The Fort Worth Press - Dominique Pelicot reconnaît être un violeur et demande "pardon" à son ex-femme

USD -
AED 3.672504
AFN 63.000368
ALL 82.776172
AMD 376.396497
ANG 1.790083
AOA 917.000367
ARS 1391.503978
AUD 1.422273
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.687271
BBD 2.010611
BDT 122.494932
BGN 1.709309
BHD 0.377087
BIF 2954.923867
BMD 1
BND 1.276711
BOB 6.898158
BRL 5.313404
BSD 0.998318
BTN 93.32787
BWP 13.612561
BYN 3.028771
BYR 19600
BZD 2.007764
CAD 1.37265
CDF 2275.000362
CHF 0.78844
CLF 0.023504
CLP 928.050396
CNY 6.886404
CNH 6.906095
COP 3669.412932
CRC 466.289954
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.125739
CZK 21.149204
DJF 177.768192
DKK 6.457504
DOP 59.25894
DZD 132.24804
EGP 51.758616
ERN 15
ETB 157.330889
EUR 0.862704
FJD 2.21445
FKP 0.75164
GBP 0.749681
GEL 2.71504
GGP 0.75164
GHS 10.882112
GIP 0.75164
GMD 73.503851
GNF 8750.377432
GTQ 7.646983
GYD 208.85994
HKD 7.83525
HNL 26.423673
HRK 6.511304
HTG 130.966657
HUF 339.680388
IDR 16956.2
ILS 3.109125
IMP 0.75164
INR 94.01055
IQD 1307.768624
IRR 1315625.000352
ISK 124.270386
JEP 0.75164
JMD 156.839063
JOD 0.70904
JPY 159.240385
KES 129.327524
KGS 87.447904
KHR 3989.129966
KMF 427.00035
KPW 899.870128
KRW 1505.310383
KWD 0.30657
KYD 0.831903
KZT 479.946513
LAK 21437.260061
LBP 89404.995039
LKR 311.417849
LRD 182.685589
LSL 16.84053
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.39089
MAD 9.328473
MDL 17.385153
MGA 4162.53289
MKD 53.176897
MMK 2099.940821
MNT 3585.542519
MOP 8.05806
MRU 39.961178
MUR 46.510378
MVR 15.460378
MWK 1731.096062
MXN 17.898204
MYR 3.939039
MZN 63.903729
NAD 16.84053
NGN 1356.250377
NIO 36.733814
NOK 9.569995
NPR 149.324936
NZD 1.712622
OMR 0.384504
PAB 0.998318
PEN 3.451408
PGK 4.309192
PHP 60.150375
PKR 278.721304
PLN 3.69475
PYG 6520.295044
QAR 3.65052
RON 4.401504
RSD 101.324246
RUB 82.822413
RWF 1452.529871
SAR 3.754657
SBD 8.05166
SCR 13.69771
SDG 601.000339
SEK 9.344038
SGD 1.282504
SHP 0.750259
SLE 24.575038
SLL 20969.510825
SOS 570.504249
SRD 37.487504
STD 20697.981008
STN 21.136177
SVC 8.734849
SYP 110.536894
SZL 16.845965
THB 32.908038
TJS 9.588492
TMT 3.51
TND 2.948367
TOP 2.40776
TRY 44.252504
TTD 6.773066
TWD 32.036704
TZS 2595.522581
UAH 43.73308
UGX 3773.454687
UYU 40.227753
UZS 12170.987361
VES 454.69063
VND 26312
VUV 119.352434
WST 2.727514
XAF 565.894837
XAG 0.01471
XAU 0.000222
XCD 2.70255
XCG 1.799163
XDR 0.703792
XOF 565.894837
XPF 102.885735
YER 238.603589
ZAR 17.12748
ZMK 9001.203584
ZMW 19.491869
ZWL 321.999592
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Dominique Pelicot reconnaît être un violeur et demande "pardon" à son ex-femme

Dominique Pelicot reconnaît être un violeur et demande "pardon" à son ex-femme

"Je suis un violeur, comme ceux qui sont dans cette salle", a reconnu mardi Dominique Pelicot, accusé comme des dizaines d'autres hommes de viols sur son ex-femme Gisèle, à qui il a demandé pardon lors de son procès à Avignon.

