The Fort Worth Press - Jean Castex affronte mercredi son premier bras de fer social à la SNCF

USD -
AED 3.6725
AFN 63.999686
ALL 80.906293
AMD 358.057859
ANG 1.789785
AOA 918.000314
ARS 1550.81894
AUD 1.427613
AWG 1.8025
AZN 1.697809
BAM 1.740036
BBD 2.003559
BDT 123.852313
BGN 1.747831
BHD 0.375489
BIF 2986.971974
BMD 1
BND 1.274158
BOB 12.010284
BRL 5.488704
BSD 0.994627
BTN 94.291535
BWP 13.758962
BYN 2.955771
BYR 19600
BZD 2.000463
CAD 1.395615
CDF 2312.503383
CHF 0.816545
CLF 0.024951
CLP 982.000185
CNY 6.680904
CNH 6.671335
COP 3246.51
CRC 451.369275
CUC 1
CUP 23.871582
CVE 98.090062
CZK 21.62802
DJF 177.122067
DKK 6.64475
DOP 59.93942
DZD 135.51674
EGP 54.898498
ERN 15
ETB 163.249788
EUR 0.88908
FJD 2.244199
FKP 0.745268
GBP 0.741665
GEL 2.5894
GGP 0.745268
GHS 11.593068
GIP 0.745268
GMD 74.000444
GNF 8810.408095
GTQ 7.60417
GYD 208.500872
HKD 7.845925
HNL 26.733444
HRK 6.76901
HTG 130.391459
HUF 323.298499
IDR 18155.1
ILS 3.15988
IMP 0.745268
INR 94.655098
IQD 1507.908268
IRR 1883408.498708
ISK 121.090097
JEP 0.745268
JMD 157.767152
JOD 0.709008
JPY 158.311502
KES 129.940046
KGS 87.449903
KHR 4062.751587
KMF 441.000185
KPW 899.999961
KRW 1340.070281
KWD 0.31074
KYD 0.8289
KZT 450.213523
LAK 22401.124415
LBP 89543.21849
LKR 330.928532
LRD 169.096028
LSL 16.579341
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.382657
MAD 9.775113
MDL 17.99331
MGA 4515.451812
MKD 54.761312
MMK 2099.52083
MNT 3598.087189
MOP 8.038145
MRU 40.373975
MUR 47.089785
MVR 15.455036
MWK 1724.696212
MXN 18.592195
MYR 4.0671
MZN 63.910117
NAD 16.579341
NGN 1343.960063
NIO 36.606575
NOK 9.217075
NPR 150.864442
NZD 1.77767
OMR 0.38451
PAB 0.994823
PEN 3.447319
PGK 4.462633
PHP 63.64102
PKR 275.144822
PLN 3.915004
PYG 5942.170819
QAR 3.625947
RON 4.752198
RSD 104.584034
RUB 81.923877
RWF 1471.080115
SAR 3.762939
SBD 8.051718
SCR 13.780348
SDG 601.494895
SEK 9.735335
SGD 1.278125
SHP 0.745545
SLE 22.910163
SLL 20969.504398
SOS 568.442122
SRD 37.541947
STD 20697.981008
STN 21.797153
SVC 8.703542
SYP 13001.999685
SZL 16.563773
THB 33.637503
TJS 9.14122
TMT 3.51
TND 2.972103
TOP 2.40776
TRY 50.022203
TTD 6.742932
TWD 32.879001
TZS 2646.897038
UAH 45.412048
UGX 4202.39832
UYU 39.987723
UZS 11861.722948
VES 890.036595
VND 25712
VUV 119.472328
WST 2.779309
XAF 583.198137
XAG 0.019244
XAU 0.000247115849
XCD 2.70255
XCG 1.79257
XDR 0.707052
XOF 583.198137
XPF 106.091876
YER 236.175013
ZAR 16.46859
ZMK 9001.200161
ZMW 20.156742
ZWL 321.999592
SSP 5745.96484
MXV 2.092765
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Jean Castex affronte mercredi son premier bras de fer social à la SNCF

Jean Castex affronte mercredi son premier bras de fer social à la SNCF

Un TGV sur trois restera à quai mercredi, et un train Intercité sur deux, avec un trafic régional "fortement perturbé": les quatre syndicats représentatifs de la SNCF appellent à une grève de 24 heures mercredi, pour réclamer un moratoire sur l'arrivée de la concurrence, première épreuve sociale de l'ère Castex.

Taille du texte:

Pour ce coup de semonce, les syndicats ont choisi une date de grève hors grands départs, week-end ou baccalauréat et attendent une mobilisation "importante".

