The Fort Worth Press - A Bruxelles, Lucie Durocher, fille d'agriculteur chasseuse de fonds

USD -
AED 3.672496
AFN 64.496617
ALL 81.380528
AMD 369.184597
ANG 1.789884
AOA 918.000327
ARS 1395.488201
AUD 1.386309
AWG 1.8
AZN 1.70203
BAM 1.667512
BBD 2.020641
BDT 123.098172
BGN 1.668102
BHD 0.378875
BIF 2985.894118
BMD 1
BND 1.270084
BOB 6.932419
BRL 4.946201
BSD 1.003253
BTN 94.565375
BWP 13.432689
BYN 2.835207
BYR 19600
BZD 2.017742
CAD 1.36581
CDF 2315.999502
CHF 0.780625
CLF 0.022638
CLP 890.969596
CNY 6.80505
CNH 6.803855
COP 3738.9
CRC 460.209132
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.012576
CZK 20.723898
DJF 178.651968
DKK 6.370905
DOP 59.661791
DZD 132.258133
EGP 52.712396
ERN 15
ETB 156.643406
EUR 0.85259
FJD 2.18875
FKP 0.735472
GBP 0.73755
GEL 2.680248
GGP 0.735472
GHS 11.286699
GIP 0.735472
GMD 72.999969
GNF 8804.55958
GTQ 7.660794
GYD 209.901226
HKD 7.829651
HNL 26.670759
HRK 6.424603
HTG 131.399121
HUF 304.353978
IDR 17371.35
ILS 2.901355
IMP 0.735472
INR 94.47105
IQD 1314.280599
IRR 1312900.000305
ISK 122.609659
JEP 0.735472
JMD 158.020607
JOD 0.709012
JPY 156.868502
KES 129.520072
KGS 87.420498
KHR 4024.093407
KMF 419.000015
KPW 900.010907
KRW 1464.159593
KWD 0.30794
KYD 0.836058
KZT 464.61503
LAK 22016.463537
LBP 89533.723815
LKR 323.055346
LRD 184.10709
LSL 16.368643
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.345837
MAD 9.195197
MDL 17.26071
MGA 4165.565455
MKD 52.573899
MMK 2099.841446
MNT 3580.445259
MOP 8.092183
MRU 40.138456
MUR 46.719756
MVR 15.455033
MWK 1739.54559
MXN 17.286698
MYR 3.919501
MZN 63.90327
NAD 16.368783
NGN 1361.540088
NIO 36.917043
NOK 9.31466
NPR 151.292686
NZD 1.68357
OMR 0.384497
PAB 1.003253
PEN 3.475021
PGK 4.365952
PHP 60.4675
PKR 279.534225
PLN 3.607285
PYG 6140.362095
QAR 3.656974
RON 4.487598
RSD 100.093366
RUB 74.649376
RWF 1470.817685
SAR 3.780174
SBD 8.032258
SCR 13.849702
SDG 600.497004
SEK 9.28163
SGD 1.26895
SHP 0.746601
SLE 24.594926
SLL 20969.496166
SOS 573.372496
SRD 37.430981
STD 20697.981008
STN 20.887684
SVC 8.778354
SYP 110.548305
SZL 16.363923
THB 32.249549
TJS 9.375794
TMT 3.51
TND 2.910164
TOP 2.40776
TRY 45.327202
TTD 6.786684
TWD 31.402493
TZS 2600.894021
UAH 43.928641
UGX 3752.28603
UYU 40.11647
UZS 12157.202113
VES 496.20906
VND 26311
VUV 118.093701
WST 2.711513
XAF 559.236967
XAG 0.012534
XAU 0.000212
XCD 2.70255
XCG 1.808106
XDR 0.695511
XOF 559.267959
XPF 101.680898
YER 238.598502
ZAR 16.4476
ZMK 9001.202587
ZMW 19.111685
ZWL 321.999592
  • AEX

    -12.0700

    1019.42

    -1.17%

  • BEL20

    -85.5500

    5469.75

    -1.54%

  • PX1

    -97.1000

    8202.08

    -1.17%

  • ISEQ

    6.4700

    12943.75

    +0.05%

  • OSEBX

    -22.2200

    1979.14

    -1.11%

  • PSI20

    -132.5200

    9134.3

    -1.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.2800

    3998.61

    -2.16%

  • N150

    -54.0100

    4199.02

    -1.27%

A Bruxelles, Lucie Durocher, fille d'agriculteur chasseuse de fonds
A Bruxelles, Lucie Durocher, fille d'agriculteur chasseuse de fonds / Photo: © AFP

A Bruxelles, Lucie Durocher, fille d'agriculteur chasseuse de fonds

Fille d'un agriculteur et d'une comptable, quadrilingue, Lucie Durocher incarne le visage de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le coeur bruxellois de l'Europe. Son rôle? Chasser les fonds permettant à des étudiants-infirmiers une expérience à l'étranger ou à l'économie locale de se développer.

