The Fort Worth Press - Contestation au Canada: Trudeau envisage de déclencher la loi sur les mesures d'urgence

USD -
AED 3.6725
AFN 63.999686
ALL 80.906293
AMD 358.057859
ANG 1.789785
AOA 918.000314
ARS 1550.81894
AUD 1.427613
AWG 1.8025
AZN 1.697809
BAM 1.740036
BBD 2.003559
BDT 123.852313
BGN 1.747831
BHD 0.375489
BIF 2986.971974
BMD 1
BND 1.274158
BOB 12.010284
BRL 5.488704
BSD 0.994627
BTN 94.291535
BWP 13.758962
BYN 2.955771
BYR 19600
BZD 2.000463
CAD 1.395615
CDF 2312.503383
CHF 0.816545
CLF 0.024951
CLP 982.000185
CNY 6.680904
CNH 6.671335
COP 3246.51
CRC 451.369275
CUC 1
CUP 23.871582
CVE 98.090062
CZK 21.62802
DJF 177.122067
DKK 6.64475
DOP 59.93942
DZD 135.51674
EGP 54.898498
ERN 15
ETB 163.249788
EUR 0.88908
FJD 2.244199
FKP 0.745268
GBP 0.741665
GEL 2.5894
GGP 0.745268
GHS 11.593068
GIP 0.745268
GMD 74.000444
GNF 8810.408095
GTQ 7.60417
GYD 208.500872
HKD 7.845925
HNL 26.733444
HRK 6.76901
HTG 130.391459
HUF 323.298499
IDR 18155.1
ILS 3.15988
IMP 0.745268
INR 94.655098
IQD 1507.908268
IRR 1883408.498708
ISK 121.090097
JEP 0.745268
JMD 157.767152
JOD 0.709008
JPY 158.311502
KES 129.940046
KGS 87.449903
KHR 4062.751587
KMF 441.000185
KPW 899.999961
KRW 1340.070281
KWD 0.31074
KYD 0.8289
KZT 450.213523
LAK 22401.124415
LBP 89543.21849
LKR 330.928532
LRD 169.096028
LSL 16.579341
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.382657
MAD 9.775113
MDL 17.99331
MGA 4515.451812
MKD 54.761312
MMK 2099.52083
MNT 3598.087189
MOP 8.038145
MRU 40.373975
MUR 47.089785
MVR 15.455036
MWK 1724.696212
MXN 18.592195
MYR 4.0671
MZN 63.910117
NAD 16.579341
NGN 1343.960063
NIO 36.606575
NOK 9.217075
NPR 150.864442
NZD 1.77767
OMR 0.38451
PAB 0.994823
PEN 3.447319
PGK 4.462633
PHP 63.64102
PKR 275.144822
PLN 3.915004
PYG 5942.170819
QAR 3.625947
RON 4.752198
RSD 104.584034
RUB 81.923877
RWF 1471.080115
SAR 3.762939
SBD 8.051718
SCR 13.780348
SDG 601.494895
SEK 9.735335
SGD 1.278125
SHP 0.745545
SLE 22.910163
SLL 20969.504398
SOS 568.442122
SRD 37.541947
STD 20697.981008
STN 21.797153
SVC 8.703542
SYP 13001.999685
SZL 16.563773
THB 33.637503
TJS 9.14122
TMT 3.51
TND 2.972103
TOP 2.40776
TRY 50.022203
TTD 6.742932
TWD 32.879001
TZS 2646.897038
UAH 45.412048
UGX 4202.39832
UYU 39.987723
UZS 11861.722948
VES 890.036595
VND 25712
VUV 119.472328
WST 2.779309
XAF 583.198137
XAG 0.019244
XAU 0.000247115849
XCD 2.70255
XCG 1.79257
XDR 0.707052
XOF 583.198137
XPF 106.091876
YER 236.175013
ZAR 16.46859
ZMK 9001.200161
ZMW 20.156742
ZWL 321.999592
SSP 5745.96484
MXV 2.092765
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Contestation au Canada: Trudeau envisage de déclencher la loi sur les mesures d'urgence
Contestation au Canada: Trudeau envisage de déclencher la loi sur les mesures d'urgence

Contestation au Canada: Trudeau envisage de déclencher la loi sur les mesures d'urgence

La crise se poursuivait lundi au Canada malgré le déblocage la veille du pont Ambassador, axe frontalier stratégique, poussant l'Ontario à annoncer l'abandon du passeport vaccinal et Justin Trudeau à envisager de déclencher la loi sur les mesures d'urgence.

Taille du texte:

Le Premier ministre canadien a évoqué dans la matinée avec des Premiers ministres provinciaux la possibilité d'utiliser cette loi sur les mesures d'urgence.

