The Fort Worth Press - Rideau tiré, pharmaciens dans la rue: première grève depuis 10 ans

USD -
AED 3.672496
AFN 64.496617
ALL 81.380528
AMD 369.184597
ANG 1.789884
AOA 918.000327
ARS 1395.488201
AUD 1.386309
AWG 1.8
AZN 1.70203
BAM 1.667512
BBD 2.020641
BDT 123.098172
BGN 1.668102
BHD 0.378875
BIF 2985.894118
BMD 1
BND 1.270084
BOB 6.932419
BRL 4.946201
BSD 1.003253
BTN 94.565375
BWP 13.432689
BYN 2.835207
BYR 19600
BZD 2.017742
CAD 1.36581
CDF 2315.999502
CHF 0.780625
CLF 0.022638
CLP 890.969596
CNY 6.80505
CNH 6.803855
COP 3738.9
CRC 460.209132
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.012576
CZK 20.723898
DJF 178.651968
DKK 6.370905
DOP 59.661791
DZD 132.258133
EGP 52.712396
ERN 15
ETB 156.643406
EUR 0.85259
FJD 2.18875
FKP 0.735472
GBP 0.73755
GEL 2.680248
GGP 0.735472
GHS 11.286699
GIP 0.735472
GMD 72.999969
GNF 8804.55958
GTQ 7.660794
GYD 209.901226
HKD 7.829651
HNL 26.670759
HRK 6.424603
HTG 131.399121
HUF 304.353978
IDR 17371.35
ILS 2.901355
IMP 0.735472
INR 94.47105
IQD 1314.280599
IRR 1312900.000305
ISK 122.609659
JEP 0.735472
JMD 158.020607
JOD 0.709012
JPY 156.868502
KES 129.520072
KGS 87.420498
KHR 4024.093407
KMF 419.000015
KPW 900.010907
KRW 1464.159593
KWD 0.30794
KYD 0.836058
KZT 464.61503
LAK 22016.463537
LBP 89533.723815
LKR 323.055346
LRD 184.10709
LSL 16.368643
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.345837
MAD 9.195197
MDL 17.26071
MGA 4165.565455
MKD 52.573899
MMK 2099.841446
MNT 3580.445259
MOP 8.092183
MRU 40.138456
MUR 46.719756
MVR 15.455033
MWK 1739.54559
MXN 17.286698
MYR 3.919501
MZN 63.90327
NAD 16.368783
NGN 1361.540088
NIO 36.917043
NOK 9.31466
NPR 151.292686
NZD 1.68357
OMR 0.384497
PAB 1.003253
PEN 3.475021
PGK 4.365952
PHP 60.4675
PKR 279.534225
PLN 3.607285
PYG 6140.362095
QAR 3.656974
RON 4.487598
RSD 100.093366
RUB 74.649376
RWF 1470.817685
SAR 3.780174
SBD 8.032258
SCR 13.849702
SDG 600.497004
SEK 9.28163
SGD 1.26895
SHP 0.746601
SLE 24.594926
SLL 20969.496166
SOS 573.372496
SRD 37.430981
STD 20697.981008
STN 20.887684
SVC 8.778354
SYP 110.548305
SZL 16.363923
THB 32.249549
TJS 9.375794
TMT 3.51
TND 2.910164
TOP 2.40776
TRY 45.327202
TTD 6.786684
TWD 31.402493
TZS 2600.894021
UAH 43.928641
UGX 3752.28603
UYU 40.11647
UZS 12157.202113
VES 496.20906
VND 26311
VUV 118.093701
WST 2.711513
XAF 559.236967
XAG 0.012534
XAU 0.000212
XCD 2.70255
XCG 1.808106
XDR 0.695511
XOF 559.267959
XPF 101.680898
YER 238.598502
ZAR 16.4476
ZMK 9001.202587
ZMW 19.111685
ZWL 321.999592
  • AEX

    -12.0700

    1019.42

    -1.17%

  • BEL20

    -85.5500

    5469.75

    -1.54%

  • PX1

    -97.1000

    8202.08

    -1.17%

  • ISEQ

    6.4700

    12943.75

    +0.05%

  • OSEBX

    -22.2200

    1979.14

    -1.11%

  • PSI20

    -132.5200

    9134.3

    -1.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.2800

    3998.61

    -2.16%

  • N150

    -54.0100

    4199.02

    -1.27%

Rideau tiré, pharmaciens dans la rue: première grève depuis 10 ans
Rideau tiré, pharmaciens dans la rue: première grève depuis 10 ans / Photo: © AFP

Rideau tiré, pharmaciens dans la rue: première grève depuis 10 ans

Des pharmacies avec le rideau baissé, partout en France, et des pharmaciens dans la rue. Les raisons de cette première grève de la profession depuis dix ans? Pénuries de médicaments, fermetures d'officines, rémunération et craintes d'un assouplissement des règles de la vente en ligne.

