The Fort Worth Press - JO-2028: Trente ans après, le CIO rétablit les tests de féminité

USD -
AED 3.67295
AFN 66.503991
ALL 80.603989
AMD 366.170403
AOA 917.000367
ARS 1491.937904
AUD 1.414627
AWG 1.80125
AZN 1.70397
BAM 1.696506
BBD 2.013896
BDT 123.776354
BHD 0.377104
BIF 2987.5
BMD 1
BND 1.281271
BOB 11.884005
BRL 5.083304
BSD 0.999879
BTN 95.145572
BWP 13.496235
BYN 2.977343
BYR 19600
BZD 2.010921
CAD 1.39555
CDF 2262.50392
CHF 0.80802
CLF 0.023137
CLP 913.560396
CNY 6.747604
CNH 6.743285
COP 3157.16
CRC 454.53954
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.703894
CZK 20.982104
DJF 177.720393
DKK 6.46804
DOP 58.250393
DZD 132.93304
EGP 49.555853
ERN 15
ETB 160.000358
EUR 0.86495
FJD 2.20855
FKP 0.743241
GBP 0.741235
GEL 2.610391
GGP 0.743241
GHS 11.76039
GIP 0.743241
GMD 73.503851
GNF 8775.000355
GTQ 7.628986
GYD 209.187745
HKD 7.84315
HNL 26.880388
HRK 6.518804
HTG 130.738004
HUF 314.060388
IDR 17801
ILS 2.99985
IMP 0.743241
INR 95.13785
IQD 1310.5
IRR 1375550.000352
ISK 123.340386
JEP 0.743241
JMD 158.790465
JOD 0.70904
JPY 157.80604
KES 128.780385
KGS 87.450384
KHR 4052.503796
KMF 426.00035
KRW 1407.890383
KWD 0.30866
KYD 0.833247
KZT 468.616634
LAK 22582.503779
LBP 89550.000349
LKR 335.380452
LRD 181.550382
LSL 16.130381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.365039
MAD 9.305039
MDL 17.387495
MGA 4310.000347
MKD 53.374161
MMK 2099.552715
MNT 3596.040078
MOP 8.079926
MRU 40.090379
MUR 47.050378
MVR 15.450378
MWK 1737.000345
MXN 17.136204
MYR 4.090104
MZN 63.905039
NAD 16.250377
NGN 1364.860377
NIO 36.795607
NOK 9.51237
NPR 152.232915
NZD 1.696641
OMR 0.382792
PAB 0.999866
PEN 3.385039
PGK 4.42225
PHP 60.705038
PKR 277.803701
PLN 3.719205
PYG 5945.498155
QAR 3.644504
RON 4.536304
RSD 102.024038
RUB 81.892834
RWF 1465
SAR 3.780227
SBD 8.065696
SCR 14.475038
SDG 600.503676
SEK 9.480804
SGD 1.278204
SLE 24.603667
SOS 600.503662
SRD 37.866504
STD 20697.981008
STN 21.375
SVC 8.749095
SZL 16.245038
THB 33.050369
TJS 9.223917
TMT 3.51
TND 2.912038
TRY 47.697504
TTD 6.777323
TWD 32.250604
TZS 2647.503038
UAH 44.783463
UGX 3724.827703
UYU 40.249652
UZS 11950.000334
VES 755.762404
VND 26204.5
VUV 119.010387
WST 2.728415
XAF 568.992228
XAG 0.015756
XAU 0.00023
XCD 2.70255
XCG 1.802071
XDR 0.708194
XOF 568.000332
XPF 103.350363
YER 238.403589
ZAR 16.14632
ZMK 9001.203584
ZMW 18.872278
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.0000

    1111.47

    -0.09%

  • BEL20

    17.2800

    5777.71

    +0.3%

  • PX1

    14.7900

    8714.93

    +0.17%

  • ISEQ

    279.4200

    14320.37

    +1.99%

  • OSEBX

    6.0600

    2025.99

    +0.3%

  • PSI20

    -42.4300

    9181.38

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    3.4600

    4329.06

    +0.08%

JO-2028: Trente ans après, le CIO rétablit les tests de féminité
JO-2028: Trente ans après, le CIO rétablit les tests de féminité / Photo: © AFP/Archives

JO-2028: Trente ans après, le CIO rétablit les tests de féminité

Près de 30 ans après y avoir renoncé, le CIO a rétabli jeudi les tests génétiques de féminité à compter des JO-2028 de Los Angeles, bannissant du sport féminin les athlètes transgenres et une grande partie des athlètes intersexes.

