The Fort Worth Press - Sportives de haut niveau: avoir un enfant peut rimer avec performance

USD -
AED 3.672498
AFN 64.00007
ALL 83.571528
AMD 379.306739
ANG 1.790083
AOA 917.000049
ARS 1394.401798
AUD 1.419557
AWG 1.8
AZN 1.699521
BAM 1.70403
BBD 2.026631
BDT 123.441516
BGN 1.709309
BHD 0.377734
BIF 2983.464413
BMD 1
BND 1.284852
BOB 6.95265
BRL 5.245323
BSD 1.006257
BTN 93.307018
BWP 13.64595
BYN 3.067036
BYR 19600
BZD 2.023756
CAD 1.37396
CDF 2269.999836
CHF 0.792095
CLF 0.023189
CLP 915.629756
CNY 6.87305
CNH 6.904975
COP 3708.35
CRC 469.967975
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.081456
CZK 21.364991
DJF 179.186419
DKK 6.51834
DOP 60.835276
DZD 132.69298
EGP 52.238399
ERN 15
ETB 157.116838
EUR 0.87232
FJD 2.218797
FKP 0.750673
GBP 0.75389
GEL 2.715053
GGP 0.750673
GHS 10.968788
GIP 0.750673
GMD 73.999768
GNF 8818.979979
GTQ 7.707255
GYD 210.505219
HKD 7.835445
HNL 26.6321
HRK 6.573697
HTG 131.875123
HUF 343.269791
IDR 16981
ILS 3.11554
IMP 0.750673
INR 93.274199
IQD 1318.032101
IRR 1314999.999547
ISK 124.920163
JEP 0.750673
JMD 157.992201
JOD 0.709015
JPY 159.103695
KES 129.654127
KGS 87.449827
KHR 4029.54184
KMF 428.000148
KPW 899.987979
KRW 1497.984956
KWD 0.30681
KYD 0.838475
KZT 485.403559
LAK 21591.404221
LBP 90120.825254
LKR 313.313697
LRD 184.128893
LSL 16.795929
LTL 2.952741
LVL 0.60489
LYD 6.420803
MAD 9.415922
MDL 17.543921
MGA 4190.776631
MKD 53.805494
MMK 2099.739449
MNT 3585.842291
MOP 8.123072
MRU 40.161217
MUR 46.509909
MVR 15.46001
MWK 1744.806191
MXN 17.824296
MYR 3.933498
MZN 63.912009
NAD 16.795929
NGN 1362.930023
NIO 37.027516
NOK 9.56597
NPR 149.303937
NZD 1.71902
OMR 0.384497
PAB 1.006169
PEN 3.436114
PGK 4.341518
PHP 60.083966
PKR 281.091833
PLN 3.73276
PYG 6503.590351
QAR 3.658789
RON 4.446602
RSD 102.459011
RUB 86.273875
RWF 1468.813316
SAR 3.755371
SBD 8.04524
SCR 13.624922
SDG 600.999929
SEK 9.389825
SGD 1.282845
SHP 0.750259
SLE 24.649774
SLL 20969.510825
SOS 575.063724
SRD 37.375021
STD 20697.981008
STN 21.350297
SVC 8.803744
SYP 110.528765
SZL 16.800579
THB 32.766985
TJS 9.62383
TMT 3.5
TND 2.960823
TOP 2.40776
TRY 44.320801
TTD 6.820677
TWD 31.91301
TZS 2599.979657
UAH 44.250993
UGX 3785.225075
UYU 40.745194
UZS 12269.740855
VES 450.94284
VND 26300
VUV 119.408419
WST 2.73222
XAF 571.627633
XAG 0.014011
XAU 0.000213
XCD 2.70255
XCG 1.813334
XDR 0.710924
XOF 571.630124
XPF 103.919416
YER 238.575035
ZAR 16.949765
ZMK 9001.21184
ZMW 19.677217
ZWL 321.999592
  • AEX

    -19.7000

    980.31

    -1.97%

  • BEL20

    -89.2500

    5039.83

    -1.74%

  • PX1

    -136.2900

    7833.62

    -1.71%

  • ISEQ

    -364.9200

    12005.38

    -2.95%

  • OSEBX

    11.3200

    1997.43

    +0.57%

  • PSI20

    -156.2100

    8978.7

    -1.71%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.6400

    3699.3

    -2.34%

  • N150

    -65.1100

    3833.41

    -1.67%

Sportives de haut niveau: avoir un enfant peut rimer avec performance
Sportives de haut niveau: avoir un enfant peut rimer avec performance

Sportives de haut niveau: avoir un enfant peut rimer avec performance

Serena Williams, Victoria Azarenka mais aussi Cléopâtre Darleux: avoir un enfant n'est plus synonyme d'arrêt de carrière mais les sportives de haut niveau ont besoin d'un meilleur accompagnement et de soutien pour balayer les clichés selon lesquels une grossesse entame forcément les performances au retour de maternité.

