The Fort Worth Press - New Delhi mise sur l'ensemencement des nuages pour dissiper la pollution

USD -
AED 3.672498
AFN 63.492708
ALL 79.98113
AMD 363.606184
ANG 1.790365
AOA 916.999577
ARS 1514.252499
AUD 1.407856
AWG 1.80125
AZN 1.705219
BAM 1.708652
BBD 2.017569
BDT 123.016306
BGN 1.683441
BHD 0.377675
BIF 3009.693046
BMD 1
BND 1.276826
BOB 11.019233
BRL 5.101899
BSD 1.001708
BTN 95.700376
BWP 13.566652
BYN 3.034653
BYR 19600
BZD 2.014686
CAD 1.40835
CDF 2310.99984
CHF 0.821698
CLF 0.02399
CLP 947.250497
CNY 6.699804
CNH 6.70493
COP 3210.67
CRC 446.954706
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.331177
CZK 21.295501
DJF 178.387186
DKK 6.5384
DOP 59.555583
DZD 133.922231
EGP 51.634505
ERN 15
ETB 162.001494
EUR 0.87463
FJD 2.237198
FKP 0.747949
GBP 0.75055
GEL 2.594971
GGP 0.747949
GHS 11.580111
GIP 0.747949
GMD 73.498502
GNF 8806.300698
GTQ 7.644358
GYD 209.516571
HKD 7.843615
HNL 26.88956
HRK 6.589897
HTG 130.923832
HUF 316.840498
IDR 17822
ILS 3.0146
IMP 0.747949
INR 95.568701
IQD 1312.284595
IRR 1374649.999702
ISK 121.050291
JEP 0.747949
JMD 157.979111
JOD 0.70902
JPY 157.632044
KES 129.469932
KGS 87.450136
KHR 4064.177664
KMF 430.000147
KPW 900.000318
KRW 1351.519862
KWD 0.30862
KYD 0.834757
KZT 447.981689
LAK 22440.145198
LBP 89704.93035
LKR 329.691738
LRD 173.304154
LSL 16.249055
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.385386
MAD 9.56663
MDL 17.615068
MGA 4387.386482
MKD 53.750759
MMK 2099.019807
MNT 3596.806502
MOP 8.092553
MRU 40.109729
MUR 47.659371
MVR 15.460027
MWK 1737.04511
MXN 17.33187
MYR 4.071026
MZN 63.90247
NAD 16.249055
NGN 1323.810016
NIO 36.867648
NOK 9.457202
NPR 153.119089
NZD 1.75286
OMR 0.3845
PAB 1.001717
PEN 3.384019
PGK 4.462558
PHP 62.574055
PKR 277.60441
PLN 3.803905
PYG 5960.800073
QAR 3.641478
RON 4.615104
RSD 102.678991
RUB 84.250071
RWF 1478.537014
SAR 3.755768
SBD 8.026013
SCR 13.925362
SDG 601.501353
SEK 9.852655
SGD 1.27584
SHP 0.74758
SLE 24.649562
SLL 20969.491881
SOS 572.491908
SRD 37.740226
STD 20697.981008
STN 21.40439
SVC 8.765163
SYP 13002.000254
SZL 16.244338
THB 33.193005
TJS 9.241024
TMT 3.5
TND 2.952007
TOP 2.40776
TRY 48.842401
TTD 6.806477
TWD 31.722797
TZS 2644.998037
UAH 44.878718
UGX 3906.922294
UYU 40.222429
UZS 11835.110449
VES 851.341295
VND 26006.5
VUV 118.301728
WST 2.751033
XAF 573.719708
XAG 0.015023
XAU 0.000231
XCD 2.70255
XCG 1.805363
XDR 0.707052
XOF 573.719708
XPF 104.189509
YER 236.549716
ZAR 16.19445
ZMK 9001.197922
ZMW 19.509105
ZWL 321.999592
SSP 5712.529845
MXV 1.964453
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

New Delhi mise sur l'ensemencement des nuages pour dissiper la pollution
New Delhi mise sur l'ensemencement des nuages pour dissiper la pollution / Photo: © AFP

New Delhi mise sur l'ensemencement des nuages pour dissiper la pollution

New Delhi veut ensemencer des nuages pour faire pleuvoir et chasser le brouillard toxique qui l'étouffe chaque automne, une technique controversée qui, selon des défenseurs de l'environnement, ne s'attaque pas aux causes profondes du problème.