Taille du texte:

A l'approche des élections européennes, du 6 au 9 juin selon les pays, cette Française de 34 ans, qui maîtrise l'anglais, l'espagnol et l'italien et commence à étudier le néerlandais, aimerait que ses concitoyens réalisent à quel point l'Union européenne (UE) "apporte des choses positives dans le quotidien".

Elle est peut-être une des mieux placées pour en attester, elle qui contribue comme cheffe de la délégation Provence-Alpes Côte d'Azur à Bruxelles à aider universités, entreprises, étudiants ou communes à obtenir de l'argent européen pour réaliser rêves et projets.

Sur le papier rien ne la prédestinait à oeuvrer au côté d'Européens de 27 pays. "Mon père avait une exploitation laitière et ma mère était comptable dans une agence de voyage", à Combourtillé, village breton de 600 habitants, "un univers assez différent de celui que je côtoie aujourd'hui".

Mais dans la famille, les grands-parents voient l'Europe positivement et les parents suivent l'actualité, sensibles à la situation dans d'autres pays.

Son premier souvenir d'Europe, "c'est peut-être bateau, mais c'est le programme Erasmus" qui permet à des milliers d'étudiants de passer un semestre ou une année dans un autre pays européen.

En Espagne, elle rencontre des gens "de tout un tas de nationalités, le côté magique d'Erasmus", dont un Italien qui sera son compagnon plusieurs années.

- Parler l'Européen -

Diplômée d'un master en affaires européennes à l'école de Sciences politiques de Rennes, elle travaille sur des dossiers européens pour le Centre national de recherche scientifique (CNRS) français, avant de rejoindre la délégation Provence-Alpes-Côte d'Azur à Bruxelles.

Le président de cette région de cinq millions d'habitants, Renaud Muselier, qui rappelle que "l'Europe a apporté la paix sur un continent où l'on s'est massacré durant des décennies", a toujours affiché sa volonté d'attirer un maximum d'argent de l'UE sur son territoire.

"Je ne parle pas l'Européen alors je m'entoure d'experts", s'amuse-t-il.

Lucie Durocher et son équipe - cinq chargés de mission au total - repèrent règlements et directives en discussion et alertent en cas de conséquence négative pour la région afin que des modifications puissent être apportées.

Quand des producteurs de lavande de Provence se sont inquiétés de voir leurs huiles essentielles pénalisées par une nouvelle règlementation, ils ont ainsi relayé leurs préoccupations. Un amendement a permis de résoudre le problème.

Ils mènent aussi une chasse aux fonds mis à disposition via des appels à projets ouverts aux 242 régions européennes. Ce "sont des entrées financières très importantes", par exemple 130 millions d'euros déjà au bénéfice d'universités de la région pour la recherche et l'innovation avec le programme Horizon Europe, souligne-t-elle.

Elle aide aussi associations, entreprises ou mairies "à comprendre les attentes de la Commission européenne. On a un rôle de traducteur, de facilitateur" pour le montage des dossiers, souvent complexes, explique-t-elle.

Et s'enorgueillit d'avoir défendu un projet régional qui permet aujourd'hui à des étudiants-infirmiers de bénéficier d'une bourse pour une expérience à l'étranger.

- Connaître et comprendre -

Sophie Gottardi, étudiante à l'Institut des soins infirmiers (Ifsi) de Martigues, petite ville à l'ouest de Marseille, a effectué un stage de deux mois en Belgique dans un service accueillant des adolescents atteints de troubles psychiatriques.

"J'ai pu devenir beaucoup plus autonome", avoir "une ouverture sur le monde. Ca aide aussi à gagner confiance en soi parce qu'on développe des ressources que parfois on n'imagine pas", raconte-t-elle à l'AFP.

"Sans la bourse, je n'aurais pas pu partir", poursuit-elle, avouant n'avoir jamais réalisé que derrière cette opportunité se cachent des personnes, comme Lucie, occupées à traquer fonds et projets.

Lucie et ses collègues ne sont pas qu'en concurrence avec les autres pays. Ils montent aussi des partenariats, par exemple pour travailler sur des solutions améliorant la sécurité des gares avec les Pays-Bas, l'Espagne, la Grèce, la Pologne....

Si elle retient une chose de son travail en Europe, c'est "l'écoute". "On doit apprendre à se connaître, faire un pas de côté pour se comprendre" entre gens de cultures et d'environnements différents et "construire quelque chose ensemble".

D.Johnson--TFWP