Il a prévu de s'adresser à la nation à 16H30 (21H30 GMT).

Cette disposition peut être invoquée en cas de "crise nationale" et donne au gouvernement fédéral davantage de pouvoir pour y mettre fin en lui permettant d'autoriser "à titre temporaire des mesures extraordinaires".

Sous pression, Justin Trudeau avait déclaré vendredi que "toutes les options étaient sur la table" pour mettre un terme à ces occupations "illégales" qui portent préjudice au pays et à son économie.

La loi sur les mesures d'urgence n'a été utilisée qu'une seule fois en temps de paix, par le père de Justin Trudeau, lors de la crise d'octobre 1970. A l'époque elle s'appelait "loi sur les mesures de guerre".

Le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau l'avait invoquée pour envoyer l'armée au Québec et prendre une série de mesures d'urgence, après l'enlèvement par le Front de libération du Québec d'un attaché commercial britannique, James Richard Cross, et d'un ministre québécois, Pierre Laporte.

M. Cross avait été libéré après des négociations, mais le ministre avait été retrouvé mort dans le coffre d'une voiture.

"Avec cette loi, le gouvernement peut réquisitionner des biens, des services, des personnes. Le gouvernement peut dire aux gens où aller, où ne pas aller. Il y a vraiment peu de limites à ce que peut faire le gouvernement", a expliqué Geneviève Tellier, professeure d'études politiques à l'université d'Ottawa.

- "Maintenir la pression" -

Lundi, la police canadienne a saisi des armes et des munitions et arrêté 11 personnes sur le blocage frontalier de Coutts en Alberta (ouest), point de passage avec les Etats-Unis paralysé depuis une semaine.

Les autorités ont mis la main sur 13 armes d'épaule, des armes de poing, plusieurs ensembles de gilets pare-balles, une grande quantité de munitions.

La police était parvenue dimanche soir, après sept jours de blocage, à rouvrir le pont Ambassador, qui relie Windsor en Ontario à la ville américaine de Detroit au Michigan. La paralysie de cet axe frontalier majeur avait poussé Washington, inquiet des conséquences économiques, à intervenir auprès de Justin Trudeau.

Le Premier ministre de l'Ontario - province canadienne la plus peuplée dans laquelle se trouvent les villes d'Ottawa et de Windsor - a annoncé lundi matin la levée prochaine de la quasi-totalité des mesures sanitaires, dont le passeport vaccinal.

Mais à Ottawa, les opposants aux mesures sanitaires occupaient toujours les rues du centre-ville et notamment toujours la rue Wellington, devant le Parlement canadien. Quelque 400 camions sont installés appuyés par une organisation bien rodée: tentes pour se réchauffer, feux de camp, stands de nourriture...

Rien ne semble entamer leur détermination, malgré le risque pour eux, depuis l'instauration de l'état d'urgence vendredi, de recevoir une amende pouvant aller jusqu'à 100.000 dollars canadiens (69.500 euros) voire un an d'emprisonnement.

Partir "n'est pas dans mes plans", expliquait lundi matin à l'AFP Phil Rioux, barbe de trois jours et yeux bleus au volant de son camion. "C'est en maintenant la pression qu'on a plus de chance d'arriver à notre but", explique le Québécois de 29 ans.

La levée de l'ensemble des mesures sanitaires est réclamée par de nombreux contestataires, même si le mouvement est né fin janvier de l'opposition de camionneurs, qui doivent être vaccinés pour traverser la frontière entre le Canada et les États-Unis.

- "Très frustrée" -

Pendant ce temps, la grogne monte dans la population canadienne devant la lenteur de la réaction des autorités, notamment sur les réseaux sociaux, où l'action de la police est fortement questionnée.

"Au début je les soutenais mais maintenant c'est assez", estime Beatriz Sagastume, une habitante d'Ottawa contrainte de se déplacer à pied pour aller travailler.

Comme plusieurs contre-manifestants ce week-end, elle réclame une sortie de crise et estime que c'est au Premier ministre Justin Trudeau de régler le problème.

Cette mobilisation canadienne inédite continuait lundi de faire des émules ailleurs dans le monde. Après des manifestations similaires en Australie et en Nouvelle-Zélande, en Israël des milliers de voitures et de camions ont convergé vers Jérusalem depuis plusieurs villes du pays.

En Europe, après avoir convergé vers Paris samedi, une partie des convois d'opposants aux restrictions sanitaires, dits "de la liberté", sont arrivés à Bruxelles, où la manifestation a été interdite. Les autorités belges ont bloqué une trentaine de véhicules qui s'apprêtaient à converger vers Bruxelles.

A Strasbourg, les autorités ont prévenu qu'aucune manifestation ne serait autorisée aux abords du Parlement européen, réuni en session plénière.

B.Martinez--TFWP