The Fort Worth Press - Equipage féminin autour du monde: "Je ne sais pas si les gens mesurent d’où l’on part" (Alexia Barrier)

USD -
AED 3.672968
AFN 63.493572
ALL 82.78735
AMD 368.501999
ANG 1.790403
AOA 916.999873
ARS 1470.930296
AUD 1.44587
AWG 1.80125
AZN 1.698748
BAM 1.718856
BBD 2.018008
BDT 123.091796
BGN 1.69088
BHD 0.377044
BIF 2985
BMD 1
BND 1.297974
BOB 6.938524
BRL 5.197399
BSD 1.001973
BTN 94.864877
BWP 13.624819
BYN 2.814079
BYR 19600
BZD 2.015116
CAD 1.41982
CDF 2269.000208
CHF 0.809799
CLF 0.023222
CLP 913.970415
CNY 6.7905
CNH 6.79564
COP 3429.51
CRC 454.535468
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.906446
CZK 21.271397
DJF 177.719656
DKK 6.566655
DOP 58.644918
DZD 133.624001
EGP 49.7031
ERN 15
ETB 161.535521
EUR 0.878485
FJD 2.243701
FKP 0.754878
GBP 0.75735
GEL 2.645022
GGP 0.754878
GHS 11.246649
GIP 0.754878
GMD 72.999997
GNF 8779.291769
GTQ 7.644241
GYD 209.623413
HKD 7.84085
HNL 26.807458
HRK 6.620102
HTG 131.00145
HUF 312.591497
IDR 17950
ILS 2.99632
IMP 0.754878
INR 95.10385
IQD 1312.563167
IRR 1375000.000057
ISK 126.500605
JEP 0.754878
JMD 157.717811
JOD 0.709007
JPY 161.526017
KES 129.449825
KGS 87.450086
KHR 4021.248643
KMF 430.999932
KPW 900.00035
KRW 1531.769881
KWD 0.308961
KYD 0.834996
KZT 487.384102
LAK 22188.337654
LBP 89725.095575
LKR 335.228721
LRD 182.352683
LSL 16.522564
LTL 2.952741
LVL 0.60489
LYD 6.429642
MAD 9.377774
MDL 17.639408
MGA 4185.964758
MKD 54.160315
MMK 2099.387374
MNT 3579.000015
MOP 8.091488
MRU 39.79664
MUR 47.959746
MVR 15.459497
MWK 1737.391847
MXN 17.564103
MYR 4.140301
MZN 63.903157
NAD 16.522564
NGN 1369.100992
NIO 36.867777
NOK 9.76327
NPR 151.78296
NZD 1.76437
OMR 0.384486
PAB 1.001977
PEN 3.39166
PGK 4.394272
PHP 61.53983
PKR 278.668893
PLN 3.76034
PYG 6107.983882
QAR 3.652503
RON 4.609897
RSD 103.14101
RUB 74.497602
RWF 1469.343633
SAR 3.755291
SBD 8.065041
SCR 13.385038
SDG 600.497801
SEK 9.739975
SGD 1.296297
SHP 0.746601
SLE 24.749777
SLL 20969.503664
SOS 572.656446
SRD 37.48297
STD 20697.981008
STN 21.530796
SVC 8.767412
SYP 110.532098
SZL 16.517116
THB 33.230093
TJS 9.293141
TMT 3.51
TND 2.965857
TOP 2.40776
TRY 46.469415
TTD 6.803181
TWD 31.689298
TZS 2624.998023
UAH 44.976754
UGX 3667.442985
UYU 40.189832
UZS 12038.49365
VES 616.865275
VND 26325
VUV 118.758526
WST 2.756325
XAF 576.48558
XAG 0.016234
XAU 0.000243
XCD 2.70255
XCG 1.805774
XDR 0.716966
XOF 576.48558
XPF 104.811706
YER 238.650078
ZAR 16.512496
ZMK 9001.19809
ZMW 17.97425
ZWL 321.999592
  • AEX

