The Fort Worth Press - Jeux olympiques 2024 de Paris: une révision budgétaire sous haute surveillance de l'Etat

USD -
AED 3.672504
AFN 66.000368
ALL 81.708779
AMD 361.738976
ANG 1.790365
AOA 917.000367
ARS 1524.875041
AUD 1.44321
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.737022
BBD 2.009681
BDT 122.678627
BGN 1.683441
BHD 0.376127
BIF 3010.346818
BMD 1
BND 1.277055
BOB 11.988987
BRL 5.210804
BSD 0.997824
BTN 96.669479
BWP 13.794573
BYN 3.005462
BYR 19600
BZD 2.00675
CAD 1.42495
CDF 2310.000362
CHF 0.8304
CLF 0.025096
CLP 990.920396
CNY 6.70455
CNH 6.712104
COP 3308.76149
CRC 457.213908
CUC 1
CUP 23.946889
CVE 97.930636
CZK 21.719304
DJF 177.681069
DKK 6.642604
DOP 59.576358
DZD 133.728851
EGP 52.195035
ERN 15
ETB 162.975798
EUR 0.88815
FJD 2.24725
FKP 0.755263
GBP 0.756974
GEL 2.60504
GGP 0.755263
GHS 11.718993
GIP 0.755263
GMD 73.503851
GNF 8777.476797
GTQ 7.625561
GYD 208.721524
HKD 7.847404
HNL 26.788934
HRK 6.696704
HTG 130.662996
HUF 327.440388
IDR 17888.5
ILS 3.05233
IMP 0.755263
INR 96.325504
IQD 1307.16284
IRR 1746539.503816
ISK 121.930386
JEP 0.755263
JMD 157.964386
JOD 0.70904
JPY 157.840385
KES 129.517297
KGS 87.450384
KHR 4047.24899
KMF 438.00035
KPW 900.000318
KRW 1343.190383
KWD 0.30883
KYD 0.831476
KZT 448.314756
LAK 22413.073405
LBP 89353.168436
LKR 329.979129
LRD 170.620365
LSL 16.683601
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.390159
MAD 9.913406
MDL 17.831165
MGA 4408.721524
MKD 54.687153
MMK 2099.850161
MNT 3596.272149
MOP 8.065101
MRU 39.872996
MUR 48.150378
MVR 15.460378
MWK 1730.183401
MXN 18.160804
MYR 4.084904
MZN 63.903729
NAD 16.683601
NGN 1330.790377
NIO 36.715662
NOK 9.618604
NPR 154.671167
NZD 1.780469
OMR 0.383712
PAB 0.997824
PEN 3.457791
PGK 4.518851
PHP 62.583504
PKR 276.36618
PLN 3.89575
PYG 5837.737022
QAR 3.637106
RON 4.741904
RSD 104.338559
RUB 83.307429
RWF 1477.774324
SAR 3.74329
SBD 8.078071
SCR 13.73871
SDG 601.503676
SEK 10.040104
SGD 1.278604
SHP 0.75503
SLE 24.603667
SLL 20969.491881
SOS 570.273991
SRD 37.811504
STD 20697.981008
STN 21.759403
SVC 8.730405
SYP 13002.000254
SZL 16.680137
THB 33.503646
TJS 9.184777
TMT 3.5
TND 2.973311
TOP 2.40776
TRY 49.127504
TTD 6.765842
TWD 31.821804
TZS 2629.246414
UAH 44.897287
UGX 3981.526711
UYU 40.21493
UZS 11768.728629
VES 865.47815
VND 25985.5
VUV 119.582079
WST 2.788611
XAF 582.588484
XAG 0.016565
XAU 0.000241497186
XCD 2.70255
XCG 1.798304
XDR 0.707052
XOF 582.588484
XPF 105.919446
YER 236.303589
ZAR 16.65505
ZMK 9001.203584
ZMW 19.606554
ZWL 321.999592
SSP 5712.591527
MXV 2.054862
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Jeux olympiques 2024 de Paris: une révision budgétaire sous haute surveillance de l'Etat
Jeux olympiques 2024 de Paris: une révision budgétaire sous haute surveillance de l'Etat / Photo: © AFP/Archives

Jeux olympiques 2024 de Paris: une révision budgétaire sous haute surveillance de l'Etat

A vingt mois des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, la révision budgétaire du comité d'organisation (Cojo) s'est faite sous haute surveillance de l'Etat qui remet un peu au pot pour aider un comité touché par l'inflation et des coûts sous-estimés.

