The Fort Worth Press - 2024 année décisive pour que le sida cesse d'être une menace de santé publique

USD -
AED 3.672968
AFN 63.493572
ALL 82.78735
AMD 368.501999
ANG 1.790403
AOA 916.999873
ARS 1470.930296
AUD 1.44587
AWG 1.80125
AZN 1.698748
BAM 1.718856
BBD 2.018008
BDT 123.091796
BGN 1.69088
BHD 0.377044
BIF 2985
BMD 1
BND 1.297974
BOB 6.938524
BRL 5.197399
BSD 1.001973
BTN 94.864877
BWP 13.624819
BYN 2.814079
BYR 19600
BZD 2.015116
CAD 1.41982
CDF 2269.000208
CHF 0.809799
CLF 0.023222
CLP 913.970415
CNY 6.7905
CNH 6.79564
COP 3429.51
CRC 454.535468
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.906446
CZK 21.271397
DJF 177.719656
DKK 6.566655
DOP 58.644918
DZD 133.624001
EGP 49.7031
ERN 15
ETB 161.535521
EUR 0.878485
FJD 2.243701
FKP 0.754878
GBP 0.75735
GEL 2.645022
GGP 0.754878
GHS 11.246649
GIP 0.754878
GMD 72.999997
GNF 8779.291769
GTQ 7.644241
GYD 209.623413
HKD 7.84085
HNL 26.807458
HRK 6.620102
HTG 131.00145
HUF 312.591497
IDR 17950
ILS 2.99632
IMP 0.754878
INR 95.10385
IQD 1312.563167
IRR 1375000.000057
ISK 126.500605
JEP 0.754878
JMD 157.717811
JOD 0.709007
JPY 161.526017
KES 129.449825
KGS 87.450086
KHR 4021.248643
KMF 430.999932
KPW 900.00035
KRW 1531.769881
KWD 0.308961
KYD 0.834996
KZT 487.384102
LAK 22188.337654
LBP 89725.095575
LKR 335.228721
LRD 182.352683
LSL 16.522564
LTL 2.952741
LVL 0.60489
LYD 6.429642
MAD 9.377774
MDL 17.639408
MGA 4185.964758
MKD 54.160315
MMK 2099.387374
MNT 3579.000015
MOP 8.091488
MRU 39.79664
MUR 47.959746
MVR 15.459497
MWK 1737.391847
MXN 17.564103
MYR 4.140301
MZN 63.903157
NAD 16.522564
NGN 1369.100992
NIO 36.867777
NOK 9.76327
NPR 151.78296
NZD 1.76437
OMR 0.384486
PAB 1.001977
PEN 3.39166
PGK 4.394272
PHP 61.53983
PKR 278.668893
PLN 3.76034
PYG 6107.983882
QAR 3.652503
RON 4.609897
RSD 103.14101
RUB 74.497602
RWF 1469.343633
SAR 3.755291
SBD 8.065041
SCR 13.385038
SDG 600.497801
SEK 9.739975
SGD 1.296297
SHP 0.746601
SLE 24.749777
SLL 20969.503664
SOS 572.656446
SRD 37.48297
STD 20697.981008
STN 21.530796
SVC 8.767412
SYP 110.532098
SZL 16.517116
THB 33.230093
TJS 9.293141
TMT 3.51
TND 2.965857
TOP 2.40776
TRY 46.469415
TTD 6.803181
TWD 31.689298
TZS 2624.998023
UAH 44.976754
UGX 3667.442985
UYU 40.189832
UZS 12038.49365
VES 616.865275
VND 26325
VUV 118.758526
WST 2.756325
XAF 576.48558
XAG 0.016234
XAU 0.000243
XCD 2.70255
XCG 1.805774
XDR 0.716966
XOF 576.48558
XPF 104.811706
YER 238.650078
ZAR 16.512496
ZMK 9001.19809
ZMW 17.97425
ZWL 321.999592
  • AEX

    -17.3300

    1065.63

    -1.6%

  • BEL20

    7.4200

    5713.05

    +0.13%

  • PX1

    -59.6400

    8340.71

    -0.71%

  • ISEQ

    -156.2900

    13798.29

    -1.12%

  • OSEBX

    -1.7500

    1944.97

    -0.09%

  • PSI20

    -31.1700

    9136.73

    -0.34%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.6600

    4417.44

    +1.86%

  • N150

    -34.2900

    4198.92

    -0.81%

2024 année décisive pour que le sida cesse d'être une menace de santé publique
2024 année décisive pour que le sida cesse d'être une menace de santé publique / Photo: © AFP/Archives

2024 année décisive pour que le sida cesse d'être une menace de santé publique

L'année 2024 et les décisions prises par les responsables politiques détermineront si oui ou non le monde atteindra l'objectif d'éliminer le sida comme menace de santé publique d'ici 2030, a jugé Onusida lundi.