Taille du texte:

L'idée des autorités locales est de pulvériser du sel commun ou un mélange de sels dans les nuages afin de déclencher une condensation sous forme de pluie.

"Même une pluie très modeste est efficace pour réduire la pollution", indique Sachchida Nand Tripathi, professeur d'ingénierie énergétique durable à l'Institut indien de technologie (IIT) de Kanpur (Nord), à l'origine du projet.

La mégalopole de 30 millions d'habitants est régulièrement classée capitale la plus polluée au monde, avec des taux de PM2,5 –-microparticules qui pénètrent le système sanguin par les poumons-– régulièrement plus de 30 fois supérieurs aux plafonds de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Or respirer un air toxique a des conséquences catastrophiques sur la santé. Selon l'OMS, une exposition prolongée peut déclencher des accidents vasculaires cérébraux, des maladies cardiaques, le cancer du poumon et des maladies respiratoires.

Un habitant de New Delhi perd ainsi en moyenne 12 ans de vie à cause de la pollution de l'air, selon une étude publiée en août par l'Institut de politique énergétique de l'Université de Chicago.

Les autorités ont dû temporairement fermer des écoles de la capitale, interdire les chantiers de construction et bannir les véhicules diesel lors de récents pics de pollution.

- Dépense inutile? -

Mais devant le peu d'effet de ces mesures, le gouvernement a demandé à l'Institut de technologie de Kanpur de se préparer à ensemencer des nuages, par avion ou à l'aide de canons.

Selon M. Tripathi, cette technique est efficace et "n'a montré aucun effet négatif partout où elle a été essayée".

Mais le prix élevé et les doutes sur l'efficacité de la méthode font tiquer les observateurs.

Si le coût exact n'a pas été rendu public, les médias indiens évoquent la somme de 10 millions de roupies (environ 120.000 dollars ou 110.000 euros) pour une surface de 100 kilomètres carrés.

Pour l'experte environnementale Bhavreen Kandhari, il s'agit d'une "approche inefficace" face à la pollution. "On risque de dépenser inutilement des fonds publics et de perdre un temps précieux", a-t-elle déclaré à l'AFP.

La pollution de New Delhi est causée par un mélange d'émissions d'usines et de véhicules, exacerbé par les feux saisonniers provoqués par les agriculteurs des régions environnantes.

Le phénomène s'aggrave encore automne et en hiver, quand l'air plus froid emprisonne la pollution. Il est alors conseillé aux habitants de la capitale de porter constamment des masques à l'extérieur.

- "Répit éphémère" -

L'Inde n'est pas la première à avoir recours à cette technique.

La Chine dépense régulièrement des milliards de dollars pour tenter de modifier les conditions météo afin de protéger des régions agricoles ou d'améliorer la qualité de l'air avant de grands événements.

Des scientifiques de l'Ouest de l'Inde l'ont également testée avec succès, obtenant une augmentation des précipitations de 20%, affirme M. Tripathi.

Mais Sunil Dahiya, analyste du Centre pour la recherche sur l'énergie et la pureté de l'air (CREA), estime que la pluie artificielle n'est pas une "solution définitive" à la pollution.

"Le répit est éphémère, car dès que les pluies s'arrêtent, des masses d'air polluées arrivent, ramenant rapidement la qualité de l'air à des niveaux dangereux". Les émissions doivent être réduites à la source "pour des améliorations durables et significatives de la qualité de l'air", insiste l'expert.

Pour le professeur Tripathi, l'ensemencement des nuages "vaut la peine d'être essayé", d'autant que d'autres mesures ont échoué.

New Delhi avait tenté une autre expérience il y a deux ans : une "tour de smog", un ventilateur géant censé aspirer et nettoyer l'air. Mais cette structure de quelque deux millions de dollars (1,8 million d'euros) n'agissait que sur un rayon limité à 50 mètres et elle a été abandonnée.

P.Grant--TFWP