The Fort Worth Press - Ukraine, covid, Brexit: les agriculteurs britanniques assaillis de difficultés

USD -
AED 3.673104
AFN 63.000368
ALL 83.025041
AMD 377.503986
ANG 1.790083
AOA 917.000367
ARS 1380.698704
AUD 1.418038
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.689727
BBD 2.01353
BDT 122.670076
BGN 1.709309
BHD 0.374681
BIF 2970
BMD 1
BND 1.278587
BOB 6.90829
BRL 5.314104
BSD 0.999767
BTN 93.464137
BWP 13.632554
BYN 3.033193
BYR 19600
BZD 2.010678
CAD 1.37185
CDF 2275.000362
CHF 0.788304
CLF 0.023504
CLP 928.050396
CNY 6.886404
CNH 6.906095
COP 3712.59
CRC 466.966746
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.850394
CZK 21.14904
DJF 177.720393
DKK 6.457904
DOP 59.000359
DZD 132.021187
EGP 51.834636
ERN 15
ETB 157.150392
EUR 0.864104
FJD 2.21445
FKP 0.749058
GBP 0.749457
GEL 2.71504
GGP 0.749058
GHS 10.90504
GIP 0.749058
GMD 73.503851
GNF 8777.503848
GTQ 7.658082
GYD 209.166703
HKD 7.83185
HNL 26.560388
HRK 6.513504
HTG 131.155614
HUF 339.750388
IDR 16960
ILS 3.109125
IMP 0.749058
INR 93.85395
IQD 1310
IRR 1315625.000352
ISK 124.270386
JEP 0.749058
JMD 157.066706
JOD 0.70904
JPY 159.235504
KES 129.603801
KGS 87.447904
KHR 4010.00035
KMF 427.00035
KPW 899.950845
KRW 1505.910383
KWD 0.306604
KYD 0.833125
KZT 480.643127
LAK 21485.000349
LBP 89550.000349
LKR 311.869854
LRD 183.375039
LSL 17.010381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.380381
MAD 9.360504
MDL 17.410687
MGA 4170.000347
MKD 53.326817
MMK 2099.773051
MNT 3569.674815
MOP 8.069756
MRU 40.130379
MUR 46.503741
MVR 15.460378
MWK 1737.000345
MXN 17.898704
MYR 3.939039
MZN 63.903729
NAD 16.830377
NGN 1356.250377
NIO 36.720377
NOK 9.569995
NPR 149.542319
NZD 1.713209
OMR 0.381586
PAB 0.999784
PEN 3.479039
PGK 4.31175
PHP 59.973038
PKR 279.203701
PLN 3.69455
PYG 6529.758871
QAR 3.644504
RON 4.401504
RSD 101.699038
RUB 82.944058
RWF 1459
SAR 3.755057
SBD 8.05166
SCR 14.367754
SDG 601.000339
SEK 9.343304
SGD 1.282404
SHP 0.750259
SLE 24.575038
SLL 20969.510825
SOS 571.503662
SRD 37.487504
STD 20697.981008
STN 21.515
SVC 8.747565
SYP 110.76532
SZL 16.830369
THB 32.803646
TJS 9.602575
TMT 3.51
TND 2.909038
TOP 2.40776
TRY 44.280904
TTD 6.782897
TWD 32.000335
TZS 2586.664038
UAH 43.796556
UGX 3778.931635
UYU 40.286315
UZS 12195.000334
VES 454.69063
VND 26312
VUV 119.036336
WST 2.744165
XAF 566.725992
XAG 0.014693
XAU 0.000222
XCD 2.70255
XCG 1.801775
XDR 0.705856
XOF 570.503593
XPF 103.550363
YER 238.603589
ZAR 17.127504
ZMK 9001.203584
ZMW 19.520498
ZWL 321.999592
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Ukraine, covid, Brexit: les agriculteurs britanniques assaillis de difficultés
Ukraine, covid, Brexit: les agriculteurs britanniques assaillis de difficultés

Ukraine, covid, Brexit: les agriculteurs britanniques assaillis de difficultés

"Ce qui nous inquiète, c'est tous les problèmes qui nous assaillent d'un coup", lâche David Exwood, le propriétaire de la ferme Westons, au sud de l'Angleterre, pendant que ses vaches broutent paisiblement dans leur mangeoire, sans se soucier du Brexit, de la guerre en Ukraine ou de la pandémie.