Taille du texte:

Lundi après-midi, le conseil d'administration doit entériner ce sur quoi transpire la direction financière du Cojo depuis des semaines, en liaison avec le comité international olympique (CIO) et l'Etat. Il devrait acter un budget en hausse de 10% (+400 millions d'euros) à 4,380 milliards d'euros, à 96% d'origine privée (recettes des sponsors, billetterie et contribution du CIO).

Avec le budget de la Solideo (société de livraison des ouvrages olympiques) à 4,3 milliards pour l'instant (dont 1,870 milliard d'argent public), la facture globale des JO de Paris pourrait donc s'établir à 8,7 milliards d'euros, contre 6,8 milliards projetés en 2019.

En tout cas, depuis l'arrivée d'Amélie Oudéa-Castéra, ministre des JO, l'Etat, garant en cas de déficit du Cojo, "serre les boulons", ont rapporté plusieurs sources à l'AFP. Le Cojo avait déjà fait une révision budgétaire fin 2020, avec 300 millions d'euros d'économies à la clé.

Mais cette fois, l'inflation galopante a rendu plus difficile l'exercice.

"Ils n’étaient pas très en avance et la conjoncture s’est détériorée, s'ils avaient signé leurs contrats avant, ils auraient échappé à ça", explique à l'AFP une source proche du monde olympique. L'inflation compte pour près de la moitié dans la hausse, avec 120 millions d'euros pour cette année et 75 millions d'euros pour 2023 et 2024, a détaillé le Cojo.

- Malédiction du vainqueur de l'enchère -

Mais les organisateurs ne sont-ils pas aussi victime de "la malédiction du vainqueur de l'enchère"? Comme l'explique l'économiste Wladimir Andreff, le pays qui remporte la compétition auprès du CIO pour organiser les JO en sous-estime systématiquement le coût. Il doit ensuite sans cesse réévaluer la facture. "Le budget est sous-évalué", assure plusieurs sources à l'AFP depuis des mois.

Certaines lignes augmentent régulièrement. C'est le cas de la sécurité, passée de 195 à 295 millions en 2020, et à 320 millions d'euros en cette fin décembre.

De son côté, la ministre des JO a aussi pudiquement évoqué "la complexité de cahiers de charge un peu sous-estimés". En clair, les contrats coûtent plus cher que prévu.

"Quand on organise des épreuves au Grand Palais, on a par exemple besoin d'occulter la verrière pour tenir compte des exigences de la retransmission", a expliqué Amélie Oudéa-Castéra au Sénat le 2 novembre, ce qui n'avait "pas été anticipé".

De même, l'idée d'externaliser et de confier à des tiers la réalisation des épreuves -- coeur de métier d'un comité d'organisation -- n'a pas fonctionné comme prévu. Plusieurs prestataires attendus ont jeté l'éponge sous le poids des contraintes du CIO ou de craintes liés à la responsabilité. En attendant, le temps à filé et les prix ont monté.

Autre hic: la masse salariale, avec "des métiers en tension" dans l'événementiel sportif, qui peuvent monnayer cher leur arrivée à moins de deux ans de l'évènement.

- "Aveu de faiblesse" -

Le comité a d'ailleurs recruté "un directeur exécutif des opérations" en la personne d'Edouard Donnelly, et n'en a pas fait grande publicité. Venu du monde de l'évènementiel, il a travaillé avec Etienne Thobois, actuel directeur général. "Il vient un peu en pompier", croit savoir une source proche du monde olympique.

En face de ces dépenses qui augmentent, il faut à la fois faire des économies et trouver des recettes.

Le patron du Cojo, Tony Estanguet, a glissé la semaine dernière que l'Etat se "mobilisait pour aller chercher de nouveaux partenaires". "Un aveu de faiblesse", selon un observateur, qui y voit aussi un signe de reprise en main de l'Etat. Mais le Cojo assure être "en avance" sur ses objectifs et va inscrire lundi 127 millions d'euros supplémentaires à la ligne partenariats. Plusieurs sources affirment néanmoins à l'AFP que "contrairement à ce qu'ils disent, ils sont vraiment à la bourre".

Le Cojo va aussi mettre en vente davantage de billets et plus chers pour certaines épreuves, ainsi que puiser 115 millions d'euros dans sa réserve pour aléas.

Il a aussi reçu le coup de pouce de l'Etat et des collectivités (ville de Paris, Métropole du Grand Paris) notamment pour l'organisation des Jeux paralympiques mais aussi des dépenses liées à la lutte antidopage. Ainsi 111 millions d'euros d'argent public vont se rajouter aux seuls 100 millions d'euros de dotations publiques.

Le livre de comptes devrait être plus grand ouvert début 2023 quand sera débattu au Parlement un rapport de la Cour des comptes qui n'a pas encore été rendu public.

T.M.Dan--TFWP