The Fort Worth Press - Nathan Paulin : danses avec le fil

USD -
AED 3.672503
AFN 64.500995
ALL 81.166471
AMD 363.530609
ANG 1.790365
AOA 916.999708
ARS 1524.975696
AUD 1.427643
AWG 1.80125
AZN 1.697406
BAM 1.723635
BBD 2.01455
BDT 122.977945
BGN 1.683441
BHD 0.377018
BIF 2997.193078
BMD 1
BND 1.277876
BOB 12.05776
BRL 5.211068
BSD 1.000181
BTN 95.952657
BWP 13.657294
BYN 3.019137
BYR 19600
BZD 2.011642
CAD 1.41803
CDF 2325.000081
CHF 0.833235
CLF 0.02445
CLP 965.430476
CNY 6.71045
CNH 6.704835
COP 3368.91
CRC 455.717175
CUC 1
CUP 24.004688
CVE 97.175893
CZK 21.498402
DJF 178.109536
DKK 6.58331
DOP 59.478538
DZD 133.419843
EGP 52.070704
ERN 15
ETB 163.374269
EUR 0.880699
FJD 2.23975
FKP 0.754339
GBP 0.754925
GEL 2.595028
GGP 0.754339
GHS 11.657656
GIP 0.754339
GMD 74.000019
GNF 8797.077629
GTQ 7.636548
GYD 209.280908
HKD 7.845775
HNL 26.851268
HRK 6.633002
HTG 130.898612
HUF 322.636967
IDR 17955
ILS 3.056304
IMP 0.754339
INR 95.898149
IQD 1310.308056
IRR 1374849.999913
ISK 120.480419
JEP 0.754339
JMD 158.34211
JOD 0.708965
JPY 157.1055
KES 129.597618
KGS 87.448302
KHR 4059.204815
KMF 432.999827
KPW 900.000318
KRW 1353.409472
KWD 0.30856
KYD 0.833521
KZT 439.095969
LAK 22442.154059
LBP 89567.332478
LKR 331.075752
LRD 171.53357
LSL 16.386165
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.398082
MAD 9.687185
MDL 17.748225
MGA 4404.707873
MKD 54.27009
MMK 2099.371601
MNT 3597.221926
MOP 8.083477
MRU 40.048647
MUR 47.610023
MVR 15.459857
MWK 1734.386774
MXN 17.894275
MYR 4.081897
MZN 63.899662
NAD 16.385877
NGN 1324.750174
NIO 36.812303
NOK 9.57631
NPR 153.522722
NZD 1.768175
OMR 0.384498
PAB 1.000181
PEN 3.440545
PGK 4.525445
PHP 62.56196
PKR 277.081154
PLN 3.84452
PYG 5875.587713
QAR 3.645826
RON 4.648598
RSD 103.488054
RUB 84.125337
RWF 1476.771496
SAR 3.756513
SBD 8.026199
SCR 13.832916
SDG 601.504398
SEK 9.971145
SGD 1.27741
SHP 0.754404
SLE 24.59971
SLL 20969.491881
SOS 571.602311
SRD 37.68604
STD 20697.981008
STN 21.591705
SVC 8.752132
SYP 13002.000254
SZL 16.382376
THB 33.517013
TJS 9.206879
TMT 3.5
TND 2.96908
TOP 2.40776
TRY 49.000504
TTD 6.785083
TWD 31.805801
TZS 2635.002955
UAH 44.863071
UGX 3920.877416
UYU 40.098881
UZS 11822.560247
VES 856.71525
VND 25972.5
VUV 118.916544
WST 2.76931
XAF 577.700848
XAG 0.016414
XAU 0.000240682865
XCD 2.70255
XCG 1.802599
XDR 0.707052
XOF 577.700848
XPF 105.104986
YER 236.624983
ZAR 16.37145
ZMK 9001.200677
ZMW 19.578657
ZWL 321.999592
SSP 5712.591901
MXV 2.026037
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Nathan Paulin : danses avec le fil
Nathan Paulin : danses avec le fil / Photo: © AFP

Nathan Paulin : danses avec le fil

On pourrait croire que Nathan Paulin, qui a fait des traversées à couper le souffle au-dessus du vide, serait imperturbable face à une salle de théâtre, mais le funambule a découvert un autre genre de peur: le trac.

