The Fort Worth Press - Le James-Webb sur la piste d'intrigantes galaxies dans l'Univers primordial

USD -
AED 3.672504
AFN 63.000214
ALL 82.776172
AMD 376.396497
ANG 1.790083
AOA 916.999991
ARS 1391.501055
AUD 1.426005
AWG 1.8025
AZN 1.696076
BAM 1.687271
BBD 2.010611
BDT 122.494932
BGN 1.709309
BHD 0.377087
BIF 2954.923867
BMD 1
BND 1.276711
BOB 6.898158
BRL 5.313398
BSD 0.998318
BTN 93.32787
BWP 13.612561
BYN 3.028771
BYR 19600
BZD 2.007764
CAD 1.371275
CDF 2274.999872
CHF 0.787775
CLF 0.023504
CLP 928.050025
CNY 6.886401
CNH 6.90191
COP 3669.412932
CRC 466.289954
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.125739
CZK 21.17803
DJF 177.768192
DKK 6.461901
DOP 59.25894
DZD 132.247983
EGP 51.887086
ERN 15
ETB 157.330889
EUR 0.86488
FJD 2.21445
FKP 0.749593
GBP 0.749925
GEL 2.714966
GGP 0.749593
GHS 10.882112
GIP 0.749593
GMD 73.498083
GNF 8750.377432
GTQ 7.646983
GYD 208.85994
HKD 7.833835
HNL 26.423673
HRK 6.517497
HTG 130.966657
HUF 340.027501
IDR 16956.2
ILS 3.109125
IMP 0.749593
INR 94.01055
IQD 1307.768624
IRR 1315624.99994
ISK 124.270092
JEP 0.749593
JMD 156.839063
JOD 0.708995
JPY 159.072995
KES 129.327524
KGS 87.447896
KHR 3989.129966
KMF 427.000116
KPW 900.029607
KRW 1505.310507
KWD 0.30657
KYD 0.831903
KZT 479.946513
LAK 21437.260061
LBP 89404.995039
LKR 311.417849
LRD 182.685589
LSL 16.84053
LTL 2.95274
LVL 0.604889
LYD 6.39089
MAD 9.328473
MDL 17.385153
MGA 4162.53289
MKD 53.176897
MMK 2098.81595
MNT 3568.179446
MOP 8.05806
MRU 39.961178
MUR 46.510179
MVR 15.459777
MWK 1731.096062
MXN 17.93282
MYR 3.938989
MZN 63.885566
NAD 16.84053
NGN 1356.249583
NIO 36.733814
NOK 9.57545
NPR 149.324936
NZD 1.71346
OMR 0.384498
PAB 0.998318
PEN 3.451408
PGK 4.309192
PHP 60.150148
PKR 278.721304
PLN 3.69724
PYG 6520.295044
QAR 3.65052
RON 4.4015
RSD 101.324246
RUB 83.029422
RWF 1452.529871
SAR 3.754657
SBD 8.05166
SCR 13.69771
SDG 600.999747
SEK 9.349555
SGD 1.281655
SHP 0.750259
SLE 24.575028
SLL 20969.510825
SOS 570.504249
SRD 37.487502
STD 20697.981008
STN 21.136177
SVC 8.734849
SYP 110.711277
SZL 16.845965
THB 32.907995
TJS 9.588492
TMT 3.51
TND 2.948367
TOP 2.40776
TRY 44.31631
TTD 6.773066
TWD 32.036701
TZS 2595.522581
UAH 43.73308
UGX 3773.454687
UYU 40.227753
UZS 12170.987361
VES 454.69063
VND 26312
VUV 118.849952
WST 2.727811
XAF 565.894837
XAG 0.014864
XAU 0.000225
XCD 2.70255
XCG 1.799163
XDR 0.703792
XOF 565.894837
XPF 102.885735
YER 238.603045
ZAR 17.059215
ZMK 9001.197091
ZMW 19.491869
ZWL 321.999592
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Le James-Webb sur la piste d'intrigantes galaxies dans l'Univers primordial
Le James-Webb sur la piste d'intrigantes galaxies dans l'Univers primordial / Photo: © NASA/AFP/Archives

Le James-Webb sur la piste d'intrigantes galaxies dans l'Univers primordial

Le télescope spatial James-Webb a observé dans les âges reculés de l'Univers une population de galaxies très massives semblant s'être formées à un rythme beaucoup plus rapide que prédit par les astronomes, selon une étude mercredi.