Lundi soir, SNCF Voyageurs a donné un aperçu de la mobilisation, en anticipant l'annulation d'un TGV sur 3, d'un Intercité sur deux mercredi et un "trafic régional fortement perturbé" en particulier en Ile-de-France "sur la plupart des lignes".

Le groupe ferroviaire prévoit de "mobiliser toutes ses ressources" en recourant notamment à des encadrants pour remplacer du personnel gréviste, comme le lui permet la loi.

"Notre but n'est pas d'anéantir la grève mais d'assurer le meilleur service pour nos clients", assure la direction de la SNCF, tout en admettant qu'elle n'a "pas les moyens de combler de façon exhaustive" l'ensemble du personnel qui prévoit d'être en grève ce jour-là.

Les syndicats s'opposent surtout à la mise en oeuvre de la concurrence sur les rails français par le précédesseur de Jean Castex à la tête de la SNCF Jean-Pierre Farandou. Cela "dysfonctionne" dénoncent la CGT Cheminots, l'Unsa Ferroviaire, Sud Rail et la CFDT Cheminots.

Outre un arrêt des réorganisations et filialisations en cours, génératrices "d'urgences sanitaires et sociales" chez les cheminots, les syndicats demandent une augmentation générale des salaires.

Selon eux, les améliorations salariales obtenues pour 2026 sont loin de compenser l'inflation observée depuis l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient fin février.

"D'abord, nous demandons que les cheminots du groupe public unifié (GPU) et ceux qui sont affectés dans les filiales nouvellement créées aient les mêmes droits", a souligné lundi Thierry Nier, secrétaire-général de la CGT Cheminot, premier syndicat du groupe, lors d'une conférence de presse commune avec les trois autres organisations.

"Des négociations peuvent s'ouvrir dès aujourd'hui, la balle est dans le camp de la direction", a-t-il ajouté.

Avant son arrivée à la tête de la SNCF en novembre 2025, l'ex-Premier ministre Jean Castex avait assuré devant le Parlement qu'il serait le président d'un groupe unifié. "Nous lui disons +chiche+", ajoute M. Nier, en demandant que l'Etat "reprenne son rôle de stratège" face au risque d'émiettement de l'entreprise.

- "Balkanisation" -

Evoquant "un point de bascule" dans les pratiques sociales de la SNCF, les syndicats soulignent que le début 2026 a été marqué par treize suicides de salariés, du jamais vu de mémoire de cheminots.

"On constate un mal-être en ce qui concerne le sens du travail, un malaise global, notamment dans l'encadrement: les réorganisations broient certains de nos collègues", estime Fabrice Charrière, de l'Unsa Ferroviaire.

Dans le viseur des syndicats, la myriade de sociétés filiales créées ou en cours de création à la SNCF pour répondre aux appels d'offres des régions qui veulent augmenter le nombre de trains pour une meilleure desserte, tout en abaissant leurs coûts.

Une partie des agents y sont transférés avec la promesse de conserver leurs avantages sociaux pendant 15 mois, mais ce système favorise une remise en cause des temps de travail au niveau local, selon les syndicats.

"Si on veut un système ferroviaire efficace, et plus de trains, il faut un système intégré et pas une balkanisation du système", a tonné Julien Troccaz, secrétaire fédéral Sud-Rail.

Citant un récent rapport du Sénat, Thomas Cavel, secrétaire général de la CFDT Cheminots, estime que la concurrence telle qu'elle est mise en oeuvre "coûte très cher à la collectivité", et n'est pas une vraie concurrence puisque la SNCF se retrouve la plupart du temps opposée à une autre société publique, RATP DEV, dans les appels d'offres lancés par les régions.

"Ce système ne permet pas de faire des économies, n'est pas à destination des usagers, son objectif est uniquement de filialiser la SNCF en réduisant les droits des salariés", ajoute-t-il.

La direction reconnaît que l'entreprise est en pleine transformation mais réfute ces arguments en faisant valoir qu'elle mène un "dialogue social constructif et très nourri depuis plusieurs mois". Elle ajoute n'avoir "jamais signé autant d'accords avec les syndicats", douze au cours des trois dernières années.

Le dernier en date, le 5 mai, signé par trois syndicats, porte sur la mise en place d'instances de dialogue social de proximité.

La SNCF assure aussi prendre "très au sérieux les sujets de santé mentale", comptabiliser 1.500 embauches de plus que de départs chaque année depuis 2022 et être "très attentive" au pouvoir d'achat de ses salariés. Et renvoie à une table ronde de suivi déjà prévue le 23 juin.

A.Williams--TFWP