The Fort Worth Press - Au Zimbabwe, l'exode des infirmières vide des hôpitaux à l'agonie

USD -
AED 3.672497
AFN 63.999735
ALL 81.141852
AMD 368.092423
ANG 1.789884
AOA 917.999724
ARS 1387.744128
AUD 1.377961
AWG 1.80125
AZN 1.698512
BAM 1.66265
BBD 2.014749
BDT 122.739232
BGN 1.668102
BHD 0.377779
BIF 2977.17516
BMD 1
BND 1.266375
BOB 6.912147
BRL 4.916696
BSD 1.000319
BTN 94.284014
BWP 13.393294
BYN 2.82688
BYR 19600
BZD 2.011842
CAD 1.362805
CDF 2316.000035
CHF 0.777903
CLF 0.022745
CLP 895.179889
CNY 6.81125
CNH 6.799598
COP 3716.6
CRC 458.882886
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.737647
CZK 20.649398
DJF 178.129529
DKK 6.34889
DOP 59.489098
DZD 132.213587
EGP 52.726801
ERN 15
ETB 156.191986
EUR 0.84961
FJD 2.181104
FKP 0.735472
GBP 0.734175
GEL 2.680352
GGP 0.735472
GHS 11.253597
GIP 0.735472
GMD 73.500947
GNF 8779.111037
GTQ 7.638065
GYD 209.28562
HKD 7.831765
HNL 26.592878
HRK 6.400803
HTG 131.015429
HUF 302.334499
IDR 17300
ILS 2.90745
IMP 0.735472
INR 94.133798
IQD 1310.409317
IRR 1312999.999643
ISK 122.179878
JEP 0.735472
JMD 157.559837
JOD 0.70902
JPY 156.381002
KES 129.149713
KGS 87.420498
KHR 4012.462436
KMF 419.000174
KPW 900.010907
KRW 1450.895031
KWD 0.30775
KYD 0.833606
KZT 463.246483
LAK 21952.079977
LBP 89578.733949
LKR 322.106516
LRD 183.561655
LSL 16.321053
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.327387
MAD 9.168463
MDL 17.210233
MGA 4153.5787
MKD 52.354887
MMK 2099.841446
MNT 3580.445259
MOP 8.06845
MRU 40.023293
MUR 46.719433
MVR 15.454981
MWK 1734.539906
MXN 17.20267
MYR 3.909993
MZN 63.909739
NAD 16.320915
NGN 1358.460041
NIO 36.809868
NOK 9.233235
NPR 150.856686
NZD 1.67248
OMR 0.3845
PAB 1.00031
PEN 3.464888
PGK 4.353426
PHP 60.347982
PKR 278.719136
PLN 3.591485
PYG 6122.509702
QAR 3.646217
RON 4.473302
RSD 99.735794
RUB 74.675989
RWF 1466.504015
SAR 3.758223
SBD 8.019432
SCR 13.778628
SDG 600.499459
SEK 9.196985
SGD 1.265705
SHP 0.746601
SLE 24.649739
SLL 20969.496166
SOS 571.690887
SRD 37.411022
STD 20697.981008
STN 20.827577
SVC 8.752758
SYP 110.548305
SZL 16.315722
THB 32.142015
TJS 9.348017
TMT 3.505
TND 2.901604
TOP 2.40776
TRY 45.244201
TTD 6.76678
TWD 31.391498
TZS 2594.68297
UAH 43.802978
UGX 3741.312987
UYU 39.99779
UZS 12121.753102
VES 493.496435
VND 26310
VUV 118.093701
WST 2.711513
XAF 557.627717
XAG 0.012324
XAU 0.000211
XCD 2.70255
XCG 1.80278
XDR 0.694413
XOF 557.637198
XPF 101.384408
YER 238.624994
ZAR 16.25924
ZMK 9001.198129
ZMW 19.055796
ZWL 321.999592
  • AEX

    -3.7100

    1027.7

    -0.36%

  • BEL20

    -23.8900

    5531.47

    -0.43%

  • PX1

    -5.8100

    8293.76

    -0.07%

  • ISEQ

    106.0900

    13043.91

    +0.82%

  • OSEBX

    -13.0100

    1988.34

    -0.65%

  • PSI20

    -60.2400

    9206.94

    -0.65%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    89.9300

    4086.79

    +2.25%

  • N150

    -27.6400

    4225.42

    -0.65%

Au Zimbabwe, l'exode des infirmières vide des hôpitaux à l'agonie
Au Zimbabwe, l'exode des infirmières vide des hôpitaux à l'agonie / Photo: © AFP

Au Zimbabwe, l'exode des infirmières vide des hôpitaux à l'agonie

Elles sont épuisées et démoralisées, après des années de travail acharné pour de maigres salaires dans des hôpitaux démunis: au Zimbabwe, Virginia, Josephine et bien d'autres infirmières ne rêvent que d'exil pour quitter un système de santé à l'agonie.

