The Fort Worth Press - 40 ans après le Heysel, le commissaire Vanreusel "entend encore les cris" des victimes

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000368
ALL 81.652501
AMD 376.168126
ANG 1.79008
AOA 917.000367
ARS 1431.790402
AUD 1.425923
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.654023
BBD 2.008288
BDT 121.941731
BGN 1.67937
BHD 0.375999
BIF 2954.881813
BMD 1
BND 1.269737
BOB 6.889932
BRL 5.217404
BSD 0.997082
BTN 90.316715
BWP 13.200558
BYN 2.864561
BYR 19600
BZD 2.005328
CAD 1.36855
CDF 2200.000362
CHF 0.77566
CLF 0.021803
CLP 860.890396
CNY 6.93895
CNH 6.929815
COP 3699.522179
CRC 494.312656
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.2513
CZK 20.504104
DJF 177.555076
DKK 6.322204
DOP 62.928665
DZD 129.553047
EGP 46.73094
ERN 15
ETB 155.0074
EUR 0.846204
FJD 2.209504
FKP 0.735067
GBP 0.734457
GEL 2.69504
GGP 0.735067
GHS 10.957757
GIP 0.735067
GMD 73.000355
GNF 8752.167111
GTQ 7.647681
GYD 208.609244
HKD 7.81385
HNL 26.338534
HRK 6.376104
HTG 130.618631
HUF 319.703831
IDR 16855.5
ILS 3.110675
IMP 0.735067
INR 90.596504
IQD 1306.186308
IRR 42125.000158
ISK 122.710386
JEP 0.735067
JMD 156.057339
JOD 0.70904
JPY 157.200504
KES 128.622775
KGS 87.450384
KHR 4023.848789
KMF 419.00035
KPW 900.021111
KRW 1463.560383
KWD 0.30721
KYD 0.830902
KZT 493.331642
LAK 21426.698803
LBP 89293.839063
LKR 308.47816
LRD 187.449786
LSL 16.086092
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.314009
MAD 9.153622
MDL 17.000296
MGA 4426.402808
MKD 52.129054
MMK 2100.115486
MNT 3570.277081
MOP 8.023933
MRU 39.425769
MUR 46.060378
MVR 15.450378
MWK 1728.952598
MXN 17.263604
MYR 3.947504
MZN 63.750377
NAD 16.086092
NGN 1366.980377
NIO 36.694998
NOK 9.690604
NPR 144.506744
NZD 1.674621
OMR 0.383441
PAB 0.997082
PEN 3.354899
PGK 4.275868
PHP 58.511038
PKR 278.812127
PLN 3.56949
PYG 6588.016407
QAR 3.634319
RON 4.310404
RSD 99.268468
RUB 76.789716
RWF 1455.283522
SAR 3.748738
SBD 8.058149
SCR 13.84955
SDG 601.503676
SEK 9.023204
SGD 1.272904
SHP 0.750259
SLE 24.450371
SLL 20969.499267
SOS 568.818978
SRD 37.818038
STD 20697.981008
STN 20.719692
SVC 8.724259
SYP 11059.574895
SZL 16.08271
THB 31.535038
TJS 9.342721
TMT 3.505
TND 2.891792
TOP 2.40776
TRY 43.612504
TTD 6.752083
TWD 31.590367
TZS 2577.445135
UAH 42.828111
UGX 3547.71872
UYU 38.538627
UZS 12244.069517
VES 377.985125
VND 25950
VUV 119.620171
WST 2.730723
XAF 554.743964
XAG 0.012866
XAU 0.000202
XCD 2.70255
XCG 1.797032
XDR 0.689923
XOF 554.743964
XPF 100.858387
YER 238.403589
ZAR 16.04457
ZMK 9001.203584
ZMW 18.570764
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.2500

    995.35

    +1.04%

  • BEL20

    -7.7400

    5517.52

    -0.14%

  • PX1

    35.4300

    8273.84

    +0.43%

  • ISEQ

    95.0400

    13295.1

    +0.72%

  • OSEBX

    49.1200

    1816.11

    +2.78%

  • PSI20

    111.4900

    8890.3

    +1.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    35.3800

    4010.68

    +0.89%

40 ans après le Heysel, le commissaire Vanreusel "entend encore les cris" des victimes
40 ans après le Heysel, le commissaire Vanreusel "entend encore les cris" des victimes / Photo: © AFP

40 ans après le Heysel, le commissaire Vanreusel "entend encore les cris" des victimes

Le 29 mai 1985, le drame du Heysel faisait 39 morts lors de la finale de la Coupe des clubs champions entre la Juventus Turin et Liverpool: 40 ans plus tard, le Belge Roland Vanreusel reste traumatisé par les "cadavres et les cris de ceux qui étaient en train de mourir".