    -17.3300

    1065.63

    -1.6%

  • BEL20

    7.4200

    5713.05

    +0.13%

  • PX1

    -59.6400

    8340.71

    -0.71%

  • ISEQ

    -156.2900

    13798.29

    -1.12%

  • OSEBX

    -1.7500

    1944.97

    -0.09%

  • PSI20

    -31.1700

    9136.73

    -0.34%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.6600

    4417.44

    +1.86%

  • N150

    -34.2900

    4198.92

    -0.81%

Equipage féminin autour du monde: "Je ne sais pas si les gens mesurent d’où l’on part" (Alexia Barrier)
Equipage féminin autour du monde: "Je ne sais pas si les gens mesurent d’où l’on part" (Alexia Barrier) / Photo: © AFP

Equipage féminin autour du monde: "Je ne sais pas si les gens mesurent d’où l’on part" (Alexia Barrier)

À la tête du premier équipage féminin à avoir franchi le cap Horn en maxi-trimaran, Alexia Barrier a souligné mercredi l'aspect inédit de son tour du monde: "Des femmes à la barre d'un multicoque géant, c’est comme en Formule 1: ça n'existe quasiment pas".

Taille du texte:

La dernière tentative de battre le prestigieux Trophée Jules Verne avec un équipage féminin, menée par la Britannique Tracy Edwards en 1998, s'était arrêtée à l'approche du Cap Horn, après le démâtage du "Royal and Sun Alliance".

En remontant l'Atlantique vers Brest, où elles sont attendues fin janvier deux mois après le départ, les navigatrices du Famous Project avancent désormais en pionnières, malgré leur retard sur le temps de référence.

QUESTION: À 15h14 mardi, vous avez passé le dernier cap de référence de votre tour du monde sans escale, quelle a été votre réaction ?

REPONSE: "Passer le Horn, c’est toujours une libération, une délivrance. Une fois que tu l’as derrière toi, il ne reste plus que l’Atlantique à remonter, un terrain plus connu. Il y a aussi une forme de nostalgie, parce que naviguer dans le Grand Sud, c’est rare, précieux, même si c’est extrêmement dur. C’était mythique, comme toujours. On a vu la terre, et surtout j’ai remarqué dans les yeux des filles ce que j’avais ressenti la première fois que je l’ai passé (Vendée Globe 2020/2021, ndlr). C’était un grand moment collectif, très fort. Cela valide quelque chose d’essentiel pour notre projet".

Q: Quelle était votre motivation principale au moment de partir de Brest il y a 40 jours ?

R: "Je ne sais pas si les gens mesurent d’où l’on part. Des femmes à la barre d'un multicoque géant, c’est un peu comme en Formule 1 : ça n'existe quasiment pas. Faire un tour du monde sur un maxi, c'est ce qu'il y a de plus engagé, il faut trouver les partenaires, avoir le savoir-faire, se préparer. Être là où on est aujourd'hui, même avec un bateau ancien et sans exactement les mêmes moyens que les plus grosses écuries, c'est une immense fierté. L'objectif était de faire bouger les lignes de notre sport, montrer qu'avec des opportunités on pouvait aussi aller loin".

Q : Plusieurs des navigantes n'avaient jamais vu les mers du Sud, comment ont-elles évolué ces dernières semaines ?

R : "Elles sont impressionnantes. Pas une n’a craqué en quarante jours de mer, dans le froid, l’humidité, sur un bateau exigeant. Au début, certaines n’osaient pas trop donner leur avis, puis elles ont pris leur place, apporté des idées. Je les ai vues grandir. Voir Déborah (Blair), 25 ans, faire son premier tour du monde en multicoque, passer son premier cap Horn, c’est exactement pour ça qu’on fait ce projet : on a semé une graine pour les femmes en multicoque".

Q : Quel est désormais l’enjeu de la remontée de l’Atlantique ?

R : Les mauvaises surprises viennent surtout des êtres humains : cargos, filets, objets flottants. Le bateau va vite. Il faut rester lucides, vigilantes, alors que la fatigue est là depuis longtemps. J’ai envie d’arriver le plus vite possible pour conclure ce chapitre en un temps raisonnable. Ensuite, il faudra continuer sur cette lancée collective, imaginer d’autres projets, d’autres records. Il n’y a pas beaucoup d’opportunités: il faut battre le fer tant qu’il est chaud et continuer à mettre en avant les femmes qui veulent naviguer".

X.Silva--TFWP