The Fort Worth Press - OM champion d'Europe 93: "Il y avait une force qui se dégageait", se souvient Deschamps (à l'AFP)

USD -
AED 3.672505
AFN 64.000311
ALL 81.698693
AMD 361.829238
ANG 1.790365
AOA 917.999709
ARS 1520.660203
AUD 1.433836
AWG 1.8025
AZN 1.697509
BAM 1.738736
BBD 2.013113
BDT 122.835248
BGN 1.683441
BHD 0.376859
BIF 3004.049555
BMD 1
BND 1.277988
BOB 12.018598
BRL 4.982903
BSD 0.999498
BTN 96.321255
BWP 13.74945
BYN 3.070529
BYR 19600
BZD 2.010126
CAD 1.422275
CDF 2317.501567
CHF 0.833205
CLF 0.024665
CLP 973.898872
CNY 6.7046
CNH 6.704405
COP 3241.73
CRC 457.582291
CUC 1
CUP 23.987767
CVE 98.027275
CZK 21.716974
DJF 177.992132
DKK 6.6516
DOP 60.267153
DZD 134.593999
EGP 52.2783
ERN 15
ETB 161.642656
EUR 0.88983
FJD 2.24775
FKP 0.756613
GBP 0.754485
GEL 2.594987
GGP 0.756613
GHS 11.76434
GIP 0.756613
GMD 74.0001
GNF 8793.367857
GTQ 7.633975
GYD 209.114185
HKD 7.84788
HNL 26.829951
HRK 6.705604
HTG 130.883745
HUF 325.117498
IDR 17892
ILS 3.04465
IMP 0.756613
INR 96.45675
IQD 1310
IRR 1732150.000161
ISK 122.090035
JEP 0.756613
JMD 158.833596
JOD 0.709036
JPY 158.4305
KES 130.020487
KGS 87.450564
KHR 4048.665781
KMF 438.00003
KPW 900.000318
KRW 1338.925038
KWD 0.309611
KYD 0.832918
KZT 451.086377
LAK 22414.053679
LBP 89503.802712
LKR 330.430763
LRD 170.913197
LSL 16.554679
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.424999
MAD 9.967462
MDL 17.836473
MGA 4427.276647
MKD 54.741119
MMK 2099.06815
MNT 3597.6832
MOP 8.079585
MRU 40.020448
MUR 47.409715
MVR 15.410118
MWK 1733.127675
MXN 18.00673
MYR 4.087096
MZN 63.904285
NAD 16.56984
NGN 1323.550069
NIO 36.779055
NOK 9.564402
NPR 154.116418
NZD 1.78201
OMR 0.384498
PAB 0.99952
PEN 3.441808
PGK 4.462027
PHP 62.743499
PKR 276.829753
PLN 3.891385
PYG 5856.022048
QAR 3.643399
RON 4.759498
RSD 104.470705
RUB 84.75112
RWF 1476.318538
SAR 3.74761
SBD 8.058541
SCR 13.989755
SDG 601.496955
SEK 10.015255
SGD 1.27874
SHP 0.75643
SLE 24.649682
SLL 20969.491881
SOS 571.503576
SRD 37.650243
STD 20697.981008
STN 21.781166
SVC 8.745283
SYP 13002.000254
SZL 16.548352
THB 33.66047
TJS 9.215355
TMT 3.5
TND 2.98158
TOP 2.40776
TRY 49.191204
TTD 6.775035
TWD 31.863897
TZS 2630.003016
UAH 44.895875
UGX 4032.573522
UYU 40.334805
UZS 11774.171323
VES 872.77465
VND 25979.5
VUV 120.275684
WST 2.783099
XAF 583.69007
XAG 0.016443
XAU 0.000241351763
XCD 2.70255
XCG 1.801331
XDR 0.707052
XOF 583.69007
XPF 106.589581
YER 236.22495
ZAR 16.569445
ZMK 9001.196617
ZMW 19.765214
ZWL 321.999592
SSP 5720.889873
MXV 2.035645
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

OM champion d'Europe 93: "Il y avait une force qui se dégageait", se souvient Deschamps (à l'AFP)
OM champion d'Europe 93: "Il y avait une force qui se dégageait", se souvient Deschamps (à l'AFP) / Photo: © AFP/Archives

OM champion d'Europe 93: "Il y avait une force qui se dégageait", se souvient Deschamps (à l'AFP)

"Il y avait une force qui se dégageait": l'ex-capitaine olympien Didier Deschamps se remémore pour l'AFP l'exploit de l'OM, vainqueur il y a 30 ans de la seule Ligue des champions du football français, le 26 mai 1993, reconnaissant "puiser" dans ce souvenir pour sa carrière d'entraîneur et de sélectionneur.

Taille du texte:

Q: Trente ans après le sacre, quelle image de cette soirée du 26 mai 1993 (1-0) est la plus nette dans votre esprit ?