Taille du texte:

Ce scénario déroutant, que des analyses plus poussées devront confirmer, s'est produit entre 500 et 700 millions d'années seulement après le Big bang survenu il y a 13,8 milliards d'années. Soit dans l'Univers très jeune, donc très lointain.

Le télescope James-Webb (JWST), opérationnel depuis juillet 2022, a pu explorer cette région méconnue grâce à son instrument NIRCam et sa puissante vision dans l'infrarouge, une longueur d'ondes invisible pour l'oeil humain et dont l'observation permet de remonter loin dans le passé.

Il y a déniché six galaxies bien plus massives que prévu dans cet Univers primordial, rapporte une étude publiée dans Nature. Deux d'entre elles avaient déjà été pointées par le télescope Hubble, mais étaient passées inaperçues tant la lumière émise était faible.

Selon l'interprétation des nouvelles images du JWST, ces six galaxies - appelées "candidates" à ce stade car la découverte devra être confirmée par des mesures en spectroscopie - contiennent beaucoup plus d'étoiles que les valeurs attendues. L'une d'entre elles en contiendrait jusqu'à 100 milliards.

"C'est à peu près la taille de la Voie lactée, ce qui est fou", a dit à l'AFP Ivo Labbé, premier auteur de l'étude.

Il a fallu à notre galaxie 13,8 milliards d'années pour former cette quantité d'étoiles, quand cette jeune galaxie en aurait fait autant en à peine 700 millions d'années "soit 20 fois plus vite", développe ce chercheur de l'Université de technologie de Swinburne en Australie.

D'aussi lointaines galaxies de cette taille n'ont pas leur place dans le modèle cosmologique actuel qui tente de comprendre la structuration de l'Univers. "La théorie nous dit qu'à ces âges reculés, les galaxies sont toutes petites et croissent très lentement. On pouvait typiquement s'attendre à ce qu'elles soient 10 à 100 fois plus petites en termes de quantité d'étoiles", développe l'astrophysicien.

- "Le modèle se fissure" -

En trouver d'aussi grosses, "c'est comme si on sautait d'une falaise" à ses yeux.

Qu'est-ce qui ne tournerait pas rond ? La suspecte pourrait bien être la matière noire, mystérieuse matière invisible qui peuple l'Univers. Si les scientifiques ne peuvent pas la détecter, ils connaissent assez bien son comportement et savent qu'elle joue un rôle clé dans la formation des galaxies.

"La matière noire doit +s'emboîter+ pour former un halo qui attire vers elle le gaz dont naîtront les étoiles", décrypte le Pr Labbé. Or, ce processus de "coagulation" est censé prendre beaucoup de temps.

Il semblerait donc que "les choses se se sont particulièrement accélérées" dans cet Univers primordial, qui aurait été "plus efficace que ce qu'on pensait" pour fabriquer des étoiles, commente David Elbaz, astrophysicien au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), qui n'a pas pris part à l'étude.

Ce qui pourrait s'expliquer par le processus d'expansion de l'Univers qui s'accélère plus vite que ce qu'on pensait, relève ce scientifique impliqué dans le programme d'observation du télescope développé par la Nasa.

Le sujet agite le débat chez les cosmologistes et cette découverte est "d'autant plus excitante que c'est un indice de plus que le modèle se fissure", analyse David Elbaz.

Le télescope spatial européen Euclid, qui doit être lancé en orbite cet été pour tenter de percer les secrets de la matière noire, devrait contribuer à éclaircir le mystère, souligne-t-il.

Le Pr Labbé cite la théorie du cygne noir, selon laquelle un événement imprévisible et improbable, s'il se réalise, a un impact considérable. "Si une seule des six galaxies candidates est vérifiée, il faudra revoir la théorie".

P.Navarro--TFWP