE 24.574994
SLL 20969.510825
SOS 572.35094
SRD 37.487497
STD 20697.981008
STN 21.204227
SVC 8.762971
SYP 110.564047
SZL 16.900787
THB 33.050137
TJS 9.619362
TMT 3.51
TND 2.95786
TOP 2.40776
TRY 44.323503
TTD 6.794814
TWD 32.1128
TZS 2595.522995
UAH 43.875212
UGX 3785.603628
UYU 40.356396
UZS 12210.172836
VES 454.69063
VND 26322
VUV 119.226095
WST 2.727792
XAF 567.726608
XAG 0.015367
XAU 0.00023
XCD 2.70255
XCG 1.80494
XDR 0.706079
XOF 567.716781
XPF 103.216984
YER 238.598067
ZAR 17.126098
ZMK 9001.196659
ZMW 19.554625
ZWL 321.999592
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Une nécropole antique de Lutèce ressurgit du RER parisien
Une nécropole antique de Lutèce ressurgit du RER parisien / Photo: © AFP

Une nécropole antique de Lutèce ressurgit du RER parisien

Enterrés au coeur de Paris, ces morts n'avaient pas été vus depuis l'Antiquité: une nécropole implantée au sud de Lutèce, avec de nombreuses sépultures et offrandes, a été mise au jour lors de travaux du RER, une découverte qui aidera à mieux comprendre la vie des "Parisii".

Taille du texte:

Une cinquantaine de squelettes étaient enfouis là depuis le IIe siècle, à quelques mètres de l'entrée de la station Port-Royal sur la rive gauche de la capitale. La fosse avait échappé aux multiples travaux de voierie, dont la construction du RER B dans les années 1970.

Jusqu'à la création d'une nouvelle sortie pour les usagers et la prescription d'une fouille archéologique préventive. "Il y avait une forte suspicion car on se trouve tout près de la nécropole sud de Lutèce", a expliqué Camille Colonna, responsable des recherches archéologiques et anthropologue à l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), lors d'une visite de presse du chantier.

Cette nécropole dite de Saint-Jacques, la plus grande de la cité gallo-romaine, était connue car elle avait été partiellement fouillée au XIXe siècle. Mais trop rapidement, les méthodes de l'époque ne s'intéressant qu'aux objets précieux, délaissant les squelettes et toutes les autres données permettant de comprendre le contexte.

Tout a été recouvert depuis, et ces informations sont perdues. Un îlot de la nécropole encore jamais fouillé, a heureusement été préservé. "Personne ne l'avait vu depuis l'Antiquité", s'enthousiasme Dominique Garcia, président de l'Inrap.

"On était très contents: lors du sondage on a trouvé un premier squelette avec une pièce de monnaie dans la bouche, ce qui nous a permis de dater la sépulture, au IIe siècle de notre ère", raconte Camille Colonna.

Les fouilles démarrent en mars. Une cinquantaine de sépultures sont mises au jour, toutes à inhumation - et non à incinération comme cela se pratiquait aussi.

- "Passeur des enfers" -

Les défunts étaient placés dans des cercueils en bois, eux-mêmes mal conservés mais que les archéologues ont pu restituer grâce aux clous toujours présents. Y gisent des hommes, des femmes et des enfants, allongés sur le dos. Il s'agit très probablement de Parisii, le peuple gaulois installé à Lutèce, sous domination romaine, selon Dominique Garcia.

Un peu plus de la moitié des inhumations est accompagnée de dépôts: récipients en céramique (cruches, gobelets, vases...) ou en verre. Plus rarement, une pièce a été déposée dans le cercueil, ou dans la bouche du défunt, "une pratique courante dans l'Antiquité qui constitue probablement l'obole du passeur des enfers, Charon", précise l'Inrap.

"De façon récurrente on retrouve des chaussures subsistant par la présence des petits clous formant la semelle. Elles sont soit aux pieds du défunt, soit déposées à côté de lui, comme une offrande", décrit Camille Colonna.

Des objets liés à l'habillement (bijoux, épingles à cheveux, ceintures) ont aussi été trouvés. Et une unique fosse contenant le squelette d'un porc entier, ceux d'un autre petit animal, avec deux récipients en céramique: sans doute une "fosse à offrandes".

D'ici la fermeture prochaine du chantier de fouilles, tous ces indices vont être prélevés - sans exception cette fois - et envoyés en laboratoire.

"Cela nous permettra de comprendre la vie des Parisii à travers leurs rites funéraires, ainsi que l'état sanitaire des personnes grâce à l'étude de leur ADN", selon l'anthropologue.

Ces fouilles ouvrent "une véritable fenêtre sur le monde funéraire de Paris dans l'Antiquité", alors que l'histoire antique de la capitale "est globalement mal connue", souligne Dominique Garcia. "Ce qu'on retrouve dans les tombes, on le retrouve aussi dans l'habitat, et cela nous en apprendra davantage sur les lieux d'approvisionnement des Parisiens de l'époque", se réjouit-il.

A.Williams--TFWP