Taille du texte:

En France, les sportives ayant poursuivi leur carrière après un accouchement se sont longtemps comptées sur les doigts de la main, la médaillée olympique de boxe Sarah Ourahmoune, devenue mère en 2013, en tête.

Au tennis, la superstar américaine Serena Williams a remporté l'Open d'Australie 2017 en étant enceinte de huit semaines et a renoué avec la compétition après la naissance de sa fille. La Bélarusse Victoria Azarenka, ex-N.1 mondiale, a elle repris la raquette après un accouchement en 2016.

Si cela reste un challenge, les exemples sont plus fréquents. La judoka Clarisse Agbégnénou, double championne olympique à Tokyo l'été dernier, vient ainsi d'annoncer début février sa grossesse en donnant rendez-vous pour les JO de Paris en 2024.

La biathlète Anaïs Chevalier-Bouchet, médaillée d'argent aux Jeux d'hiver de Pékin, après une pause enfant pendant la saison 2019-2020, s'est elle dite "fière" de faire partie des femmes qui concilient maternité et sport de haut niveau.

C'est le sens du guide très complet "Sport de haut-niveau et maternité: c'est possible!", présenté vendredi à l'Insep et sur lequel a travaillé le ministère des Sports. L'objectif est de faire "sauter le verrou qui empêche les femmes athlètes de faire une pause bébé", explique la ministre Roxana Maracineanu.

- crainte de la prise de poids -

Crainte de l'annoncer et de l'adaptation des entrainements pendant la grossesse, peur de la prise de poids, de ne plus retrouver son niveau, de la question financière ou encore du mode de garde au retour à la compétition... la sportive pro, dont le corps est l'outil de travail et la durée de carrière réduite, a mille raisons de se poser ces questions.

Selon une enquête du ministère des Sports, sur 700 sportives interrogées, plus de 60% considèrent qu'il est difficile de devenir mère pendant la carrière.

L'haltérophile Dora Tchakounte, quatrième aux Jeux de Tokyo, raconte avec beaucoup d'émotion combien elle a été "seule" dans cette expérience, à l'exception du soutien de ses parents. "J'ai caché ma grossesse" et "je voulais passer inaperçue", a-t-elle expliqué.

L'expérience n'a pas été simple non plus pour la judoka Automne Pavia dont le club a très mal pris sa grossesse: "pour eux c'était un arrêt de carrière que je ne voulais pas dire alors que c'était pas du tout le cas". Elle a changé de club et a, cette fois-ci, été soutenue.

La basketteuse Valériane Vukosavljevic se dit "ravie" d'avoir "réussi à faire une médaille olympique (en bronze) en étant enceinte de 16 semaines", a-t-elle raconté vendredi, trois semaines après son accouchement et six mois après le podium au Japon.

Gynécologue à l'Insep, Carole Maître, qui a participé à la rédaction du guide, évoque "les appréhensions et les idées reçues" à "lever", avec les manières d'adapter les entraînements durant la grossesse, et la "possibilité du retour au haut-niveau".

- revenir à son meilleur niveau -

L'escrimeuse Cécilia Berder, vice-championne olympique de sabre en équipe à Tokyo, actuellement enceinte, "a un focus tous les mois sur ce qu'elle peut faire avec sa préparatrice physique".

L'impact sur la performance est l'une des principales interrogations.

"Oui on peut revenir à son meilleur niveau", assure Alice Meignié, chercheuse en épidémiologie de la performance sportive.

Si la sportive n'avait pas atteint son "pic de performance" avant la grossesse, elle l'atteindra après et inversement, explique sa collègue Juliana Antero. Le niveau de performance baisse si elle était en phase de décroissance avant sa grossesse. "Elles suivent l'évolution normale de leur âge", résume-t-elle.

"Le soutien de l'environnement sportif est essentiel pour mener à bien sa maternité et son retour", insiste de son côté Carole Maître, pour inciter les encadrements à s'emparer des connaissances sur le sujet.

Gardienne de l'équipe de France de hand-ball, championne olympique au Japon, Cléopâtre Darleux a aussi ouvert la voie dans les sports collectifs après son accouchement en 2019. Le hand français a signé en 2021 la première convention collective qui garantit notamment un congé maternité, avec un maintien de salaire de 12 mois. Pour Darleux, cela devait être trois mois mais son club, Brest, avait "fait le choix du maintien (total) de salaire", souligne-t-elle.

M.Cunningham--TFWP