Taille du texte:

Gisèle Pelicot "ne méritait pas ça", a dit au début d'une longue journée d'interrogatoire le septuagénaire au sujet de son ex-épouse, qu'il est accusé d'avoir droguée pour lui faire subir des viols au domicile familial de Mazan (Vaucluse) durant dix ans (2011-2020).

De retour après près d'une semaine d'absence pour raison de santé, l'accusé principal s'exprimait pour la première fois sur le fond depuis l'ouverture de ce procès emblématique des violences sexuelles et de la soumission chimique devant la cour criminelle de Vaucluse à Avignon le 2 septembre.

Gisèle Pelicot, devenue une icône féministe pour avoir accepté que le procès soit public afin que "la honte change de camp", est restée stoïque à l'audience, avant de redire à la barre qu'elle avait eu une totale confiance dans cet homme qu'elle a "aimé pendant 50 ans".

 

- "Tu mens" -

"Elle était merveilleuse", a-t-il déclaré, pendant que Gisèle le fixait, ajoutant: "Je l’ai bien aimée 40 ans et mal aimée 10 ans (...) J'ai tout gâché, j’ai tout perdu. Je dois payer".

"Il y a une face A et une face B, je ne cache rien, c'est le même homme. Sauf qu'il y (avait) une addiction. J'avais des besoins, j'ai tout mis en balance sans réflexion, comme un imbécile, comme un égoïste, et j'ai honte".

Gisèle Pelicot, qui a reçu le soutien de milliers de manifestants en France le week-end dernier, a elle été chaleureusement applaudie à la suspension d'audience de la mi-journée par plusieurs spectateurs, l'un deux lui offrant un bouquet de fleurs.

L'après-midi, la confrontation a été tendue avec sa fille Caroline. Outre des milliers de photos et vidéos d’agressions sexuelles sur son ex-épouse, des photos de sa fille Caroline et de ses deux-belles filles, prises à leur insu et les montrant pour certaines nues, ont été retrouvées dans son ordinateur.

"Caroline, je ne t'ai jamais touchée, jamais droguée, jamais violée. C'est impossible", a-t-il lancé à sa fille, qui a exposé son choc après l'affaire et ses questionnements dans un livre intitulé "Et j'ai cessé de t'appeler papa".

"Je vais gerber, là", a réagi cette dernière en sortant brièvement de la salle, énervée. Un peu plus tard, elle lui a lancé à deux reprises "tu mens" alors qu'il déclarait ne pas être l'auteur des photographies retrouvées d'elle.

L'accusé est revenu sur sa jeunesse dont il ne retient "que des chocs et traumatismes". Il a affirmé qu'il aurait subi un viol à l'âge de neuf ans, puis, aurait été forcé, à 14 ans, de participer au viol collectif d'une jeune femme handicapée.

"En aucun cas il vient dire +Plaignez-moi, j'ai subi ça, donc fatalement il faut me pardonner de ce que j'ai fait à mon épouse+", a toutefois souligné après l'audience son avocate, Béatrice Zavarro.

- "Tous savaient" -

 

Et il a réaffirmé que les 50 hommes jugés à ses côtés, qu'il avait rencontrés par internet, connaissaient l'état d'inconscience de sa femme: "Ils ne peuvent pas dire le contraire", assurant que "tous savaient". "Je ne les ai pas manipulés, ils sont complices", a-t-il estimé.

Certains de ces hommes âgés de 26 à 74 ans, pompier, infirmier, journaliste, etc. originaires de la région pour la plupart et pour certains en couple, nient les accusations de viols et affirment avoir pensé participer à un jeu sexuel d'un couple libertin.

"Je n'ai forcé personne à venir", a assuré l'accusé principal, expliquant que "la seule question qu’ils posaient c’était +combien c'est?+ Je leur disais qu'il n’y avait pas d’argent" en jeu.

La suite ce procès, prévu jusqu'à la mi-décembre, va justement "éclairer parfaitement (la question) de savoir si oui ou non, ce sont des scènes de sexe ou des scènes de viol", a estimé son avocate, Me Zavarro.

La cour doit mercredi questionner à nouveau Gisèle Pelicot avant de poursuivre sur les faits reprochés à un premier groupe de quatre autres accusés.

T.Dixon--TFWP