Taille du texte:

"Il y a un mois, une pharmacie a encore fermé à Limoges. On atteint un point de non-retour, la situation de la profession est tout simplement dramatique", assure Marion Lemaire, coprésidente du syndicat des pharmaciens de la Haute-Vienne, qui a défilé avec quelque 400 personnes, à Limoges.

Isabelle Pailler exerce à Bellac (Haute-Vienne) depuis 30 ans. Elle raconte à l'AFP perdre "une énergie folle chaque jour à tenter de trouver des médicaments" qui font défaut.

"On doit interrompre le traitement de diabétiques parce qu’il nous manque un injectable, le Trulicity. On passe une heure trente à deux heures par jour, avec mon équipe, à appeler les médecins, le CHU, les laboratoires!"

Les cortèges de la matinée, dans plusieurs villes en région, ont rassemblé quelque 13.000 personnes, selon l'Union de syndicats de pharmaciens d’officine (Uspo).

Le mouvement rassemble tous les représentants de la profession: syndicats, groupements de pharmaciens, étudiants. La grève n'est pas habituelle dans ce secteur, la dernière d'ampleur remontant à dix ans.

Les syndicats estiment que 90% des pharmacies ont baissé le rideau, voire 100% dans plusieurs villes en province.

Jérôme Koenig, directeur général de l'Uspo, souligne "une volonté de marquer le coup, comme en 2014".

"Après les déserts médicaux, les déserts pharmaceutiques?" s'interroge ce syndicat. La profession estime que la France a perdu près de 2.000 officines en dix ans — elles sont actuellement 20.000 sur le territoire.

"L'inquiétude principale, c'est la disparition des pharmacies", fragilisées économiquement à la campagne et parfois en ville, indique à l'AFP Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).

- Des pharmacies réquisitionnées -

Des pharmacies ont été réquisitionnées par décision préfectorale pour assurer la permanence pharmaceutique obligatoire. La plupart des officines ont prévenu leur clientèle par courriels, écrans ou affiches collées dans les vitrines.

Les syndicats réclament une revalorisation de la rémunération dès 2025, faisant valoir l'inflation qui pèse sur les charges. Les dernières propositions de l'Assurance maladie, dans le cadre des négociations conventionnelles entamées fin 2023, sont jugées "insuffisantes". Les représentants des pharmaciens seront convoqués le 5 juin pour une "réunion conclusive" avec l'Assurance maladie, selon M. Besset.

Outre l'aspect financier, les pharmaciens veulent mettre l'accent sur les pénuries de médicaments, la fragilisation économique des officines rurales et la réforme du troisième cycle des études de pharmacie qui tarde à aboutir.

 

"Tous les éléments sont là pour tuer le réseau" d'officines — qui emploient 130.000 personnes au total —, alerte Pierre-Olivier Variot, président de l'Uspo.

"Il faut raison garder", a déclaré de son côté à l'AFP le député Renaissance Marc Ferracci. Il y a bien "une réflexion pour savoir s'il est pertinent ou non d'assouplir" les règles de vente en ligne des médicaments sans ordonnance, confirme-t-il, mais sans "remettre en question le principe du monopole" des officines.

Plusieurs syndicats de pharmaciens refusent catégoriquement "les stocks déportés" à un endroit autre que l'officine. Ils craignent de voir le géant de la vente en ligne américain Amazon débarquer un jour sur ce terrain.

"Il ne s'agit pas d'ouvrir quoi que ce soit à la grande distribution ni de mettre des médicaments sur Amazon. Cela n'a aucun sens", assure M. Ferracci, qui veut mettre fin aux "spéculations" qui ont animé la presse spécialisée ces dernières semaines.

G.George--TFWP