Taille du texte:

"L'admissibilité à toute épreuve féminine des Jeux olympiques est désormais réservée aux personnes de sexe biologique féminin", non-porteuses du gène SRY, a expliqué l'instance olympique dans un communiqué, après un vote "unanime" de sa commission exécutive.

En tournant le dos aux règles édictées en 2021, qui laissaient chaque fédération sportive internationale fixer sa politique, le CIO cible à la fois les sportives transgenres et une grande partie des athlètes intersexes, naturellement porteuses de variations génétiques tout en étant considérées comme des filles depuis leur naissance.

Échapperont à cette réglementation celles qui pourront démontrer leur "insensibilité totale aux androgènes", c'est-à-dire l'incapacité de leur corps à utiliser la testostérone, une preuve qui nécessite des investigations coûteuses et complexes.

"Je suis très fière de ce travail", a déclaré à la presse la présidente du CIO, Kirsty Coventry, pour qui la nouvelle politique "soutient l'égalité, l'équité et la sécurité sur les terrains de jeu".

Appliquée à partir des JO-2028 et "non rétroactive", cette mesure ne remet pas en cause la médaille d'or obtenue aux JO de Paris par la boxeuse algérienne Imane Khélif. Porteuse du gène SRY, elle est née fille et avait constamment été présentée comme telle par le CIO quand elle était attaquée sur sa féminité.

- Le CIO rejoint la ligne de Trump -

Dans le détail, il reviendra aux fédérations internationales et aux instances sportives nationales d'organiser ces tests chromosomiques, qui devront être passés "une seule fois dans la vie de l'athlète", a indiqué le CIO.

Ces politiques sont déjà en vigueur depuis l'an dernier dans trois disciplines (athlétisme, boxe et ski), bien que leur application soulève des difficultés pratiques et légales: en France par exemple, les lois de bioéthique ne permettent pas de test génétique sans nécessité médicale.

"Si c'est illégal dans un pays, les athlètes auront la possibilité de se faire tester quand ils voyageront pour d'autres compétitions", a répondu Kirsty Coventry.

Jeudi soir, le comité olympique et sportif français (CNOSF) a estimé que ces tests "soulèvent des questions éthiques et scientifiques majeures pour l’ensemble des personnes concernées", sans compter les "difficultés pratiques" liées à leur interdiction en raison "des lois de bioéthique et du code civil".

Le CIO avait déjà eu recours à des tests chromosomiques de féminité entre 1968 et les JO-1996 d'Atlanta, avant d'y renoncer en 1999 sous la pression de la communauté scientifique qui contestait leur pertinence, et de sa propre commission des athlètes.

Alors que Kirsty Coventry n'a toujours pas rencontré Donald Trump, hôte des JO-2028 à Los Angeles, cette politique lève le principal sujet de conflit potentiel avec le président américain: dès l'entame de son deuxième mandat, il avait banni par décret les athlètes transgenres du sport féminin.

Mais si Washington devrait applaudir ce revirement, les avertissements se sont multipliés ces derniers mois face au retour des tests génétiques dans le sport, venus de scientifiques, rapporteurs des Nations unies, juristes et organisations de défense des droits humains.

- "Anachronisme néfaste" -

Début mars, un éditorial du British Journal of Sports Medicine fustigeait un "anachronisme néfaste", soulignant qu'il n'existe toujours pas "de données scientifiques de qualité acceptable concernant un éventuel avantage de performance sportive" chez les personnes intersexes porteuses d'un gène SRY.

D'un point de vue légal, 22 juristes du monde entier ont appelé mercredi les athlètes et instances nationales à refuser les tests génétiques, qui violent selon eux une cascade de lois nationales et internationales sur la non-discrimination, la bioéthique ou la protection de la vie privée.

"Comment vont-ils gérer la mise en oeuvre de cette politique dans plus de 200 pays et 43 sports ? Le CIO sera présent quand une athlète recevra un diagnostic qui bouleversera sa vie, sans aucune raison médicale ou scientifique de le poser ?", s'interroge par ailleurs auprès de l'AFP Madeleine Pape, sociologue du sport à l'Université de Lausanne.

Première femme et première Africaine élue en mars 2025 à la présidence du CIO, la Zimbabwéenne Kirsty Coventry avait suscité de grands espoirs de renouveau, et simultanément lancé plusieurs chantiers sur l'avenir des Jeux et de leur modèle économique.

Concernant le sport féminin, l'unique thématique abordée depuis un an a été les règles d'éligibilité, une focalisation "qui détourne l'attention des vrais problèmes comme le financement inégal, l'accès à la pratique sportive, les écarts de rémunération et les violences", déplorait la semaine dernière l'organisation Sport and Rights Alliance.

W.Knight--TFWP