The Fort Worth Press - Mathieu Baumel, boussole d'Al-Attiyah dans les dunes du Dakar

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000368
ALL 81.757752
AMD 361.930403
ANG 1.790365
AOA 918.000367
ARS 1517.834304
AUD 1.435544
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.745081
BBD 2.014187
BDT 123.310283
BGN 1.683441
BHD 0.377783
BIF 2992.192728
BMD 1
BND 1.280571
BOB 11.844107
BRL 4.990804
BSD 1.000045
BTN 96.679902
BWP 13.757752
BYN 3.042248
BYR 19600
BZD 2.011332
CAD 1.426204
CDF 2310.000362
CHF 0.829664
CLF 0.024742
CLP 976.970396
CNY 6.69215
CNH 6.687704
COP 3195.29
CRC 456.301584
CUC 1
CUP 24.001785
CVE 98.750394
CZK 21.763304
DJF 178.086103
DKK 6.672604
DOP 60.611198
DZD 134.724069
EGP 52.403301
ERN 15
ETB 162.480749
EUR 0.892504
FJD 2.24725
FKP 0.755993
GBP 0.755201
GEL 2.590391
GGP 0.755993
GHS 11.77039
GIP 0.755993
GMD 73.503851
GNF 8797.680125
GTQ 7.644716
GYD 209.141639
HKD 7.848504
HNL 26.843631
HRK 6.725604
HTG 130.956948
HUF 325.760388
IDR 17891.4
ILS 3.06346
IMP 0.755993
INR 96.775504
IQD 1515.056882
IRR 1779470.000352
ISK 122.150386
JEP 0.755993
JMD 158.724069
JOD 0.70904
JPY 158.28504
KES 129.698862
KGS 87.450384
KHR 4060.673656
KMF 440.00035
KPW 900.000318
KRW 1340.440383
KWD 0.31096
KYD 0.833371
KZT 454.436761
LAK 22426.053982
LBP 89555.476244
LKR 330.885568
LRD 171.010484
LSL 16.545706
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430515
MAD 9.833504
MDL 17.93085
MGA 4459.513718
MKD 54.940888
MMK 2100.103005
MNT 3599.666808
MOP 8.083426
MRU 39.963417
MUR 47.460378
MVR 15.450378
MWK 1734.106625
MXN 18.414104
MYR 4.085504
MZN 63.910377
NAD 16.545706
NGN 1329.000344
NIO 36.80571
NOK 9.561404
NPR 154.687486
NZD 1.783644
OMR 0.384742
PAB 1.000045
PEN 3.429668
PGK 4.534464
PHP 62.745038
PKR 276.931162
PLN 3.916904
PYG 5688.155253
QAR 3.640374
RON 4.766038
RSD 104.733437
RUB 85.159581
RWF 1474.102164
SAR 3.751874
SBD 8.078071
SCR 14.675038
SDG 601.503676
SEK 9.999204
SGD 1.279404
SHP 0.755572
SLE 24.670371
SLL 20969.491881
SOS 571.492304
SRD 37.692504
STD 20697.981008
STN 21.860361
SVC 8.75039
SYP 13002.000254
SZL 16.542494
THB 33.553038
TJS 9.200535
TMT 3.51
TND 3.009508
TOP 2.40776
TRY 49.221304
TTD 6.793665
TWD 31.961404
TZS 2640.285523
UAH 44.916529
UGX 4088.733456
UYU 40.164333
UZS 11900.959179
VES 875.701604
VND 25899.5
VUV 120.010419
WST 2.78551
XAF 585.444314
XAG 0.016442
XAU 0.000238418806
XCD 2.70255
XCG 1.802364
XDR 0.707052
XOF 585.444314
XPF 106.410886
YER 236.203589
ZAR 16.52005
ZMK 9001.203584
ZMW 19.875976
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.08033
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Mathieu Baumel, boussole d'Al-Attiyah dans les dunes du Dakar
Mathieu Baumel, boussole d'Al-Attiyah dans les dunes du Dakar / Photo: © AFP

Mathieu Baumel, boussole d'Al-Attiyah dans les dunes du Dakar

Dans l'habitacle, Mathieu Baumel est assis à droite de Nasser Al-Attiyah. Son nom brille moins, mais il a participé, en tant que maître de la navigation, à quatre des cinq victoires du Qatarien sur le Dakar.