R: "A titre individuel et de manière certainement un peu égoïste, c'est le privilège de soulever ce trophée en tant que capitaine. C'est ce moment qui matérialise le succès. Mais il y a aussi tout ce qu'il y a eu après. Le retour à Marseille depuis l'aéroport jusqu'au Vélodrome, la folie que ça a pu engendrer... La passion, l'effervescence qu'il peut y avoir dans un club comme Marseille quand ça se passe bien, ça prend des proportions très importantes. Pouvoir partager ce bonheur et cette joie avec tous les supporters marseillais, c'était fabuleux."

Q: Que ressentez-vous quand vous soulevez le trophée ?

R: "C'est dur de mettre des mots. A l'époque, on n'a pas le recul nécessaire. On s'en rend compte trente ans après: ça reste le premier et le dernier succès et ça, on ne le sait pas sur le moment. Il n'y avait rien au-dessus dans les compétitions de clubs. On était sur le toit du monde. A ce moment-là, tu as juste envie de suspendre le temps, chaque seconde qui passe, chaque pas que tu peux faire. On ne s'en rendait pas compte, même si on savait que c'était un exploit, car c'était le grand Milan AC, qui avait tout pour gagner ce trophée. C'est une finale de Ligue des champions, c'est une apothéose."

Q: Sur un plan personnel, que retenez-vous de votre finale ?

R: "C'était ma première finale, je l'ai trop jouée dans ma tête les jours qui ont précédé et le jour du match. Cela m'a +bouffé+ un peu d'énergie. Je me rappelle encore de l'échauffement et du début de match, j'ai de très, très bonnes sensations. Et au bout d'un quart d'heure, c'est comme si on avait coupé l'électricité. Je me dis +Non, pas aujourd'hui...+. J'ai dû gérer, mais cela m'a servi."

Q: Y a-t-il des ingrédients dans cet OM de 1993 que vous avez gardé par la suite ?

R: "Au-delà du talent, il y a toujours la force collective et ce qu'elle peut dégager. Cette saison-là n'avait pas été simple, on a eu quelques trous. Mais à chaque fois qu'il y a eu un match où il ne fallait pas passer à côté, on n'est pas passés à côté. Il y avait vraiment une force qui se dégageait. Ce n'est pas cela qui fait gagner, mais cela t'amène à une confiance et une solidité essentielles à ce niveau."

Q: Avez-vous conservé des rituels de cette finale ?

R: "J'ai eu l'occasion d'en jouer beaucoup par la suite et par expérience, faire un copier-coller peut marcher comme ne pas marcher. Cela dépend des personnes, du groupe… Le seul trait commun, c'est qu'une finale, quelle qu'elle soit, c'est un match à part. Plus les joueurs en jouent, plus ils développent leur gestion des paramètres extérieurs pour limiter leur impact psychologique."

Q: Y a-t-il un peu de 1993 dans le sacre mondial des Bleus de 1998 ?

R: "Certainement. Dans l'équipe de 1998, on est nombreux à avoir gagné des titres en club avant. Cette fameuse culture de la gagne, c'est un bien grand mot mais c'est quelque chose de perceptible au quotidien."

Q: A quel point ce sacre conditionne-t-il la suite de votre carrière ?

R: "Ce titre-là a amené beaucoup de crédibilité aux joueurs français en général. Nous sommes nombreux à avoir été sollicités par la suite par les clubs italiens. Évidemment, battre le grand Milan, ça ouvre beaucoup de portes."

Q: D'un extrême à l'autre en quelques jours, l'affaire VA-OM a-t-elle terni ce succès dans votre mémoire ?

R: "C'est toujours délicat de parler de ce moment-là, même s'il existe et fait partie de l'histoire. Il y a eu des décisions judiciaires de prises et d'appliquées. Comme j'ai une mémoire sélective, cela m'arrange et je préfère ne me rappeler que des bons moments. Ce sont des situations que l'on subit. On est obligés de les gérer, mais elles nous construisent aussi, quelles qu'elles soient."

Q: Les méthodes de Bernard Tapie ou de Raymond Goethals vous ont-elles nourri pour votre carrière d'entraîneur ?

R: "J'ai retenu beaucoup de choses, dans le bien et dans le moins bien. Des choses pouvaient très bien marcher il y a trente ans, mais ne marcheraient pas du tout aujourd'hui. Toutes ces expériences sont un trésor dans lequel je peux puiser. Je n'en fais jamais état auprès de mes joueurs car ce n'est pas leur histoire ni leur vie, mais personnellement, cela enrichit. Des certitudes, on n'en a jamais, mais la répétition de ces expériences me permet de savoir ce qu'il ne faut pas faire. Et ce n'est déjà pas mal."

Q: Quel est votre regard par rapport à ces 30 années sans titre pour les clubs de football français ?

R: "A jamais les premiers, on le restera de toute façon. Mais cela aurait été très bien s'il avait pu y avoir un deuxième, voire un troisième. Ce n'est toujours pas le cas aujourd'hui, même si le format est totalement différent, avec plus d'équipes. On l'a fait à cette période-là sans penser que 30 ans après, on serait en train de se demander qui va gagner la prochaine et quand. J'espère qu'il ne faudra pas attendre encore 30 ans de plus."

Propos recueillis par Antoine MAIGNAN

S.Jordan--TFWP