Taille du texte:

Le highliner haut-savoyard de 28 ans vient de battre le record du monde de distance sur une slackline (un fil) au Mont Saint-Michel.

Au Théâtre National de Chaillot, aux côtés d'acrobates et de voltigeurs, il participe à "Corps Extrêmes" (16-24 juin), son premier spectacle créé en 2021.

"Le fait d'évoluer dans un théâtre, dans un environnement fermé, c'était quelque chose qui m'effrayait un peu au début, moi qui m'appuie sur les immensités" des lieux, confie-t-il à l'AFP. "La peur du vide se transforme en trac et peur de décevoir le public".

Comme pour la "highline", cette discipline sportive qui s'apparente au funambulisme, il a apprivoisé le trac et "prend plaisir" durant le spectacle où il alterne marche et pauses sur un fil, avant d'interagir avec les acrobates.

"J'ai compris que la scène était un grand espace de liberté, qu'on pouvait créer tout ce qu'on voulait (...) le fait d'avoir 1.000 personnes devant soi et de transmettre les choses directement, c'est très fort", explique-t-il. Et comme pour les traversées, "les gens qui me regardent ont bien plus peur que moi", plaisante-t-il.

Star dans sa discipline -- au Mont Saint-Michel, il a parcouru 2.200 mètres de long, perché à une centaine de mètres --, Nathan Paulin partira en tournée, avant d'enchaîner les traversées: rien que cet été, il tentera une traversée au-dessus du Pont du Gard, du Lac Léman, du lac d'Annecy, du port de Bonifacio...

Le jeune homme, qui frappe par sa concentration, était pourtant un garçon "à l'attention dissipée".

- Cerveau reprogrammé -

Originaire du Reposoir (Haute-Savoie) de parents qui l'emmenaient souvent dans les montagnes, Nathan Paulin tente, l'été de ses 17 ans, de marcher sur un fil entre deux arbres.

"J'ai vite été captivé par le côté méditatif. Marcher sur un fil, ça me concentre", se souvient-il. "C'était aussi une manière d'accepter mon corps. Je suis très grand (1,97 m), un peu dans mon coin et sur un fil, on est obligé de s'ouvrir pour être en équilibre".

La confiance en soi est venue "par petits pas". "Quand on est dans les Gorges du Verdon, ça prend des années avant d'être à l'aise, c'est un peu une reprogrammation du cerveau", dit le highliner qui a fait deux fois la traversée entre la Tour Eiffel et le Théâtre de Chaillot.

Il lui arrive encore de se poser des questions. Au Mont Saint-Michel, "je me suis demandé +qu'est-ce-que je fais au sommet de cette grue de 100 mètres? Je n'ai vraiment pas trop envie d'être là", sourit-il. Mais "une fois que je me mets à marcher, je reprends mes réflexes".

Comme chez les danseurs, "il y a vraiment une mémoire du corps. Le corps apprend et n'oublie pas", explique celui qui aime se voir comme "100% sportif et 100% artiste".

Chez cet habitué des records, qui donne des conférences en entreprise sur la prise de risque, le côté esthétique est venu "par le regard des autres" et la transmission de l'émotion.

La slackline aux JO ? Il n'est pas trop convaincu. "J'aime bien le côté liberté (...). Le fait de structurer, ça fige un petit peu trop les choses".

Avec ses performances, il donne aussi un coup de projecteur écologique, comme lors de la traversée du glacier d'Argentière (Mont-Blanc). Le vide qu'il a traversé "n'existait pas il y a quelques années, il était rempli de glace. Et la glace de 100 mètres sous mes pieds n'existera plus dans quelques années", dit-il.

"J'habite dans les Alpes. Le réchauffement climatique y est deux fois plus rapide qu'ailleurs, et ces milieux, on a envie de les protéger".

K.Ibarra--TFWP