Taille du texte:

Son uniforme bleu d'infirmière encore sur le dos, Virginia Mutsamwira ramasse la recette du jour dans l'épicerie qu'elle tient dans sa maison proche de la capitale Harare, avant d'aller nourrir poulets et lapins: vu son salaire, elle n'a pas le choix et elle multiplie les petits boulots.

Virginia, 52 ans vient de rentrer d'une éreintante vacation de douze heures dans une clinique de Cold Comfort, un quartier pauvre proche de la capitale Harare. Elle y soigne, selon elle, quatre fois plus de patients que la jauge idéale.

"Le nombre d'infirmières est très insuffisant", dit-elle en se laissant tomber sur son canapé marron. "C'est crevant. Et frustrant, parce qu'on ne peut pas offrir des soins de qualité".

Bientôt, elle suivra l'exemple des près de 1.800 infirmières -- soit plus de 10% des effectifs des hôpitaux publics du pays -- qui ont émigré l'an dernier, principalement en Grande-Bretagne. Elle doit nourrir sa famille de huit et "assurer (sa) retraite", explique-t-elle à l'AFP.

Virginia a déjà passé le test d'anglais requis pour obtenir un visa au Royaume-Uni, où les salaires sont dix fois plus élevés que les 190 euros par mois payés en moyenne au Zimbabwe. Depuis le Brexit, les règles en matière d'immigration y ont été assouplies pour attirer infirmières et aide-soignantes.

Le système de santé zimbabwéen est à l'agonie. Comme l'économie du pays, plombée depuis dix ans par une grave crise. Nourriture, électricité, carburant, tout manque. Ceux qui restent enchaînent les heures, pour combler les trous dans les plannings.

Josephine Marare travaille depuis vingt ans à l'hôpital public Sally Mugabe, l'un des plus grands du pays. "Nous sommes débordés en permanence parce que beaucoup d'infirmières partent", déplore-t-elle.

Le sous-équipement chronique achève de lui casser le moral. "Imaginez travailler dans un hôpital où il n'y a pas de pansements, d'eau ou de médicaments de base comme des analgésiques", dit l'infirmière. Si elle trouve l'argent pour un visa, elle partira, "comme les autres".

Cet exode suscite de nouvelles demandes de passeports. Dans la capitale, avant l'aube, des queues se forment devant les bâtiments administratifs qui les délivrent.

- A bout de souffle -

Certaines des infirmières les plus qualifiées acceptent des postes subalternes, tant que c'est à l'étranger, explique Simbarashe Tafirenyika, président d'un syndicat d'infirmiers. "Une aide-soignante au Royaume-Uni gagne beaucoup plus qu'une infirmière ici", explique-t-il.

La principale cause de cet exode, c'est "les salaires bas", souligne-t-il. "Les gens doivent payer les frais de scolarité, mettre de la nourriture sur la table. Si quelqu'un a une opportunité, il part".

Interrogé par l'AFP, le Health Service Board du gouvernement, qui note et nomme le personnel sanitaire dans le public, reconnaît que le départ de tant d'infirmières nuit à la qualité des soins. "Perdre des employés expérimentés représente toujours un défi", note Livingstone Mashange, son porte-parole.

Leur site web s'ouvre sur une photo d'infirmières et un message en gras: "Nous embauchons". Recrutements et formations ont été lancés. Des retraitées ont repris le travail.

En Grande-Bretagne, la pandémie de Covid a créé une demande supplémentaire d'infirmières, d'autant que le Brexit avait drastiquement réduit le nombre de celles qui venaient d'Europe.

Lorsque Jason Mutambara, 45 ans, a reçu sa première paye, l'équivalent de 3.200 euros en Angleterre, il a eu l'impression de "gagner à la loterie".

"On ne songe même pas à revenir pour l'instant", lâche l'infirmier. Parti il y a un an, il peut désormais payer sans difficulté la scolarité de ses quatre enfants.

La Grande-Bretagne devrait continuer à embaucher dans les années à venir. Selon un rapport publié en juin par le groupe de réflexion Health Foundation, son système de santé (NIH) est confronté à un manque de personnel de 93.000 salariés. Dont quelque 42% d'infirmières.

S.Rocha--TFWP