Taille du texte:

"Je crois qu'on ne dit plus copilote mais navigateur", prévient d'emblée le Français de 47 ans, sourire aux lèvres, dans son camping-car.

Les "seigneurs du désert" partagent la route depuis 2014. Ils remportent dans la foulée en 2015 leur premier titre sur le Dakar en Mini, avant de prendre trois couronnes avec Toyota (2019, 2022 et 2023).

Désormais à bord d'un Hunter Prodrive -- comme Sébastien Loeb --, Mathieu Baumel est le maître du "roadbook", une tablette sur laquelle figurent des petits dessins qui indiquent les obstacles à venir, les changements de cap ou de terrain, distribuées le matin-même de chaque course.

Il les lit, les déchiffre puis les transmet à Nasser Al-Attiyah au fur et à mesure de l’étape, le tout secoué à 170 km/h dans un siège baquet.

"Tu réfléchis tout le temps, le tout 4 ou 5 heures d'affilée dans une voiture où tu ne vois pas grand-chose, j'ai un champ de vision restreint", explique-t-il en mimant avec ses mains une surface d'une trentaine de centimètres carrés.

Le tout en anglais. "J'ai eu des petits soucis avec la langue au début. Parfois dans le stress, c'est le français qui vient. Nasser répond +what what ?+", sourit-il en imitant son voisin de gauche.

Celui qui rêvait d'être champion de ski a commencé le rallye-raid aux côtés du Français Guerlain Chicherit, avec qui il partage le plus beau souvenir de sa carrière: son premier Dakar en 2005.

"Je me rappelle du jour où on a failli faire le coup du siècle, 660 km de sable en Afrique. Tout le monde tombe en panne. Et nous à neuf kilomètres de l'arrivée. On a dormi sous la voiture, on siphonnait des bagnoles qu'on trouvait. C'était un vrai Dakar", commente son ancien partenaire, avec qui il a gagné une étape sur le Dakar en 2006.

Humblement, Mathieu Baumel reconnaît qu'il lui a fallu quelques années pour se sentir prêt à gagner.

"J'ai eu des résultats pas trop mauvais au début, 9e avec Guerlain, 6e avec Carlos Sousa. Tout ça ce sont des périodes où je n'aurais jamais pu être avec un pilote qui pouvait gagner le Dakar. Je n'étais pas prêt. Je ne me sentais absolument pas être celui qui ouvre la piste", estime le travailleur de l'ombre.

Le déclic ? "Faire des erreurs, savoir comment ne plus recommencer, rouler des milliers de kilomètres. C'est ce qu'on fait avec Nasser et on s'en sort pas trop mal", plaisante Baumel.

- Coup de maître en 2022 -

Ce passionné a des cartons remplis de roadbooks et de cartes qu'il a gardés après toutes Les courses.

"Pendant mon premier Dakar en 2005, Michel Périn (copilote français, 4 victoires sur le Dakar, ndlr), la référence des navigateurs à l'époque, m'a pas mal aidé", se souvient Baumel. "Chez lui, tout était stocké par année, c'était super bien fait. Du coup j'ai tout à la maison, je recomposais les parties. Mais aujourd’hui ça disparaît".

Après une course de plusieurs heures, le co-pilote planchait 4 ou 5 heures avec un cartographe. Depuis 2021, les roadbooks sont distribués une vingtaine de minutes avant chaque étape.

"Maintenant, tout se fait pendant la spéciale à vitesse élevée. Le cerveau doit être entraîné à gérer toutes ces choses. La différence se fait sur la capacité d'analyse", décrypte le co-pilote.

Il a quelques faits d'armes à son actif. Le plus beau ? "La première spéciale en 2022", lance-t-il immédiatement. Baumel avait frappé un grand coup en semant toute la concurrence grâce à un choix judicieux de navigation.

"Tout le monde se perd en début de course. Il y a quelques traces de motos mais tu sais qu'il doit y en avoir 140 devant. Il m'a fait confiance. Plus on avance plus je doute", se remémore-t-il, encore fier. "A l'arrivée on demande où sont les autres. On nous dit qu'on est les premiers. C'était incroyable".

Et de concéder, un brin nostalgique: "J'ai l'impression que c'était encore hier mais c'est déjà mon 17e (Dakar). Ca passe trop vite".

W.Lane--TFWP