Taille du texte:

"Je suis marqué à jamais. Ce que je retiens surtout, ce sont les cris de douleur de ces gens qui mouraient étouffés et ceux, de joie, des supporteurs qui fêtaient la victoire de la Juve, ignorant le drame qui venait de se jouer", raconte l'ancien commissaire de police dans un entretien à l'AFP.

Le Bruxellois, 38 ans à l'époque des faits, adjoint du commissaire en chef et chargé de la gestion des grands événements, témoigne de son "sentiment d'impuissance" le soir de la catastrophe.

"Je m'étais rendu à Liverpool quelques semaines avant le match. La police anglaise m'avait alors dit que les supporters des Reds étaient parmi les plus sages d'Angleterre. A Anfield, il n'y avait d'ailleurs pas de grillages entre les tribunes et le terrain", se souvient-il.

"Malheureusement, plusieurs milliers d'Anglais sont arrivés ivres à Bruxelles. Ils ont pris place dans un stade vétuste, avec des tribunes en terre battue et des morceaux de brique qui se détachaient, en n'étant séparés des tifosis que par de simples grillages".

Et quand, à 19h20, près d'une heure avant le début du match, les fans anglais présents dans les tribunes X et Y prennent d'assaut la tribune Z où se trouvent des centaines d'Italiens, la situation devient incontrôlable. Des centaines de fans s'amassent les uns sur les autres, compressés, étouffés. En plus des 39 morts, il y aura 500 blessés.

- "J'ai cherché mon fils" -

"Le stade avait été divisé en deux. Une partie était sécurisée par mes équipes de la police de Bruxelles, l'autre par la gendarmerie nationale. Les gendarmes n'avaient aucune expérience des matches de foot. C'est la première fois qu'ils mettaient les pieds dans ce stade d'un autre âge qui n'aurait jamais dû accueillir 60.000 spectateurs", raconte l'ex-policier.

"Le commandant de gendarmerie, le capitaine Mahieu, avait remplacé au pied levé l'officier chargé du commandement tombé malade deux jours avant la rencontre, explique-t-il. Il n'avait placé que dix malheureux hommes entre les supporteurs des deux camps, alors qu'il aurait fallu au moins un peloton de 30 hommes, comme je l'avais fait dans le secteur sous ma responsabilité. Ces pauvres gendarmes ont été balayés par la foule".

"C’était un cauchemar!", lance Roland Vanreusel. "Alors qu’un drame se déroulait, que les blessés, les morts s'accumulaient, des supporters chantaient et criaient de joie de l'autre côté du stade".

"Au milieu de ce chaos, j’ai cherché mon fils de 15 ans qui devait se trouver dans cette funeste tribune Z. Je suis allé à sa recherche, de cadavre en cadavre", explique-t-il.

"Il faut se remettre dans le contexte de l'époque, il n'y avait ni téléphone portable, ni internet. Je n'ai été rassuré qu'une heure plus tard. Voyant les corps allongés à l'entrée du stade, mon fils avait fait demi-tour".

Il justifie sa décision de conseiller à son chef de faire jouer le match: "il le fallait, comment aurait-on pu retenir 60.000 personnes hyper-excitées? Cela aurait été un carnage. Avec combien de morts en plus?".

L'ancien commissaire dit n'avoir "rien vu du match, sauf le pénalty tiré par Michel Platini qui a donné la victoire à la Juve".

"Le Français a sauté de joie alors qu’il savait qu'il y avait des morts. Cela m'a dégoûté du foot à vie", conclut-il.

S.Palmer--TFWP