Taille du texte:

"Il y a le prix plus élevé des engrais et du carburant, une pénurie de travailleurs et maintenant des changements de réglementation", se lamente l'agriculteur, également vice-président du syndicat sectoriel NFU.

Le secteur agricole, comme beaucoup d'autres au Royaume-Uni, est confronté à une flambée mondiale des coûts de l'énergie, en raison notamment de la reprise économique post-pandémie.

Elle s'est largement aggravée depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, qui menace l'approvisionnement d'hydrocarbures en Europe.

Le conflit a également engendré une envolée des prix des engrais, dont la Russie est un important producteur.

La Westons Farm, nichée dans le joli village d'Itchingfield, utilise depuis longtemps les excréments de son bétail, de ses volailles, de ses cochons et de ses moutons pour fertiliser ses cultures de carottes, citrouilles, épinards et blé.

Mais le prix des engrais au Royaume-Uni a presque quadruplé en un an et l'exploitation agricole dépend de plus en plus de ces déjections animales pour nourrir ses champs en nitrates.

Les engrais manquaient déjà après la poussée des prix du gaz à des records historiques cet automne, qui a forcé le principal fabricant du pays, CF Fertilisers, à des interruptions de production.

- Pénuries de travailleurs -

A cela s'ajoutent les pénuries de travailleurs agricoles, car le secteur dépend largement de saisonniers étrangers rentrés en partie chez eux avec la pandémie et dont le retour au Royaume-Uni est compliqué par le Brexit. Avec la guerre en Ukraine, les travailleurs ukrainiens aussi restent chez eux pour combattre.

Il y avait déjà un demi-million d'offres d'emplois non pourvues dans le secteur en septembre, d'après la NFU.

"Le manque de main d’œuvre fait que des cultures n'ont pas pu être récoltées et pourrissent dans les champs", déplore Jack Ward, directeur général de l'Association des agriculteurs britanniques.

L'organisme représentant la boucherie (British Meat Packing Association) fait face aux mêmes difficultés: "notre principale inquiétude est le manque d'ouvriers pour préparer la viande", a-t-il fait valoir.

Des milliers de porcs ont déjà été abattus et incinérés à cause d'une pénurie de bouchers dans les abattoirs: un vaste gâchis alimentaire, estime Andrew Ward, qui cultive du blé à Leadenham, au centre de l'Angleterre.

"Nous avons des éleveurs porcins qui font faillite mais on importe de la viande de porc dont le prix a bondi de 20% sur les six derniers mois (pour répondre à la demande) et le gouvernement ne fait rien", critique-t-il.

- Oiseaux et abeilles -

Parallèlement, le déploiement du programme d'aides britannique destiné à remplacer les subventions agricoles européennes (Environmental Land Management Scheme ou ELMS) bouleverse l'équilibre financier des exploitations agricoles car il privilégie des critères très différents, et notamment l'entretien des terres et la biodiversité plus que des quotas de production.

"Tout ce qui les intéresse ce sont les oiseaux, les abeilles, les arbres (...) mais on ne peut pas devenir verts si nos comptes sont dans le rouge", s'insurge Andrew Ward.

Depuis le Brexit, le gouvernement du conservateur Boris Johnson a passé des accords de libre-échange avec plusieurs pays, notamment l'Australie.

Les éleveurs britanniques s'inquiètent de voir leur production de bœuf ou d'agneau défavorisée par rapport à celle de leurs rivaux australiens souvent moins chère, affirmant qu'ils ne sont pas tenus de respecter des normes sanitaires ou environnementales aussi strictes.

A la ferme de Westons, l'humeur est morose face à ce faisceau de défis: "je n'ai jamais connu les agriculteurs aussi effrayés de l'avenir", conclut M. Exwood.

K.Ibarra--TFWP