Taille du texte:

Si les chiffres de 2023 montrent globalement un mieux, l'agence de l'ONU rappelle que la pandémie a tué plus de 42 millions de personnes et que ces progrès restent fragiles.

En 2023, un peu moins de 40 millions de personnes vivaient avec le virus du sida, le VIH, révèle le rapport annuel de l'organisation. Environ 1,3 million ont été nouvellement infectées l'année dernière, soit quelque 100.000 de moins qu'un an plus tôt.

C'est 60% de moins que lors du pic de 1995, quand 3,3 millions de personnes avaient attrapé le VIH.

Mais Onusida n'est pas satisfait parce que l'objectif de seulement 330.000 infections en 2025 semble inatteignable.

Le sida tue aussi beaucoup moins : 630.000 morts en 2023, contre 670.000 décès l'année précédente. C'est aussi 69% de moins qu'en 2004 l'année noire de la pandémie.

L'accès à une thérapie antirétrovirale est l'enjeu majeur, parce que très efficace aujourd'hui.

A fin décembre 2023, 30,7 millions de personnes avaient accès à une de ces thérapies, contre seulement 7,7 millions en 2010, mais ce chiffre demeure en deçà de l'objectif 2025 fixé à 34 millions de personnes.

Et surtout presque un quart des personnes infectées par le virus n'ont pas de traitement.

L'Afrique orientale et Australe reste la région la plus touchée : 20,8 millions de personnes y vivent avec le VIH, 450.000 ont été infectées l'année dernière et 260.000 en sont mortes.

- Stigmatisation = infection -

Winnie Byanyima, la directrice exécutive d'Onusida, souligne l'"important déficit de financement qui freine la riposte au VIH dans les pays à revenu faible ou intermédiaire".

Elle l'estime à 9,5 milliards de dollars par an. Vient s'y ajouter le poids de la dette publique qui force de nombreux pays pauvres, à choisir entre le remboursement et les dépenses de santé par exemple.

Elle a aussi appelé à accélérer la distribution d'anti-rétroviraux à longue durée, comme le lenacapavir, qui nécessite seulement deux injections par an. Elle exhorte le laboratoire américain Gilead à en partager sa licence.

Une étude montre que "les fabricants de génériques pourraient produire du lenacapavir, non pas pour 40.000 dollars ou plus par an, mais pour moins de 100 dollars par personne et par an", a souligné Mme Byanyima.

"Une personne meurt encore chaque minute de maladies liées au VIH", rappelle-t-elle.

Enfin la stigmatisation et la discrimination, parfois la criminalisation, dont sont victimes certains groupes de personnes empêchent aussi les progrès parce qu'elles ne peuvent pas se faire aider et se soigner sans danger.

Les chiffres sont éloquents: dans le monde, la prévalence médiane du VIH chez les adultes âgés de 15 à 49 ans était de 0,8%.

La prévalence est de 2,3% chez les jeunes femmes et les filles âgées de 15 à 24 ans en Afrique orientale et australe, elle est de 7,7% chez les gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, de 3% chez les travailleurs et travailleuses du sexe, de 5% chez les consommateurs et consommatrices de drogues injectables, de 9,2% chez les personnes transgenres et de 1,3% chez les personnes en prison.

- Action coordonnée -

Dans un entretien à l'AFP, Mme Byanyima a dénoncé une "action bien coordonnée et bien financée" contre les droits LGBT+, les droits reproductifs et l'égalité des sexes menée par des pays et des groupes socialement conservateurs, comme l'Organisation de la coopération islamique ou des organismes chrétiens américains.

Et si dans certains pays d’Afrique subsaharienne les nouvelles infections ont baissé de plus de moitié et les décès jusqu’à 60% depuis 2010, "nous avons également des régions comme l'Europe de l'Est, l'Asie centrale et l'Amérique latine où les nouvelles infections évoluent dans la mauvaise direction et augmentent", insiste-t-elle.

En Europe de l'Est et Asie centrale, seulement la moitié des personnes infectées par le VIH sont traitées et en Afrique du Nord et Moyen-Orient c'est seulement 49% contre 77% de moyenne mondiale.

"La stigmatisation tue. La solidarité sauve des vies", ont résumé Mme Byanyima et le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Volker Türk dans un communiqué commun.

H.Carroll--TFWP